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Fonction publique

Terrasses de la Chaudière: «Ce n’est plus vivable» [VIDÉO]

Devant l’ampleur des problèmes de qualité d’air et de salubrité dans les immeubles des Terrasses de la Chaudière, à Gatineau, l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) hausse d’un cran la pression sur le gouvernement en affirmant carrément que « ce n’est plus vivable pour ses membres » à l’intérieur des murs du complexe érigé en 1978.

Réclamant des actions concrètes et davantage de transparence de la part de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), le syndicat a invité les fonctionnaires mardi midi à se mobiliser pour que les choses changent. L’activité était intitulée « T’amènes ta chauve-souris au travail ? », en référence à la présence de ce mammifère volant dans les édifices. Une vidéo partagée par l’AFPC permet entre autres d’en apercevoir une en mouvement au quatrième étage du 15, rue Eddy. Pour ajouter à cela, la présence de punaises de lit a également été signalée lundi, indique-t-on. Une information que réfute toutefois SPAC, qui a dit mercredi que la présence de ces insectes n'a pas été détectée à cet endroit. 

Fonction publique

Encore des punaises de lit dans un édifice fédéral

Un autre édifice fédéral pourrait être aux prises avec des punaises de lit.

Cette fois-ci, il s’agit de l’édifice Jeanne-Mance, au pré Tunney à Ottawa.

Selon ce que rapporte Radio-Canada, une punaise a été découverte au 12e étage de l’édifice.

Il s’agit d’un deuxième cas semblable dans la même semaine alors que des punaises de lit avaient été retrouvées dans les tours Jean-Edmonds, au 300 rue Slater mardi dernier.

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Fonction publique: la fin des punaises de lit au 70, Crémazie

>> Des punaises de lit au travail

Depuis l’été, c’est un quatrième cas de punaises de lit qu’on retrouve dans des édifices fédéraux. Le 30 septembre dernier, Le Droit apprenait notamment que l’édifice du 300 rue King Edward avait été infesté pendant une bonne partie de l’été et que plus de 200 employés ont dû travailler en compagnie des punaises de lit pendant plus d’un mois.

Puis, un peu plus récemment, au début octobre, des punaises de lit avaient frappé l’édifice du 70 rue Crémazie. La situation a été déclarée sous contrôle une semaine plus tard. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que cet édifice se voyait infesté. En février 2018, un cas semblable était survenu.

Fonction publique

Des punaises de lit retrouvées dans un autre édifice fédéral

Des punaises de lit ont été découvertes dans d’autres édifices fédéraux.

Cette fois, les tours Jean-Edmonds, sur la rue Slater, au centre-ville, sont touchées. Il semble toutefois que la situation n’est pas aussi grave que celles ayant été cet été et au début de l’automne au 350, avenue King Edward, à Ottawa, et au 70, rue Crémazie, dans le secteur Hull.

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Fonction publique: la fin des punaises de lit au 70, Crémazie

Actualités

Fonction publique: la fin des punaises de lit au 70, Crémazie

Les punaises de lit semblent avoir été éradiquées de l’édifice fédéral du 70, rue Crémazie, à Gatineau.

Les fonctionnaires étaient de retour dans leurs bureaux du secteur Hull, mardi matin.

Le problème a été signalé la semaine dernière, alors que l’employeur a incité tous ses employés à faire du télétravail ou à se rendre dans un autre édifice pour effectuer leurs tâches.

La majorité des fonctionnaires ont pu retourner au 70, Crémazie, entre 8h et midi.

Plus de 500 personnes travaillent dans cet édifice.

Fonction publique

Système de paie Phénix: «une patate chaude», dit l’AFPC

Le fiasco du système de paie Phénix n’est rien d’autre « qu’une patate chaude pour les deux partis qui sont nez à nez dans les sondages », estime la vice-présidente exécutive nationale de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Magali Picard.

Faisant allusion aux libéraux et aux conservateurs, le syndicat dénonce le fait qu’après 28 jours de campagne électorale, les partis politiques n’ont pas ou très peu abordé le sujet. Lors des débats télévisés, aucune question n’a également été posée sur cet enjeu.

Fonction publique

Des punaises de lit dans un immeuble fédéral à Gatineau

Des punaises de lit ont été trouvées dans l’édifice fédéral du 70, rue Crémazie, à Gatineau. Selon un syndicat de la fonction publique, la découverte des derniers jours n’est pas la première à cette adresse depuis 2018.

Un courriel acheminé mardi matin aux fonctionnaires concernés indique que des punaises de lit ont d’abord été découvertes sur un étage, ce qui a mené à « une inspection canine » pendant la fin de semaine dernière.

« Nous avons été informés que l’inspection a révélé la présence de punaises de lit sur tous les étages de l’édifice, est-il mentionné. À titre de mesure préventive, nous encourageons tous les employés fédéraux travaillant à cet édifice à faire du télétravail ou à discuter avec leurs gestionnaires pour opter pour un mode de travail de rechange. »

Un « plan d’action » est en cours d’élaboration afin qu’un traitement contre les punaises de lit puisse commencer « au cours des prochains jours ».

L’immeuble de 11 étages du 70 Crémazie, dans le secteur Hull, appartient à l’entreprise Multivesco. 

« Occupé essentiellement par le gouvernement fédéral, cet immeuble de classe A est constitué d’espaces de bureaux qui satisfont les normes de la fonction publique canadienne et qui offrent une polyvalence sans pareil », indique l’entreprise sur son site Internet.

Le Droit rapportait récemment que plus de 200 employés d'un sous-traitant de Services partagés Canada ont dû travailler parmi des punaises de lits pendant plus d’un mois, cet été, au 350, avenue King Edward, à Ottawa.

Pas la première fois

Cet épisode n’est pas le premier au 70, Crémazie. 

Selon le président national du Syndicat de l’Emploi et de l’Immigration du Canada (SEIC), Eddy Bourque, de tels insectes nuisibles ont été observés en février 2018. 

« Malheureusement, a réagi M. Bourque, malgré certains efforts de la part de l’employeur, nous en sommes à plus d’un an plus tard et la situation persiste de nouveau. Puisque l’ensemble des étages de l’édifice sont affectés, on peut imaginer que le problème est de taille et aurait pu être mieux contrôlé, et ce, plus rapidement qu’il ne l’a été fait. »

On ignorait, mardi, si des travailleurs avaient eu des problèmes de santé liés à cette infestation. Le SEIC affirme qu’entre 500 et 600 de ses membres y travaillent.

