Plus de la moitié des employés fédéraux ont subi des maux de tête à cause du système de paie Phénix.

L'aide du privé demandée pour remplacer Phénix

Le gouvernement fédéral annonce jeudi qu’il adoptera une nouvelle approche pour remplacer son désastreux système de paye Phénix.

Les libéraux en appellent au secteur privé pour lui offrir une solution de rechange. Ils veulent par ailleurs que tout nouveau système soit cette fois d’abord testé par les fonctionnaires et leurs syndicats avant son lancement à grande échelle.

Dans un communiqué, le Secrétariat du Conseil du Trésor indique jeudi qu’une équipe multidisciplinaire travaille déjà sur une analyse préliminaire des fournisseurs disponibles, et «sollicitera l’expertise du secteur privé afin de trouver des solutions de rechange novatrices pour un nouveau système».

Le plus récent budget du gouvernement de Justin Trudeau prévoyait une enveloppe de 16 millions $ pour trouver une solution de rechange à Phénix. Le système informatique de traitement de la paye a causé de sérieux maux de tête à plus de la moitié des employés fédéraux - certains ont été trop payés, d’autres pas assez, ou même pas du tout.

Le système Phénix, commandé par le précédent gouvernement conservateur à la multinationale IBM et lancé il y a plus de deux ans, était censé faire économiser de l’argent aux contribuables; il est actuellement en voie de coûter plus d’un milliard de dollars.

Dans un rapport publié plus tôt cette année, le vérificateur général, Michael Ferguson, a attribué les ratés de Phénix à une culture bureaucratique qui pousse les fonctionnaires à ne pas signaler aux supérieurs les échecs rencontrés.

«Nous ne prendrons pas le genre de raccourcis qui ont été empruntés pour le système de paye Phénix», a soutenu jeudi le président du Conseil du Trésor et ministre du Gouvernement numérique, Scott Brison.

«En temps utile, les employés fédéraux, notamment les conseillers en rémunération, mettront à l’essai le nouveau système et seront impliqués à toutes les étapes d’élaboration et de mise en oeuvre, y compris sur le plan de la formation», précise le Conseil du Trésor.