Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Avant la pandémie, plusieurs fonctionnaires fédéraux étaient confrontés à des infestations spontanées de punaises de lit, à Ottawa comme à Gatineau.
Avant la pandémie, plusieurs fonctionnaires fédéraux étaient confrontés à des infestations spontanées de punaises de lit, à Ottawa comme à Gatineau.

Les bestioles n’ont pas envahi les complexes fédéraux

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Les parasites et autres espèces indésirables n’ont pas profité du vide créé par le départ des fonctionnaires fédéraux pour s’installer en masse dans leurs édifices, désertés depuis le début de la pandémie. La punaise de lit, qui voyage si bien avec l’humain, n’a pas eu de chance avec la diminution marquée des allers-retours des travailleurs entre le bureau et la maison. Quant à la chauve-souris, elle semble se plaire dans ses nouveaux «logements» du centre-ville.

Selon l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et leur employeur, les programmes de contrôle parasitaire ont bien fonctionné ces derniers mois. Les bestioles n’ont pas réussi à prendre la place laissée vacante malgré le faible taux d’occupation des immeubles fédéraux de Gatineau et d’Ottawa.

Avant la pandémie, plusieurs fonctionnaires fédéraux étaient confrontés à des infestations spontanées de punaises de lit, à Ottawa comme à Gatineau. En 2018 et en 2019, des fonctionnaires se sont aussi plaints de la qualité de l’air et de la présence de chauves-souris aux Terrasses de la Chaudière, dans le Vieux-Hull.

À Ottawa comme à Gatineau, il n’était pas rare que des édifices fédéraux fassent l’objet de traitements antiparasitaires en raison de la présence de punaises de lit.

«On constate beaucoup de progrès avec l’employeur depuis 2019», explique Alex Silas, vice-président exécutif régional de l’AFPC.

M. Silas note que l’installation de neuf «abris» à chauves-souris après l’infestation de 2018-2019 aux Terrasses de la Chaudière a porté ses fruits.

Ces nouveaux habitats incitent les petits mammifères à se tenir à l’extérieur des immeubles.

L’AFPC dit ne pas avoir récemment reçu de plainte sur la présence d’insectes ou d’autres espèces à l’intérieur des bâtiments fédéraux. «Peut-être qu’il y aura des signalements lorsqu’on retournera au travail (en personne), mais je ne peux pas dire que ça été rapporté récemment.»

Par courriel, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a précisé que ses immeubles sont demeurés «opérationnels» pendant la pandémie afin de maintenir les services gouvernementaux essentiels. SPAC a indiqué au Droit qu’elle observait «une réduction des appels (sur les punaises de lit) par rapport au niveau de service antérieur à la pandémie».

«Des efforts considérables sont déployés afin d’assurer le bon entretien et l’inspection périodique de nos immeubles, et ce, même durant les périodes de faible occupation, précise un porte-parole de SPAC, par courriel. Il s’agit notamment de veiller à ce que les programmes de contrôle et de lutte contre les parasites continuent d’être exécutés dans l’ensemble du portefeuille.»

Selon M. Silas, les discussions entre le syndicat et l’employeur ont permis d’ajouter des unités de traitement de l’air et davantage de stations d’eau filtrées aux Terrasses de la Chaudière,

En 2019, la partie syndicale était pourtant à couteaux tirés avec l’employeur. Elle avait qualifié d’insalubre l’environnement de travail aux Terrasses de la Chaudière.

Les employés avaient manifesté à l’automne 2019, faisant circuler la vidéo d’une chauve-souris volant dans des bureaux du quatrième étage du 15, rue Eddy.

Les manifestants dénonçaient par ailleurs la présence de punaises de lit dans le même complexe.

La semaine dernière, SPAC a dit qu’il considérait le complexe des Terrasses de la Chaudière comme étant «exempt de punaises de lit à l’heure actuelle».