Le syndicat se dit toutefois « heureux » que l’employeur ait pris les mesures pour permettre à certains membres de faire du télétravail. 

« Cependant, plusieurs employés ne peuvent faire du télétravail en raison de la nature de leurs fonctions. Ceux-ci ont été relocalisés dans un autre édifice jusqu’à mardi prochain. »

Réponse de l’employeur

Services publics et Approvisionnements Canada (SPAC) ajoute que la présence de punaises « était un enjeu localisé ».

« Les tentatives précédentes pour remédier à la situation se sont révélées infructueuses, a précisé SPAC, mardi. Par conséquent, en tant qu’employeur responsable, nous procédons à un traitement de l’immeuble complet ainsi que des maisons des employés, au besoin. Ces derniers ont été renvoyés à la maison jusqu’à ce que la situation soit résolue. »

Fonction publique

Des punaises de lit au travail

Plus de 200 employés d’un sous-traitant de Services partagés Canada (SPC) à Ottawa ont dû travailler parmi des punaises de lits pendant plus d’un mois.

L’édifice du 350, rue King Edward, a été infesté pendant une bonne partie de l’été, a appris Le Droit.

Politique

Erreur sur la paye: Québec doit 8,4 M$ à ses employés

Depuis le 1er avril, il manque 16 ¢ l’heure sur les chèques de paye des employés de l’État québécois. Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) dénonce un «manque de respect» pour ses membres, alors que le Conseil du Trésor évoque un problème de programmation du système de paye.

Le gouvernement devra environ 8,4 millions $ à ses employés syndiqués le 24 octobre, date où la situation devrait être réglée. Ce montant exclut les intérêts et le montant qui doit aussi être versé aux employés-cadres, victimes du même problème.

Actualités

Phénix: fin des incitatifs pour les employés des centres de paie fédéraux

OTTAWA — L’arrivée à échéance d’un accord prévoyant des primes de maintien en poste pour les employés des centres de paye fédéraux pourrait bloquer, voire inverser, les progrès accomplis dans la réduction d’un énorme arriéré de problèmes de rémunération générés par le système Phénix, préviennent des employés.

«Les gens sont fatigués, ils sont frustrés, ils sont épuisés», a déclaré Donna Whalen, conseillère en rémunération du principal centre de paye du gouvernement à Miramichi, au Nouveau-Brunswick.

«Ils sont en train d’éliminer cet incitatif, qui nous donne une raison d’y aller et d’en faire un peu plus tous les jours.»

Depuis août 2017, le gouvernement fédéral offre des incitatifs aux travailleurs qui tentent de résoudre une montagne de problèmes créés par Phénix, notamment des paiements insuffisants, des paiements excédentaires et parfois même une absence totale de rémunération pour des milliers de fonctionnaires.

Mais un avis prévoyant les incitatifs, qui comprenaient des fonds pour recruter et retenir des spécialistes de la rémunération, ainsi que des primes majorées pour les heures supplémentaires, a expiré en juin, sans que rien n’indique qu’il y aura un renouvellement.

Cela soulève des questions sur les engagements pris par le gouvernement Trudeau en vue d’éliminer un important arriéré de dossiers de paye erronée.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui représente la grande majorité des employés du gouvernement fédéral, a déclaré avoir demandé à plusieurs reprises une prolongation de l’entente, mais qu’aucune mesure n’avait été prise.

«Il est scandaleux que le gouvernement ait laissé cet accord expirer quelques semaines à peine après que le directeur parlementaire du budget eut déclaré que les employés de la fonction publique resteraient pris avec Phénix jusqu’en 2023, au moins», a affirmé le président national de l’AFPC, Chris Aylward.

Le gouvernement conservateur précédent avait mis à pied des centaines de conseillers en rémunération afin de faire économiser de l’argent aux contribuables, une fois le système de paye Phénix mis en place.

Cependant, des failles dans le système ont rapidement créé des problèmes de rémunération pour des dizaines de milliers de travailleurs surpayés, sous-payés ou non payés, obligeant le gouvernement Trudeau à se démener pour réembaucher des spécialistes en rémunération capables de traiter un nombre croissant de plaintes.

Ces employés des centres de rémunération ont progressivement réduit l’arriéré de problèmes de paye depuis le début de l’année. Toutefois, s’il n’y a plus d’incitatifs pour les garder au travail, l’AFPC s’inquiète de voir l’arriéré reprendre de l’ampleur.

Les incitatifs incluaient un paiement de 4000 $ aux conseillers en rémunération - les employés des centres de paye chargés de stabiliser Phénix - ainsi qu’une rémunération à temps double pour les heures supplémentaires.

«Souvent, un certain nombre de personnes resteront une heure ou une demi-heure supplémentaire», a indiqué Mme Whalen. «La personne moyenne (au centre de paye) fait du temps supplémentaire, presque chaque jour, pour compléter ce cas ou cette transaction.»

D’autres employés des centres de paye qui ont parlé à La Presse canadienne, mais qui ne veulent pas être identifiés à cause de préoccupations liées à leur emploi, ont déclaré s’attendre à ce que certains conseillers en rémunération commencent à travailler le dimanche, ce qui, en vertu de leurs contrats, paiera toujours à temps double, mais cesseront de faire du temps supplémentaire pendant la semaine.

Dans une déclaration, le Secrétariat du Conseil du Trésor, qui supervise les efforts visant à remplacer Phénix par un autre système de paye, a affirmé que le recrutement et le maintien en poste de conseillers en rémunération expérimentés étaient «critiques» pour réduire l’arriéré de problèmes de paye.

Il a de plus indiqué que l’expiration des incitatifs pour les employés était liée aux négociations contractuelles en cours avec l’AFPC, mais n’a pas voulu en dire davantage.

«Par respect pour la confidentialité des négociations en vue du renouvellement des conventions collectives, nous ne commenterons pas davantage», a écrit le porte-parole Martin Potvin par courriel.

Actualités

Ottawa maintiendra Phénix le temps de tester de nouveaux systèmes de paye

Le gouvernement fédéral a choisi trois fournisseurs pour mener des tests dans les mois à venir afin de remplacer le système de paye Phénix défaillant.

