Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

Fonction publique

COVID-19: limites au télétravail dans la fonction publique

Les mesures en place au gouvernement fédéral pour lutter contre la propagation de la COVID-19 sont bien accueillies par l’IPFPC, mais exposent les limites du télétravail au sein de la fonction publique.

Le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) a annoncé dimanche soir que « les gestionnaires doivent envisager le télétravail pour tous leurs employés ». Seuls les employés responsables d’un service essentiel devaient absolument se présenter au travail.

Fonction publique

COVID-19: le plan de télétravail du gouvernement fédéral laisse à désirer, selon l’AFPC

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) n’est pas convaincue par le plan de télétravail du gouvernement fédéral alors que la pandémie de coronavirus continue de se faire ressentir partout au pays.

L’AFPC déplore notamment que la directive sur le télétravail permette aux ministères et aux gestionnaires de décider eux-mêmes quand et comment autoriser le travail à la maison. Le syndicat estime que cela créer une « approche fragmentée qui met nos membres et le public en danger ».

« L’AFPC a été très claire : quiconque n’a pas besoin d’être au bureau devrait pouvoir travailler à la maison, indique-t-on dans un communiqué. Nous exhortons le gouvernement à émettre une politique détaillée sur le télétravail à l’intention de tous les fonctionnaires fédéraux, à moins que le poste ne soit jugé essentiel, afin de limiter la propagation du virus. »

Ainsi, le syndicat demande à Ottawa de prendre certaines mesures pour assurer la sécurité et le bien-être des travailleurs de la fonction publique. Parmi celles-ci, l’AFPC demande notamment au gouvernement Trudeau de fournir des équipements de protection comme des masques et des gants à tous les travailleurs qui en ont besoin.

« En particulier le personnel de première ligne comme les agents des services frontaliers, les employés de Service Canada et les travailleurs du secteur postsecondaire, précise-t-on. Les membres de l’AFPC ont droit à un milieu de travail sain et sécuritaire, clame le syndicat. Nous travaillons étroitement avec les employeurs pour trouver des solutions. »

Et en parlant de solutions, certaines ont été annoncées par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), samedi en fin d’après-midi, concernant les congés.

« Si vous êtes en bonne santé, mais que les autorités de santé publique vous obligent à vous isoler, veuillez envisager le télétravail avec votre responsable. Si le télétravail n’est pas possible, vous aurez droit à un congé payé, conformément à l’article Autre congé payé (code 699) de votre convention collective », a écrit le syndicat dans une note transmise à ses membres.

En ce qui a trait au travail à la maison, l’IPFPC souligne que « l’employeur s’efforce de faire preuve de la plus grande souplesse possible ».

Alors que la présidente du syndicat, Debi Daviau, avait exprimé des craintes concernant l’accès au serveur VPN et à la capacité de l’infrastructure informatique à assurer le télétravail, l’IPFPC indique avoir « reçu l’assurance que le Conseil du Trésor, Services partagés Canada et les dirigeants principaux de l’information s’efforcent de favoriser le travail à distance et de donner la priorité d’accès au réseau aux activités essentielles. »

Service correctionnel du Canada suspend ses visites

Ottawa a par ailleurs suspendu les visites du public aux détenus dans tous les établissements correctionnels fédéraux, samedi, afin « d’assurer la santé et la sécurité du public, des employés, des détenus et de leurs familles ».

Des appels par vidéoconférence et par téléphone seront mis à la disposition des détenus et de leurs proches afin de leur permettre de rester en contact.

À l’heure actuelle, aucun cas de la COVID-19 n’a été rapporté dans les établissements du Service correctionnel du Canada (SCC).

« Nous demeurons en contact avec les autorités de santé publique. Nous réévaluerons la situation régulièrement et fournirons des mises à jour au fur et à mesure qu’elle évolue », a indiqué le SCC.

Fonction publique

Vote de grève retardée par l’AFPC en raison du coronavirus

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a annoncé que les votes de grève qui devaient avoir lieu au cours des prochaines semaines sont reportés au moins jusqu’au 30 mars.

« Alors que le nombre de cas de coronavirus signalés augmente au Canada, il est important que l’AFPC prenne les devants pour protéger la santé et la sécurité de ses membres et du public canadien », affirme l’AFPC dans un communiqué. 

Cette décision touche les membres du syndicat qui travaillent à l’Agence du revenu du Canada, à Parcs Canada et ceux qui font partie des unités de négociations du Conseil du Trésor. 

