«Le régime Harper a présenté le C-4. Son intention est de faire sauter les syndicats. Un seul point de vue existe désormais pour eux et c'est le leur. L'idéologie a remplacé la bonne foi», dénonce la présidente Daviau.

La nouvelle présidente de l'IPFPC prête à se battre

La nouvelle présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), Debi Daviau, n'a pas l'intention de baisser les bras devant les attaques répétées du gouvernement conservateur contre le secteur public fédéral et le mouvement syndical.
Dans son premier discours à la tête du syndicat qui compte 55000 professionnels et scientifiques du secteur public prononcé vendredi à Ottawa, la présidente Daviau a insisté sur l'importance de réagir aux intentions du gouvernement contenues dans la loi omnibus C-4 visant notamment à réduire les droits à l'arbitrage et le recours à la grève, en plus des changements importants annoncés aux conditions de travail des syndiqués, incluant le régime de congés de maladie.
«Le régime Harper a présenté le C-4. Son intention est de faire sauter les syndicats. Un seul point de vue existe désormais pour eux et c'est le leur. L'idéologie a remplacé la bonne foi», a indiqué la présidente Daviau devant plus de 200 membres.
L'IPFPC va lutter contre les attaques du gouvernement avec les autres organisations syndicales, une des raisons qui l'a poussé à joindre les rangs du Congrès du travail du Canada, a rappelé la présidente Daviau.
«En réalité, les collectivités, les employés de l'État, les professionnels n'ont pas les moyens de perdre ces acquis», a indiqué la présidente Daviau. «Les syndicats ne peuvent laisser de tels changements se produire sans réagir. Nous ne céderons pas devant l'intimidation. Et ce n'est pas vrai que tout sera décidé par quelqu'un au Conseil du Trésor ou au cabinet du premier ministre.»