La présidente du Conseil du Trésor, Joyce Murray, a annoncé mercredi que Ceridian, SAP et Workday concevraient et mettraient à l’essai des projets pilotes pour un système de ressources humaines et de rémunération. Selon des responsables, il est possible que plusieurs fournisseurs soient finalement choisis pour mettre au point des systèmes destinés à remplacer Phénix.

Il n’y avait pas eu de projet pilote dans le cas de Phénix, a souligné Mme Murray, qui annonçait mercredi les prochaines étapes pour résoudre les graves problèmes de rémunération des employés
de l’État.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement collabore avec des fournisseurs de systèmes de paye afin de trouver lequel pourrait remplacer Phénix, qui a commis des erreurs pour plus de la moitié des quelque 300 000 employés fédéraux en déposant trop d’argent dans leur compte bancaire, en diminuant leurs versements et, dans certains cas, en ne les rémunérant pas du tout pendant de longues périodes.

Bien que le gouvernement ait progressivement réduit le nombre d’erreurs commises, le centre de paye gouvernemental accusait toujours un retard de 239 000 dossiers à la fin du mois dernier.

L’ancien gouvernement conservateur avait prévu que Phénix permettrait aux contribuables d’économiser 70 millions $ par an, mais on estime maintenant que le coût de sa stabilisation – et de la recherche d’un système de remplacement – a dépassé
1,1 milliard $.

Solliciter plusieurs fournisseurs potentiels pour tester leurs produits dans certains ministères est une meilleure approche, plutôt que d’engager un seul fournisseur pour toute la fonction publique, avait soutenu Mme Murray, mardi, à sa sortie d’une réunion du cabinet.

« De mon point de vue, c’est la bonne voie à suivre, car nous allons identifier les défis avant de mettre en service un nouveau système, a-t-elle expliqué. Et nous devrons peut-être mettre l’ancien système en parallèle avec les nouveaux tests. »

Le gouvernement évitera probablement d’annoncer une échéance ferme ou une projection complète des coûts pour son nouveau système de rémunération.

« Nous allons nous concentrer sur le projet en tant que priorité, a-t-elle indiqué. Mais les budgets et les échéanciers ne seront pas des éléments déterminants. »

Environnement

Des fonctionnaires veulent faire la grève pour la planète et voir leurs salaires versés à un projet écologique

MONTRÉAL - Des fonctionnaires à l’emploi du gouvernement du Québec aimeraient pouvoir manifester sans être pénalisés, lors de la grève mondiale pour la planète, le 27 septembre. Ils sont prêts à ne pas être payés pour toute la journée et demandent au gouvernement Legault de verser plutôt l’équivalent de leur salaire à un projet écologique.

C’est le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui compte 40 000 membres, qui est le premier syndicat au Québec à formuler cette demande au gouvernement Legault. Il a adopté une proposition à cet effet lors de son conseil syndical, samedi dernier.

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, mardi, le président général du SFPQ, Christian Daigle, a expliqué que c’est en fait un congé sans solde d’une journée que ses membres aimeraient pouvoir prendre, cette journée-là, afin de participer à la grève mondiale pour la planète. Pour ce faire, il demande donc au gouvernement Legault de s’engager à ne pas imposer de sanction, ni au syndicat ni à ses membres qui voudraient y participer sur une base volontaire.

«On ne peut pas faire la grève comme on veut; on a une convention collective présentement», explique M. Daigle. Il s’agirait donc d’une journée de congé sans solde prise par des centaines, voire des milliers de fonctionnaires en même temps. «Sur une base volontaire, nous pourrions participer à cette journée du 27 septembre, en étant libérés de notre travail pour aller là, pas payés, sans solde», explique M. Daigle.

«Et les sommes que le gouvernement économiserait avec nos salaires, il pourrait les verser à l’environnement. Nous serions de concert, partenaires avec le gouvernement du Québec pour mettre de l’argent là-dedans, en faisant un arrêt de travail volontaire, qui n’est pas une grève. Et le gouvernement, lui, ça lui donnerait le lift, la poussée qui est nécessaire pour partir quelque chose en environnement, parce que présentement, il n’y a pas assez de choses qui se font au Québec pour protéger l’environnement», a opiné M. Daigle.

M. Daigle espère que les autres organisations syndicales emboîteront le pas. «On espère que les autres syndicats qui vont voir notre idée vont la trouver intéressante et la partager avec leurs instances aussi pour qu’on soit le plus de syndicats possible là-dedans.»

Le SFPQ a des membres dans tous les ministères: Transports, Environnement, Revenu, sans compter Recyc-Québec et la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).

Fonction publique

Fonction publique: cinq ententes de principe conclues

À l’issue de plusieurs mois de négociation, le gouvernement fédéral vient de conclure cinq ententes de principe avec des groupes représentés par trois syndicats distincts au sein de la fonction publique. Quelque 30 000 employés font un pas de plus vers la signature d'une nouvelle convention collective.

Les ententes ont été conclues avec des unités de négociation représentées par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), l’Association canadienne des agents financiers (ACAF) et la Fraternité internationale des ouvriers en électricité. Dans le cas de l’IFPC, il s’agit des groupes de Sciences appliquées et examen des brevets (SP); Vérification, commerce et achat (AV); et Vérification, finances et sciences (VFS) de l’Agence du revenu du Canada (employeur distinct).

Si elles sont ratifiées par les membres, ces ententes prévoient par exemple une hausse salariale de 7 % étalée sur une période de quatre ans, soit 2% pour chacune des deux premières années ainsi que 1,5% pour les deux années restantes du contrat de travail.

L’accord prévoit également, entre autres, dix jours de congé payés pour les membres survivants de violence familiale, un gain qualifié d’historique par l’IPFPC. Selon l’entente avec le Conseil du Trésor, il est aussi prévu qu’au chapitre du congé parental, l’indemnité complémentaire puisse s’appliquer désormais à cinq semaines de plus, alors que les sommes versées seraient équitables pour les parents adoptifs.

L’IPFPC affirme qu’il collaborera avec le gouvernement dans le processus de remplacement du système de paye Phénix, ajoutant que «des pénalités financières en cas de mise en œuvre tardive de l’entente ainsi que de la rémunération rétroactive» sont prévues.

