Chaque ministère fédéral doit prendre une décision quant à la préservation, à l'achat et à l'entretien des plantes vertes dans leur milieu.

Les plantes vertes victimes du gel budgétaire fédéral

Le gel budgétaire imposé par le gouvernement Harper risque de faire de nouvelles victimes et, surtout, de changer le décor dans la plupart des immeubles fédéraux du pays. Certains ministères s'apprêteraient à vendre leurs plantes aux enchères dans le but de réduire les coûts d'entretien.
La majorité des édifices fédéraux sont gérés par l'entremise des fournisseurs de services immobiliers de Travaux publics et services gouvernements du Canada (TPSGC), lesquels sont entre autres chargés de superviser l'entretien des plantes.
À compter de 2015, les ministères fédéraux se verront confier la gestion de leurs propres plantes vertes, mesure qui, croit le gouvernement Harper, devrait permettre d'économiser 2 millions $ par année.
«En 2012, on a informé l'ensemble des ministères de leurs responsabilités à l'égard des nouveaux contrats visant les plantes. En 2013, ces derniers ont été mis au courant du transfert des responsabilités à l'égard des plantes et des jardinières existantes, ainsi que des coûts d'entretien et de la prise en charge cette responsabilité d'ici avril 2015. Chacun des ministères fédéraux doit prendre une décision quant à la préservation, à l'achat et à l'entretien des plantes tropicales dans leur milieu de travail», a indiqué Sébastien Bois, porte-parole du ministère des Travaux publics et services gouvernementaux.
Lors du dernier budget fédéral, le ministre Flaherty a annoncé un nouveau gel budgétaire de deux ans pour tous les ministères fédéraux. Le gel des budgets de fonctionnement doit permettre des économies d'environ 550 millions $ en 2014-2015, et de 1,1 milliard $ en 2015-2016. Or, pour plusieurs ministères, les dépenses liées à l'achat et l'entretien des plantes vertes sont devenues  difficiles à justifier au moment où ils doivent abolir des postes et laisser partir des employés.
Des plantes à l'encan
Certains ministères auraient déjà décidé de se débarrasser des plantes vertes en les vendant aux enchères, selon une source, une mesure qui leur permettra de récupérer des sommes d'argent et de réduire les coûts d'entretien.
D'autres pourraient aussi les conserver en trouvant d'autres moyens de réduire les coûts.
Difficile donc de savoir pour l'instant s'il restera des plantes vertes dans les immeubles fédéraux une fois le gel terminé.
«TPSGC n'est pas en mesure de répondre à cette question étant donné que le transfert de responsabilité en matière de financement est en cours et que les ministères locataires n'ont pas tous pris leur décision concernant la conservation des plantes», nous a-t-on indiqué.
«Bien que le montant total des économies réalisées dépende de l'option choisie par chaque ministère, nous estimons qu'il serait de l'ordre de 2 millions $ par année», a poursuivi le porte-parole de TPSGC.
Dans la région de la capitale fédérale, des ententes contractuelles sont en place avec les entreprises Ottawa Horticultural Services, Plantes Tropicales Lafrance, Fines Interiorscape and Maintenance, Planteriors et Tropical Reflections. Le ministère a tenu à souligner qu'il conservera ses contrats en place avec l'Association d'Ottawa-Carleton pour personnes ayant une déficience intellectuelle.