Les congés de maladie n'ont pas de coût supplémentaire significatif

Le coût supplémentaire des congés de maladie payés n'a pas été significatif financièrement et n'a pas représenté des sommes importantes pour 20 ministères fédéraux en 2011-2012.
Voilà la principale conclusion du rapport rendu public mercredi par le directeur parlementaire du budget, Jean-Denis Fréchette, sur l'importance relative financière et budgétaire des congés de maladie payés dans 20 ministères fédéraux.
«L'analyse des données laisse croire que, en 2011-2012, le coût supplémentaire des congés de maladie payés n'a pas été significatif financièrement et n'a pas représenté des sommes importantes pour les ministères», conclut le directeur parlementaire du budget, Jean-Denis Fréchette, dans son rapport publié mercredi.
En février 2014, le bureau du DPB avait publié un premier rapport qui avait chiffré à 871 millions $ en 2011-2012 l'incidence financière des congés de maladie payés dans la fonction publique fédérale. Dans ce rapport, il avait indiqué avoir basé son analyse sur un nombre moyen de congés de maladie de 11,52 jours par employé. Toutefois, il avait alors constaté que le nombre variait beaucoup entre les ministères, de 7,7 jours aux Affaires étrangères à 14,6 jours à Service correctionnel. Aussi, les résultats révélaient des écarts importants variant de 0,16 à 2,74% des dépenses ministérielles totales.
Par la suite, c'est encore une fois à la demande du Nouveau parti démocratique que le bureau du DPB s'est penché sur l'importante relative financière et budgétaire des congés de maladie, objet du rapport déposé mercredi.
«Comme la plupart des ministères ne font pas appel à un remplaçant, il n'y a pas de coût supplémentaire. Font exception à cette pratique certains ministères assurant des fonctions opérationnelles pour lesquelles les absences auraient eu un effet direct sur le niveau de service, la santé ou la sécurité», note le DPB.
Pour y voir plus clair, son bureau a donc demandé des données pour trois groupes d'employés pour lesquels il est souvent nécessaire de remplacer les employés en congé de maladie: les agents de la Garde cotière, les agents correctionnels et les agents des services frontaliers. 
«Sur les deux ministères qui ont fourni une réponse, aucun n'a signalé de coûts supplémentaires importants par comparaison au budget ou à l'enveloppe salariale du ministère» note le rapport.
Le DPB fait toutefois une mise en garde puisque les données transmises par le Secrétariat du Conseil du trésor sont regroupées et très générales, tandis que celles des ministères affichent des disparités qui empêchent leur rapprochement. 
«La qualité et la disponibilité des données limitent la capacité de son bureau de fournir au Parlement une analyse financière des congés de maladie dans la fonction publique. Il recommande donc aux parlementaires de garder ces limites à l'esprit lorsqu'ils tireront des conclusions des résultats de l'analyse des données.