Rappelons que ces votes de grève surviennent alors que les négociations avec le gouvernement fédéral piétinent. Ces membres de l’AFPC sont sans contrat de travail et insatisfaits des offres du Conseil du Trésor pour dédommager les victimes du système de paye Phénix.

Fonction publique

COVID-19: votes de grève retardés à l'AFPC

Les membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) devaient déclencher une grève, ça devra attendre quelque peu.

Le syndicat annonce que les votes de grève qui devaient avoir lieu au cours des prochaines semaines sont reportés au moins jusqu’au 30 mars.

«Alors que le nombre de cas de coronavirus signalés augmente au Canada, il est important que l’AFPC prenne les devants pour protéger la santé et la sécurité de ses membres et du public canadien», affirme l’AFPC dans un communiqué.

Cette décision touche les membres du syndicat qui travaillent à l’Agence du revenu du Canada, à Parcs Canada et ceux qui font partie des unités de négociations du Conseil du Trésor.

Rappelons que ces votes de grève surviennent alors que les négociations avec le gouvernement fédéral piétinent. Ces membres de l’AFPC sont sans contrat de travail et insatisfaits des offres du Conseil du Trésor pour dédommager les victimes du système de paye Phénix.

Fonction publique

Des punaises de lit aux Terrasses de la Chaudière

La lutte aux punaises de lit a été déclarée ces derniers jours dans les locaux fédéraux des Terrasses de la Chaudière, dans le secteur Hull à Gatineau.

Après la découverte d’une seule bestiole, à la fin de février, une unité canine a permis de confirmer le passage d’autres parasites entre les 21e et 24e étages. Des traitements ont été faits pour endiguer le problème.

«Bien qu’aucune punaise de lit comme telle n’ait été détectée, écrit Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), l’inspection a révélé la présence d’activité de punaises à tous les étages.»

Dans une mise à jour du 9 mars, SPAC confirme que les employés travaillant au 22e étage du 10, rue Wellington, «ont été conviés à une rencontre visant à leur expliquer les mesures qui ont été prises et à répondre (à leurs) questions».

Fonction publique

Ottawa mise sur l'entreprise SAP pour remplacer Phénix

Le gouvernement canadien a annoncé vendredi que l’entreprise informatique SAP a été choisie pour mettre en place un nouveau système de paye pour les employés de la fonction publique fédérale, afin de remplacer le controversé système actuel, Phénix.

Le système de paye Phénix a fait l’objet d’innombrables ratés au cours des quatre dernières années. L’annonce du gouvernement fédéral s’inscrit dans un processus d’évaluation rigoureux qui a été enclenché au cours du mois de juin 2019.

Outre l’entreprise informatique SAP, basée à Toronto mais dont le siège social est en Allemagne, deux autres entreprises, Ceridian et Workday, étaient en lice pour recevoir le mandat d’aider à mettre en branle un nouveau système de paye. 

Le secrétariat du Conseil du trésor précise que ces entreprises « continueront de faire partie de la liste des fournisseurs qualifiés pour de prochains travaux sur les [ressources humaines] et la paye avec le gouvernement ».

Le secrétariat a aussi souligné vendredi que SAP « travaillera avec le gouvernement du Canada à un projet pilote visant à tester une éventuelle solution de [ressources humaines] et de paye en fonction des besoins réels du gouvernement en la matière ».

« L’annonce d’aujourd’hui est une étape importante vers la mise en place d’une solution de nouvelle génération efficace, mieux adaptée à la complexité de la structure des ressources humaines et de la paye du gouvernement fédéral », a indiqué la ministre du Gouvernement numérique, Joyce Murray.

De son côté, le président de SAP Canada, Andy Canhan, « se réjouit à l’idée de continuer de travailler avec les fonctionnaires, les syndicats et les employés sur une solution moderne et numérique, une solution qui répondra aux besoins de la fonction publique fédérale et de ses employés ».

Le Conseil du Trésor ajoute les travaux à long terme visant à stabiliser le système de paye Phénix « se poursuivront avec Services publics et Approvisionnement Canada ».

Fonction publique

Possible mandat de grève à l'ARC: les employés de l’impôt se prononcent

Le traitement des rapports d’impôt pourrait être perturbé ce printemps par une grève ou des moyens de pression de quelque 28 000 employés de l’Agence du revenu du Canada (ARC).