«Je me réjouis qu’une entente de principe ait été négociée de bonne foi visant les conventions collectives de plus de 30 000 fonctionnaires. Cela illustre une fois de plus le respect qu’a toujours témoigné notre gouvernement à l’égard des fonctionnaires du Canada. Nous demeurons fidèles à notre approche visant à mener des négociations collectives de bonne foi et nous espérons continuer à conclure des ententes qui sont bonnes pour les fonctionnaires et justes pour les contribuables canadiens», a déclaré la présidente du Conseil du Trésor, Joyce Murray, par voie de communiqué.

De son côté, l’IPFPC n’a pas tardé à indiquer qu’il s’agissait d’une entente de principe satisfaisante.

«Non seulement avons-nous fait des progrès au chapitre du congé parental, mais nous avons aussi obtenu des augmentations salariales qui cadrent avec l’augmentation du coût de la vie. Je n’ai aucun doute que cette entente améliorera la vie de nos membres», de dire la présidente du syndicat, Debi Daviau.

Fonction publique

L'AFPC quitte la table de négociations, une grève évoquée

Les fonctionnaires fédéraux pourraient être en grève plus tard cette année et ce sera au parti qui formera le gouvernement après les élections d’octobre de régler le problème.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) — le plus grand syndicat de fonctionnaires — a quitté la table de négociations visant à arriver à un nouveau contrat de travail, qui concerne plus de 100 000 travailleurs.

Par conséquent, un comité de trois personnes sera appelé à réexaminer ce qui s’est déroulé dans les pourparlers jusqu’à maintenant et à écrire un rapport, qui pourrait prendre plus de six mois à compléter.

Et si rien ne change entre maintenant et une semaine après la présentation du rapport, l’AFPC pourra tenir un vote de grève.

À LIRE AUSSI: Phénix: des syndicats approuvent l’entente d’indemnisation

>>> L’AFPC rejette l’offre de dédommagement pour le système Phénix

Le syndicat affirme que le gouvernement a proposé à ses membres d’augmenter leurs salaires de 1,5% par an, mais le président de l’Alliance, Chris Aylward, a déclaré que ses membres réclamaient des hausses de salaire supérieures à 3%.

L’AFPC s’est retrouvée isolée la semaine dernière lorsque plus d’une dizaine d’autres syndicats ont signé un accord d’indemnisation des fonctionnaires lésés par le système de paye défaillant Phénix.

Dans le cadre de cet accord, de nombreux employés du gouvernement bénéficieront de cinq jours supplémentaires de congés payés sur quatre ans et instaureront un nouveau processus permettant aux travailleurs directement concernés par le système de déposer des demandes d’indemnisation pécuniaire.

Fonction publique

Phénix: des syndicats approuvent l’entente d’indemnisation

Plus d’une dizaine de syndicats fédéraux ont signé une entente d’indemnisation pour les dommages causés par le système de paie Phénix.

Au total, 13 syndicats ont jugé bon de signer cette entente de principe, qui a nécessité deux ans de négociations entre l’employeur et des représentants des syndicats de la fonction publique fédérale.

Fonction publique

Réouverture des bureaux du gouvernement du Québec à Gatineau

Les fonctionnaires provinciaux retourneront au travail dès vendredi matin. Les bureaux du gouvernement du Québec à Gatineau rouvriront leurs portes, après quatre jours de congés forcés dus aux inondations.

« Après analyse de la situation et consultation auprès des différents intervenants actuellement mobilisés sur le territoire, le gouvernement du Québec annonce la réouverture de ses bureaux de Gatineau ce vendredi », peut-on lire dans un communiqué émis jeudi après-midi.

Fonction publique

Réouverture des bureaux du gouvernement du Québec à Gatineau

Les fonctionnaires provinciaux retourneront au travail dès vendredi matin. Les bureaux du gouvernement du Québec à Gatineau rouvriront leurs portes, après quatre jours de congés forcés dus aux inondations.

«Après analyse de la situation et consultation auprès des différents intervenants actuellement mobilisés sur le territoire, le gouvernement du Québec annonce la réouverture de ses bureaux de Gatineau ce vendredi», peut-on lire dans un communiqué émis jeudi après-midi.

Le ministère des Transports avait demandé aux usagers de la route de contribuer à la diminution du nombre de voitures sur les artères principales. Les bureaux du gouvernement du Québec en sol gatinois étaient fermés depuis lundi afin de répondre à l’appel visant à faciliter le travail des équipes sur le terrain. Les services essentiels à la population ont été maintenus durant cette période.

Gatineau

Inondations: Gatineau déploie un plan de contingence routier [PHOTOS ET VIDÉO]

La Ville de Gatineau déploie un plan de contingence routier afin de réduire la pression sur le réseau, cette semaine.

Selon le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, la situation pourrait durer « plusieurs semaines ».

En plus de la fermeture complète du pont des Chaudières, imposée à 6h, dimanche, voilà que d’autres mesures d’urgence s’ajoutent, afin de préserver le réseau routier, fragilisé d’un bout à l’autre de la région.

Le ministère des Transports (MTQ) a entamé dimanche soir des travaux pour la construction d’une digue en bordure de l’autoroute 50 ouest, entre les bretelles de l’autoroute 5 et la rue Montcalm.

À compter de lundi, la circulation se fera sur une seule voie sur une courte distance de l’autoroute 50 ouest à partir des bretelles de l’autoroute 5, a précisé le MTQ.

Fonction publique

Michael Wernick fait ses adieux

Le greffier du Conseil privé, Michael Wernick, a fait ses adieux jeudi à plus de 200 000 fonctionnaires fédéraux qu’il dirigeait jusque-là.

M. Wernick avait annoncé à la mi-mars qu’il quitterait son poste de plus haut fonctionnaire de l’État avant la campagne électorale de l’automne.

Fonction publique

Phénix: le syndicat dit avoir eu des engagements écrits après l’occupation de bureaux

MONTRÉAL - Près de 300 fonctionnaires fédéraux membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada ont occupé des bureaux de députés et ministres fédéraux du Québec, mercredi, dont celui du premier ministre Justin Trudeau à Montréal.

Dix-sept bureaux de députés de tous les partis fédéraux, incluant certains de ministres libéraux, ont été visités.

