Le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa

Musée des beaux-arts: l'AFPC craint un lock-out en décembre

Les 175 employés membres de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) du Musée des beaux-arts à Ottawa craignent un lock-out, en décembre, juste avant la période des Fêtes.
Selon Larry Rousseau, vice-président exécutif de l'AFPC pour la région de la capitale nationale, le musée a demandé - puis annulé - deux semaines de négociations en septembre, préférant avoir recours à la conciliation, un processus qui pourrait mener au lock-out en vertu du Code canadien du travail.
Le syndicat indique avoir demandé au musée d'accepter de prolonger le processus de conciliation, afin d'éviter le lock-out et de conclure une entente négociée, mais la demande a été refusée. «Nous sommes résolus à négocier une bonne convention collective avec le Musée des beaux-arts. Mais on peut douter de la volonté du Musée à négocier, puisqu'il refuse de prolonger le processus de conciliation», a indiqué M. Rousseau.
L'AFPC a rappelé qu'en vertu du Code canadien du travail, la direction du musée pourrait ainsi mettre les employés en lock-out dès le 10 décembre.
Les augmentations salariales, l'indemnité de départ et la protection du travail des membres sont les points en litige dans cette négociation.
La direction du musée a réagi aux déclarations des dirigeants de l'AFPC en assurant que le recours au lock-out n'est pas envisagé. «Ça ne fait pas partie de nos plans. Ce point de vue a été clairement communiqué aux représentants syndicaux et continue d'inspirer notre approche à la table de négociation», a indiqué Yves St-Onge, le chef des communications stratégiques du Musée des beaux-arts du Canada.
La direction du Musée souligne que les négociations sous conciliation se poursuivent, la prochaine rencontre étant prévue pour le 5 novembre.
«Le Musée espère que la contribution du conciliateur nous rapprochera de la conclusion d'une entente négociée», a indiqué M. St-Onge.