Sans contrat depuis le 31 octobre 2016, les travailleurs du Syndicat des employés de l’impôt (SEI) affiliés à l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) sont présentement appelés à se prononcer sur un mandat de grève. Les salaires, les conditions de travail des employés de bureau et des centres d’appels, la permanence ainsi que la conciliation travail/famille figurent parmi les points en litige. Les pourparlers avec l’employeur dans le but de renouveler la convention collective ont commencé en juin 2018.

Fonction publique

Une croix sur le transfert des employés civils de la GRC vers le système Phénix

Plus de 3500 employés civils de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) peuvent pousser un soupir de soulagement. Le Droit a appris en primeur lundi que leur transfert tant redouté vers le controversé système de paye Phénix au printemps prochain n’aura pas lieu.

La décision finale a été prise récemment à la suite de l’intervention du président du Conseil du Trésor, Jean-Yves Duclos.

«Les membres civils de la GRC et leurs représentants syndicaux ont clairement exprimé leurs préoccupations en lien avec leur transfert au sein de la fonction publique fédérale. Notre gouvernement les a entendus. Après mûre réflexion, j’ai pris la décision, en consultation avec le ministre de la Sécurité publique (Bill Blair), de recommander au Conseil du Trésor de ne pas procéder au transfert», a indiqué M. Duclos. 

La commissaire de la GRC Brenda Lucki a annoncé la nouvelle aux employés dans une note interne acheminée lundi en milieu de matinée.

En principe, cette migration de système de paye aurait été effective dès le 21 mai, si le projet s’était concrétisé.

À la fois en coulisses et par le biais de la médiatisation de l’affaire, le gouvernement en serait venu à la conclusion que la volonté n’était pas là pour «l’extrême majorité des employés», avait indiqué au Droit une source gouvernementale. Bon nombre de ces derniers étaient également inquiets, car ils souhaitaient continuer à avoir un devoir de loyauté envers la GRC et non le gouvernement fédéral.

Le président du Conseil du Trésor aurait pris la décision d’acheminer une telle directive par respect pour les employés concernés ainsi qu’en guise de bonne foi alors que s’entameront bientôt des négociations pour le renouvellement de conventions collectives, nous dit-on.

Depuis plusieurs mois, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), qui représente environ le tiers des employés civils de la GRC, déplorait haut et fort le fait qu’un tel changement soit dans les cartons. En octobre dernier, la présidente du syndicat, Debi Daviau, avait rencontré la commissaire Lucki afin de lui déconseiller fortement d’aller de l’avant avec le transfert vers le «défaillant système Phénix». 

Soutenant «ne pas baisser les bras», le syndicat était revenu à la charge pas plus tard que la semaine dernière en demandant à ses membres de «manifester clairement leur opposition» en envoyant des courriels aux ministres Duclos (Conseil du Trésor) et Anand (Services publics et Approvisionnement Canada) ainsi qu’à la commissaire Brenda Lucki.

«Une sage décision», dit l'IPFPC

L’IPFPC s’est réjoui de ce changement de cap lundi, estimant que la pression qui a été exercée sur l’employeur et le gouvernement dans les derniers instants a probablement aidé à la cause. 

«Nous sommes très contents de cette sage décision de la part de la commissaire et du président du Conseil du Trésor. Depuis les toutes premières rencontres, on essayait de les décourager de procéder à cette migration, avec tous les risques que ça encourait. On constate encore au jour le jour tous les problèmes liés à Phénix qui ne sont pas résolus. On ne voulait vraiment pas que davantage de nos membres se se retrouvent dans une telle situation. Globalement, ce n’était pas acceptable de migrer à cette étape-ci, sachant que le système de la GRC fonctionne assez bien», lance le vice-président Stéphane Aubry.

Il souligne que des craintes subsistent en vue du moment où la GRC sera prête à ce transfert à plus long terme, mais il rappelle que le syndicat propose que l’organisation soit l’une des premières à utiliser le prochain système de paye (NextGen) en marge d’un projet pilote.

Fonction publique

Phénix et convention collective expirée: l'AFPC pourrait déclencher une grève en mai

Sans contrat de travail et insatisfaits des offres du Conseil du Trésor pour dédommager les victimes du système de paye Phénix, dont c’est le quatrième anniversaire d’implantation, jusqu’à 140 000 membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) pourraient déclencher une grève générale illimitée dès le mois de mai.