Les manifestants avaient l’intention de ne pas en sortir avant d’avoir obtenu un engagement écrit quant au dédommagement qu’ils revendiquent à cause des ratés du système de paie Phénix.

Le mouvement, qui s’était mis en branle vers 15h, a pris fin mercredi soir. En fin de soirée, l’Alliance de la fonction publique du Canada soutenait avoir obtenu «plusieurs lettres d’engagements signées».

«Tout près d’une dizaine de députés ont signé la lettre telle quelle et d’autres ont apporté des changements», a précisé jeudi matin Yvon Barrière, vice-président exécutif pour la région du Québec à l’Alliance de la fonction publique.

Au bureau du premier ministre Trudeau à Montréal, les fonctionnaires étaient entassés, petit drapeau du Canada à la main, en fin d’après-midi. Plusieurs policiers ont été dépêchés sur les lieux. Aucun incident n’a été signalé. Ils ont finalement négocié pour que quatre d’entre eux puissent s’entretenir directement avec une adjointe du bureau de M. Trudeau. Ce dernier ne se trouvait pas à son bureau.

Selon l’Alliance, les manifestants auraient aussi réussi à entrer dans les bureaux des ministres Marc Garneau et Mélanie Joly, à Montréal.

M. Barrière dit avoir obtenu du bureau du premier ministre des engagements non écrits pour la tenue prochaine de rencontres avec certains ministres.

Phénix est ce système de paie, conçu par IBM, qui a multiplié les erreurs, en trop-payés, sous-payés, voire pas payés pendant un certain temps. À l’origine, il devait permettre d’économiser 70 millions $ par année «mais en 2019 on va dépasser le cap du 2 milliards $ que ça va avoir coûté», a déploré M. Barrière. Encore lors du dernier budget Morneau, on a annoncé qu’on allait devoir engloutir un autre demi-milliard de dollars sur cinq ans pour tenter de résoudre les problèmes.

Les occupations de mercredi avaient été organisées à Matane, Sept-Îles, Drummondville, Sherbrooke, Laval, Boisbriand, Sainte-Agathe-des-Monts, Louiseville, Trois-Rivières, Saint-Jean-sur-Richelieu, Brossard, Vaudreuil, Québec (au bureau du ministre Jean-Yves Duclos) et Saguenay. À Montréal, ils ont occupé les bureaux de Justin Trudeau, Marc Garneau, Mélanie Joly et David Lametti.

M. Barrière a évoqué encore 270 000 cas problématiques à l’heure actuelle: des cas de congés de maladie pour dépression, épuisement professionnel, des pertes de maison, d’automobile, des dossiers de crédit entachés.

«On veut une indemnisation à la hauteur des préjudices subis par les fonctionnaires», avait-il plaidé mercredi.

Et au dédommagement pour Phénix se greffe maintenant une autre revendication: celle des négociations qui ont cours avec le Conseil du trésor pour le renouvellement des conventions collectives. Quelque 125 000 fonctionnaires sont touchés; les contrats sont échus depuis juin 2018.

Fonction publique

Terrasses de la Chaudière: octroi d'un contrat de plus de 200 M$

Ottawa a annoncé l’attribution d’un contrat de 217,6 millions $ à l’entreprise PCL Constructors Eastern Inc. pour le remplacement de l’extérieur des Terrasses de la Chaudière (TDLC).

L’entreprise supervisera donc les travaux de construction pour toute la durée du projet, en plus d’offrir des conseils lors des dernières étapes de la conception du complexe.

C’est le député fédéral de Gatineau, Steven Mackinnon, qui en a fait l’annonce lundi matin.

À LIRE AUSSI: Le design passe le test

« Nous vivons aujourd’hui une autre étape importante du renouvellement de la conception et de l’utilisation de ce complexe au centre-ville de Gatineau, a-t-il déclaré. Ces travaux plus que nécessaires vont transformer et rajeunir le complexe pour répondre aux besoins du 21e siècle de la fonction publique. L’extérieur modernisé du complexe des Terrasses de la Chaudière offrira un milieu de travail plus sécuritaire et plus moderne aux employés fédéraux et deviendra un point d’intérêt dans la région. »

Le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, a également réagi à la déclaration de son homologue dans Gatineau.

« L’annonce d’aujourd’hui est une excellente nouvelle pour notre collectivité. La modernisation du complexe des Terrasses de la Chaudière contribuera à accroître le dynamisme du quartier et aura un impact positif sur les entreprises locales de la région », a-t-il affirmé.

Le projet dirigé par Services publics et Approvisionnement Canada vise à remplacer les toits, les fenêtres et les murs extérieurs en brique du complexe afin de le moderniser et le rendre « écoénergétique ».

Les ministères et organismes fédéraux, ainsi que les entreprises qui occupent le complexe des TDLC pourront continuer d’opérer pendant les travaux.

Ceux-ci doivent commencer dès l’automne prochain et se terminer, au plus tard, à l’hiver 2024.

Budget fédéral

Un demi-milliard $ pour Phénix

Reconnaissant que le système de paye Phénix « continue de présenter de graves problèmes et de poser des défis de taille » trois ans après son implantation, le gouvernement fédéral allonge un montant additionnel de plus d’un demi-milliard $ sur cinq ans afin de déployer toutes les ressources nécessaires pour mettre un point final à cette saga.

Dans un passage du budget dévoilé mardi intitulé « S’assurer que les fonctionnaires reçoivent le paiement qui convient », Ottawa annonce qu’il compte injecter 523,3 millions $ d’ici 2024 afin d’améliorer le système mis en service à l’hiver 2015 et « réduire la probabilité que des erreurs se produisent ».

Le gouvernement investira également cette année une somme supplémentaire de 21,7 millions $ dans le but de poursuivre l’avancement de la stabilisation du système de paye actuel, qu’il souhaite éventuellement mettre au rancart.

Le fédéral accorde aussi une enveloppe d’un peu plus de neuf millions $ à l’Agence du revenu du Canada afin qu’elle soit en mesure de traiter plus rapidement et avec exactitude les nouvelles cotisations à l’égard de l’impôt sur le revenu pour les fonctionnaires fédéraux affectés par des problèmes de paye.

