Des fonctionnaires fédéraux sont allés rencontrer le député de Gatineau Steven MacKinnon afin de lui faire part de leurs inquiétudes au sujet du système de paye Phénix.

Des fonctionnaires fédéraux manifestent à la cabane à sucre

Des fonctionnaires fédéraux se sont invités à l’évènement de cabane à sucre organisé par le député de Gatineau, Steven MacKinnon, afin de manifester contre les ratés du système de paye Phénix.

Les fonctionnaires ont pris d’assaut la fête publique «Tire d’érable et chocolat chaud !» au parc écologique Dalton à Gatineau afin de faire entendre leur mécontentement.

Des membres du Conseil régional d’action politique de l’Outaouais (CRAPO) et de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) ont uni leurs forces pour exposer au député les nombreux problèmes auxquels ils doivent faire face en lien avec le système Phénix.

Selon le vice-président exécutif régional de l’AFPC, Greg McGillis, cet évènement n’est pas un cas isolé. «Nous coordonnons des actions et des visites auprès des députés partout au pays. Nous demandons instamment au gouvernement de prendre des mesures urgentes concernant les négociations et les dédommagements liés à Phénix.»

L’AFPC exige au gouvernement fédéral qu’il dédommage tous les fonctionnaires pour les problèmes auxquels ils ont dû faire face sur le plan financier et émotionnel. Le syndicat demande aussi à ce que le personnel reçoive la formation nécessaire pour aider le Centre des services de paye de la fonction publique et ainsi réduire le nombre de requêtes liées à Phénix.

L’AFPC cherche aussi à «établir un échéancier strict, assorti d’une obligation de rendre des comptes, pour stabiliser le système Phénix, éliminer l’arriéré et passer à un nouveau système de paye».

M. McGillis poursuit en affirmant que le syndicat réclame «une justice élémentaire pour nos membres qui continuent de souffrir, et nous espérons que M. MacKinnon transmettra notre message au premier ministre».

Rappelons que le 28 février dernier, plus de 500 membres de l’AFPC ont bloqué l’accès à deux édifices gouvernementaux d’Ottawa afin de presser le gouvernement Trudeau à en faire davantage pour résoudre le problème.