Pour la directrice gouvernance et institutions de l’Institut des finances publiques et de la démocratie (IFPD) à l’Université d’Ottawa, Helaina Gaspard, cet important investissement démontrent que le gouvernement est conscient que le problème continue d’être majeur. Il y a cependant plusieurs bémols, à son avis.

« Ce qui n’est pas encore clair et qui demeure une lacune, c’est qu’est-ce qu’on fait pour résoudre le problème. On comprend tous qu’on l’étudie, mais quel est le but ultime ? La lacune, elle se situe entre le contexte actuel et le contexte désiré. Il manque forcément un plan de rendement, comment saura-t-on si le but a été atteint et quels instruments va-t-on utiliser pour s’y rendre. Toutes ces questions-là demeurent. […] Rappelons-nous que des drapeaux rouges avaient été levés même à l’époque où on contemplait ce système (Phénix) », explique-t-elle.

Mme Gaspard ajoute qu’ultimement, même si la genèse du problème est née à l’époque du gouvernement Harper, c’est au gouvernement actuel à qui revient l’imputabilité, et qu’il est ardu de prévoir le coût politique que pourrait avoir ce fiasco sur les libéraux lors des prochaines élections.

Ottawa rappelle par ailleurs qu’il s’est attaqué en janvier dernier à « une source d’incertitude et de difficultés financières possibles » en proposant des changements législatifs visant à permettre aux employés payés en trop de rembourser à leur employeur uniquement le montant net qu’ils ont reçu, après déductions. 

Auparavant, les gens touchés étaient tenus de remettre le montant brut du trop-payé, ce qui avait soulevé la grogne chez les syndicats.

Entre-temps, le processus de sélection d’un système de paye de nouvelle génération, lancé au printemps dernier et piloté par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, se poursuit. Divers fournisseurs ont soumis des solutions possibles, lesquelles ont été mises à l’essai auprès des utilisateurs dans les derniers mois.

Dans sa récente mise à jour liée aux ratés du système Phénix, en date du 20 février, le ministère des Services publics et de l’Approvisionnement indique qu’il y avait 453 000 mouvements en attente de traitement au Centre des services de paye, dont 340 000 (75 %) ayant des répercussions financières. 

Du nombre, 260 000 dépassent la charge de travail normale.

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Fonction publique

Des fonctionnaires fédéraux manifestent à la cabane à sucre

Des fonctionnaires fédéraux se sont invités à l’évènement de cabane à sucre organisé par le député de Gatineau, Steven MacKinnon, afin de manifester contre les ratés du système de paye Phénix.

Les fonctionnaires ont pris d’assaut la fête publique «Tire d’érable et chocolat chaud !» au parc écologique Dalton à Gatineau afin de faire entendre leur mécontentement.

Des membres du Conseil régional d’action politique de l’Outaouais (CRAPO) et de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) ont uni leurs forces pour exposer au député les nombreux problèmes auxquels ils doivent faire face en lien avec le système Phénix.

Selon le vice-président exécutif régional de l’AFPC, Greg McGillis, cet évènement n’est pas un cas isolé. «Nous coordonnons des actions et des visites auprès des députés partout au pays. Nous demandons instamment au gouvernement de prendre des mesures urgentes concernant les négociations et les dédommagements liés à Phénix.»

L’AFPC exige au gouvernement fédéral qu’il dédommage tous les fonctionnaires pour les problèmes auxquels ils ont dû faire face sur le plan financier et émotionnel. Le syndicat demande aussi à ce que le personnel reçoive la formation nécessaire pour aider le Centre des services de paye de la fonction publique et ainsi réduire le nombre de requêtes liées à Phénix.

L’AFPC cherche aussi à «établir un échéancier strict, assorti d’une obligation de rendre des comptes, pour stabiliser le système Phénix, éliminer l’arriéré et passer à un nouveau système de paye».

M. McGillis poursuit en affirmant que le syndicat réclame «une justice élémentaire pour nos membres qui continuent de souffrir, et nous espérons que M. MacKinnon transmettra notre message au premier ministre».

Rappelons que le 28 février dernier, plus de 500 membres de l’AFPC ont bloqué l’accès à deux édifices gouvernementaux d’Ottawa afin de presser le gouvernement Trudeau à en faire davantage pour résoudre le problème.

Fonction publique

Phénix: Trois ans plus tard, l'AFPC réclame des progrès

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) organisait une autre manifestation pour dénoncer les problèmes du système de paye Phénix jeudi matin, au centre-ville d’Ottawa.

Des membres du syndicat se sont réunis pour réclamer des progrès dans ce dossier, notamment à ce que le gouvernement offre une indemnisation financière aux travailleurs touchés par les ennuis de Phénix. L’AFPC demande également trouve des solutions pour éliminer les nouveaux problèmes avec la paye des fonctionnaires.

«C’est un stress immense chaque jour de paye», indique la vice-présidente exécutive nationale de l’AFPC, Magali Picard.

Rappelons que depuis trois ans, des fonctionnaires subissent des problèmes divers avec leur paye. Quand ils ne sont pas carrément privés de celle-ci, le montant versé dans leur compte bancaire est soit trop petit, soit trop grand.

Mme Picard estime que le gouvernement ajoute l’insulte à l’injure avec les plus récentes offres salariales dans le cadre de négociations collectives. Selon la vice-présidente de l’AFPC, la proposition était d’un contrat de 4 ans avec des hausses salariales annuelles de 0,75%.

En raison des ennuis avec Phénix, les augmentations des ans 1 et 2 de seraient reportées à la troisième année, sans rétroaction.

«Dans le fond, le salaire est gelé les deux premières années, résume Magali Picard. Dans ce cas-ci, ils ne peuvent pas dire que c’est la faute du gouvernement précédent. C’est eux qui ont mis cette offre sur la table.»

La vice-présidente exécutive nationale de l’AFPC affirme qu’elle ne s’attend pas nécessairement à «d’énormes cadeaux» dans le cadre des négociations en cours, à cause des ratés de Phénix. Le syndicat aimerait toutefois que la partie patronale fasse preuve d’un peu plus de clémence dans les circonstances et offre des augmentations qui s’harmonisent au moins avec la hausse du coût de la vie.

Mme Picard ajoute que les membres de l’AFPC sont mobilisés et sont prêts à participer à la lutte pour régler l’enjeu du système de paye. Malgré une température sous les -15 degrés Celsius, ils étaient des dizaines au centre-ville de la capitale fédérale à 7h30, jeudi matin, pour signifier leur mécontentement.

La mobilisation s’est arrêtée à quatre endroits, soit devant les bureaux de Revenu Canada, du Solliciteur général du Canada, de Douanes et Accises, ainsi que devant le bureau du premier ministre, Justin Trudeau, de l’édifice Langevin.

Fonction publique

D’importants contrats accordés sans appel d’offres

De nouveaux documents judiciaires révèlent des discussions entre fonctionnaires sur les risques pour les contribuables du recours par des gouvernements fédéraux successifs à des contrats à fournisseur unique pour acheter de l’équipement dont les Forces canadiennes et d’autres parties ont un besoin pressant.

Les documents ont été soumis au nom du vice-amiral suspendu Mark Norman, accusé d’abus de confiance dans le cadre de l’un de ces contrats. Ce dépôt de documents survient au cœur de frustrations suscitées par le système d’approvisionnement militaire du Canada – certains y percevant notamment une mauvaise gestion politique ayant rendu nécessaires des acquisitions précipitées.

Fonction publique

Quand la science influence le politique

La conseillère scientifique en chef du Canada reconnaît que sa première année en poste ne ressemblait pas exactement à quoi elle s’était attendue.

« J’ai survécu ! lance Mona Nemer en riant. Ce fut une année passionnante. Beaucoup de choses à apprendre. À bien des égards, c’était une offre d’emploi merveilleuse, car elle ne contenait aucune liste de tâches. Tout était assez large pour permettre de définir soi-même le poste. »

Fonction publique

La détresse derrière Phénix

Des personnes qui éclatent en sanglots au bout du fil, d’autres qui sont à bout de nerfs, voire dépressifs. Une autre a même déjà menacé de s’enlever la vie. Des histoires loin d’être roses, le conseiller en rémunération Alan Craig en entend des dizaines par semaine depuis la mise en place du système de paye Phénix au gouvernement fédéral. Il a accepté de se confier au Droit.

Affirmant faire « quasiment autant de psychologie que de service à la clientèle » car l’émotion est souvent à fleur de peau lors des appels téléphoniques, celui qui œuvre à l’Agence du revenu du Canada (ARC) dit ne pas voir la lumière au bout du tunnel au sujet de ce fiasco qui s’est amorcé en 2016.

Fonction publique

Phénix: «Il est temps que ça se règle»

Alors que débute la troisième ronde de négociations avec le Conseil du Trésor pour le renouvellement des conventions collectives et que les ratés du système de paye Phénix se poursuivent, des fonctionnaires fédéraux ont fait du piquetage autant à Ottawa qu’à Gatineau mardi.

L’activité, menée par l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), a permis de distribuer des tracts au public et aux travailleurs de l’État pour les sensibiliser à la situation. 

Intitulés Toujours là pour vous, les feuillets d’information visent à rappeler que les fonctionnaires méritent une « entente équitable ». Le syndicat martèle que ses membres continuent à offrir quotidiennement des services essentiels à la population en dépit des innombrables problèmes que leur cause Phénix depuis 2016. 

Lors des deux premières rondes de pourparlers en juillet et octobre derniers, malgré des « propositions concrètes sur la table », l’AFPC souligne que l’employeur « n’a pas fait preuve du même sérieux et n’a pas montré un réel désir d’avancer ». Également, aucune contre-proposition n’a été faite, déplore-t-on. 

Dans ce contexte, le syndicat affirme qu’à moins d’un an des prochaines élections, le gouvernement Trudeau a la chance de prendre la balle au bond. 

« C’est là qu’on va savoir si le gouvernement veut vraiment négocier, c’est dans son intérêt de le faire. Presque trois ans après le début de Phénix, il y a encore plus de 500 000 cas d’arriérés. Chaque mois, la moitié de la fonction publique est affectée. Depuis le tout début, 80 % des membres ont eu des problèmes. Il est temps que ça se règle. [...] La patience de nos membres a des limites. Au minimum, le gouvernement devrait négocier, sinon il va falloir qu’on prenne d’autres actions », de dire le vice-président exécutif régional de l’AFPC, Greg McGillis.

Le nombre de cas d’arriérés diminue d’à peu près 2000 par mois à l’heure actuelle.

« C’est au compte-gouttes. À ce rythme, ça prendrait une trentaine d’années pour régler la situation », dénonce le leader syndical. 

L’AFPC affirme aussi que le fédéral doit cesser d’obliger les fonctionnaires à rembourser le montant brut des sommes reçues en trop par erreur, dédommager les employés pour les torts causés par ce « fiasco » et présenter aux membres un plan, assorti d’un échéancier, pour mettre un point final à la saga Phénix. 

« On sait qu’ils travaillent sur un autre système, mais le problème c’est que ça prend beaucoup d’analyse et de recherche. Leur première erreur, au départ avec Phénix, c’est justement de ne pas l’avoir fait », dit-il.

M. McGillis soutient en parallèle que le syndicat demande à ce qu’une clause puisse être établie afin que les fonctionnaires qui dénoncent publiquement leurs problèmes liés à Phénix ne subissent pas de représailles. 

En ce qui a trait aux autres revendications liées à la prochaine convention collective, le syndicat réclame entre autres une hausse salariale de 3,75 % par an pour la période 2018-2020, une prolongation de la période de congé parental de 37 à 63 semaines, une limite au recours aux agences de placement temporaire et des indemnités bonifiées.

Affaires

7 G$ pour des frégates: Davie s'attend à plus

Il n’y a pas si longtemps encore, il y avait 1500 travailleurs à la Davie. Au dernier décompte, ils n’étaient plus que 60.

Bien sûr, l’intention annoncée jeudi par le gouvernement fédéral d’accorder des contrats aux trois grands chantiers navals au pays — Chantier Davie (Lévis), Irving Shipyards (Halifax) et Seaspan Shipyards (Victoria) — pour la réparation et la maintenance des 12 frégates de la classe Halifax constitue une «bonne nouvelle» pour la direction de Davie, le syndicat représentant ses salariés et la communauté politique et économique.

Trois contrats qui totaliseront une valeur de 7 milliards $.

«Il faut s’en réjouir», souligne le vice-président des affaires publiques de Chantier Davie, Frédérik Boisvert.

«Nous sommes heureux que le gouvernement fédéral reconnaisse enfin la place importante que Davie, le plus gros chantier au Canada, doit représenter au cœur de la stratégie maritime du Canada», ajoute le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau. «Mais nous devrons attendre de voir les détails de l’octroi des contrats avant de statuer si le Québec reçoit enfin sa juste part dans l’attribution du financement fédéral.»

En effet, Ottawa n’a pas identifié le nombre de bateaux qui seront attribués à chacun des trois chantiers.

«Si nous n’obtenons que trois frégates, on pourra conclure que ce sont des miettes», qualifie Ann Gingras, la présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches de la CSN.

«S’il n’en tenait qu’à nous, Davie pourrait exécuter les travaux pour toutes les frégates», insiste Frédérik Boisvert qui dénonce vertement la campagne «indécente» menée par Irving Shipyards et la Fédération des travailleurs de la construction navale d’Unifor pour faire en sorte que les travaux d’entretien des frégates de la classe Halifax ne soient pas octroyés au chantier québécois. Il a tenu à rappeler que le chantier de la Nouvelle-Écosse avait déjà en poche des contrats fédéraux totalisant 65 milliards $ et peinait, comme Seaspan, à livrer des navires au gouvernement fédéral dans les délais prévus.

Sept des 12 navires de la classe Halifax sont stationnés à Halifax et le port d’attache des cinq autres se trouve à Esquimalt en Colombie-Britannique.

Ce n’est certainement pas avant une quinzaine de jours que le gouvernement Trudeau devrait annoncer ses couleurs au sujet du partage des frégates entre les trois chantiers.

En effet, son annonce de jeudi s’inscrit dans un processus de préavis d’adjudication de contrats. Ottawa a établi, à la lumière d’une consultation lancée en 2016, que les trois chantiers navals possédaient les effectifs et l’infrastructure nécessaires pour exécuter les travaux nécessaires dont les frégates de la classe Halifax ont besoin. Si d’autres fournisseurs estiment qu’ils ont la capacité de satisfaire aux exigences décrites dans les préavis d’adjudication de contrats, ils disposent d’une période de 15 jours pour signaler leur intérêt.

Il s’agit du même processus qui avait permis à Davie, en août dernier, de décrocher un contrat de 610 millions $ pour l’acquisition et la transformation de trois brise-glace pour la Garde côtière.

Rien avant 2021

Les travaux sur les 12 frégates devraient débuter en 2021.

Or, il est légitime de se demander si la main-d’oeuvre sera encore au rendez-vous à la Davie à ce moment-là, fait remarquer le président de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie, Pierre Drapeau.

«Dans le contexte actuel de la rareté de main-d’oeuvre, l’obtention d’un contrat pour la maintenance des frégates ne suffira pas à maintenir une main-d’oeuvre hautement qualifiée à Lévis», tranche le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval. «Il est important de continuer les efforts pour trouver de nouveaux contrats pour Davie.»

À la CSN, on parle d’un «trou» à combler d’ici 2021. Le contrat de 610 millions $ pour les brise-glace prévoit le maintien de 200 emplois seulement.

«Le fédéral doit trouver une façon d’aider la Davie», soutient le maire de Lévis, Gilles Lehouillier.

«Il est aberrant que Davie ne puisse rouler au maximum de sa capacité d’ici 2021», affirme Louis Bégin, le président de la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN. «Ce chantier-là peut faire vivre jusqu’à 2000 travailleurs.»

La solution passe, selon les patrons et les syndicats, par l’Obélix, ce navire ravitailleur que Davie veut construire pour la Marine royale. Il s’agit du jumeau de l’Asterix qui a été livré en 2017 par le chantier de Lévis dans les temps et les budgets prévus.

«Le gouvernement fédéral devrait considérer l’octroi du contrat Obélix qui répondrait à deux enjeux importants, livrer un navire ravitailleur nécessaire aux opérations de la Marine royale canadienne, et ce, à l’intérieur de 24 mois, et maintenir l’expertise sur place jusqu’au début des contrats annoncés, jeudi, pour 2021», avance le pdg de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Stéphane Forget.

Avec la collaboration de Patricia Cloutier

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Répondre aux nouvelles menaces

En attendant qu’un jour de nouvelles frégates viennent prendre la relève, Ottawa a choisi de continuer à exploiter les 12 navires de la classe Halifax pendant encore vingt ans.

À compter de 2021, les frégates, qui ont été mises en service au début des années ‘90, feront l’objet d’une vaste opération de modifications techniques, d’installations d’équipements et d’activités d’entretien correctif qui permettront d’en assurer le bon fonctionnement et l’utilité jusqu’à la fin de leur durée de vie.

«Ces travaux comprennent la modernisation des systèmes des plates-formes, les mises à niveau des systèmes des navires, l’acquisition et l’installation de nouvelles capacités, comme un radar de pointe, un nouveau système de guerre électronique et des systèmes de communication et des missiles améliorés intégrés dans un nouveau système de gestion de combat», signale Services publics et Approvisionnements Canada.

Dans la documentation transmise jeudi aux médias, le ministère explique que les frégates avaient été conçues, à l’époque, pour la guerre anti-sous-marine et la lutte antinavire, surtout en haute mer.

«Le rôle de la classe Halifax a changé. Les menaces maritimes actuelles et en évolution sont plus rapides et plus furtives, elles se manœuvrent plus facilement et passent de la haute mer à des régions plus proches des côtes», indique-t-on.

«Le milieu littoral présente des défis pour les capteurs et les systèmes d’armes en raison de la densité accrue de la circulation et la proximité aux menaces venant de la côte. De plus, les navires doivent maintenant faire face à des menaces asymétriques, comme des attaques de vaisseaux plus petits et plus facilement manœuvrables qui n’étaient pas envisagées au moment de la conception du navire. Des innovations en matière de procédures et de tactiques ont permis aux frégates de fonctionner de manière efficace dans le nouveau contexte de sécurité, et ce, malgré les limites du matériel. Cependant, des améliorations aux capteurs et aux armes sont nécessaires afin d’améliorer la capacité du navire à faire face à ces nouvelles menaces à l’avenir.»