Les votes de grève se tiendront entre la mi-mars et le début mai dans les différentes unités syndicales partout au pays, excluant les syndiqués de l’Agence du revenu du Canada pour qui ont commencé à se prononcer dans les derniers jours. Selon les résultats, l’AFPC aura donc en main dès les semaines suivantes un mandat de grève. Des grèves rotatives ne sont pas envisagées. S’il se concrétise, un tel débrayage à l’échelle nationale sera une première depuis 1991.

Pour souligner les quatre ans d’existence du fiasco lié à Phénix, l’AFPC a organisé un point de presse vendredi devant les bureaux du premier ministre Justin Trudeau, dont on déplore l’inaction face à cette situation qui perdure depuis février 2016. 

« Notre message pour lui est clair : nos gens affectés sont au bout du rouleau et ne voient pas la lumière au bout du tunnel. Il n’y a toujours pas de plan, aucun message pour rassurer les travailleurs. En plus, on est toujours en quête d’un nouveau contrat de travail, qui lui devra inclure des dédommagements pour Phénix », affirme la vice-présidente exécutive nationale de l’AFPC, Magali Picard. 

Au sujet du système Phénix, le plus grand syndicat du secteur public au pays exige entre autres que le gouvernement fédéral établisse un plan et un échéancier précis pour l’élimination de l’arriéré, qui s’élève à plus de 200 000 mouvements de paye. On souhaite aussi qu’il y ait embauche de plus de personnel dans le but de diminuer le nombre de nouveaux cas problématiques et que les conseillers en rémunération soient maintenus en poste

Mme Picard ajoute que devant le « silence radio » de l’employeur, duquel on attend impatiemment un signal avec un nouveau mandat pour discuter, les fonctionnaires n’ont d’autre choix que de songer à des actions plus lourdes. 

« Comme on ne voit aucun mouvement à la table du Conseil du Trésor, on ne veut plus attendre. Assez, c’est assez. L’offre de cinq jours de congé (pour compenser les dommages liés à Phénix) est complètement inéquitable. Nos gens s’attendent à mieux, ils veulent un montant forfaitaire qui est non imposable, car on parle de dommages moraux. Quant à la négociation habituelle des conventions collectives, on ne demande rien d’extraordinaire, on ne demande qu’au minimum une hausse équivalente au coût de la vie. L’employeur a proposé 0,75 % au début des négociations, alors que les retraités ont obtenu 2,2 % en janvier. Nous ne sommes même pas dans une période de rattrapage, on veut simplement qu’ils respectent ce qu’eux-mêmes ont déterminé comme étant le coût de la vie », lance-t-elle. 

Mme Picard précise que le fait que d’autres syndicats de plus petite taille (tels que l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada) ont accepté l’an dernier l’offre du gouvernement à titre de compensation pour les problèmes de Phénix (l’équivalent de cinq jours de congé payés) puis fait inclure une clause remorque à leur contrat de travail « complique la vie » à l’AFPC. 

La clause stipule que si le plus imposant syndicat obtient mieux, les autres devront à leur tour être compensés. 

« C’est dommage que les autres (syndicats) aient dansé avec le gouvernement sur une note de peur, avant les élections. Ils ont eu peur d’avoir à négocier avec les conservateurs, alors ils ont pris l’offre. Une clause remorque, c’est quand tu signes quelque chose qui n’est pas entièrement satisfaisant. Mais là, cette entente fait en sorte que l’employeur est beaucoup plus lent à réagir. Il réalise dans quelle position il s’est mis. Sauf que la stratégie a assez duré. Des milliers de fonctionnaires sont aux prises avec des problèmes et il n’y a aucun signe d’amélioration », de dire Mme Picard. 

Celle-ci affirme ne jamais avoir vu la fonction publique aussi mobilisée.

« Les gens veulent se faire voir et entendre. Il y en a qui dans le passé n’auraient pas été en faveur d’une grève, mais là il y a une écœurantite. Ils ont besoin d’une bouffée d’air. J’exhorte le gouvernement d’agir, ne serait-ce que par question de respect et non pour savoir qui gagnera ou perdra », lance la leader syndicale. 

La partie patronale réplique que son objectif est de prendre des mesures concrètes pour faire progresser les négociations et permettre aux deux parties de retourner à la table de négociations.

« Le gouvernement du Canada demeure déterminé à négocier de bonne foi et à conclure des conventions qui sont équitables pour les employés et raisonnables pour les contribuables canadiens, comme il l’a déjà fait avec les 34 autres agents négociateurs de la fonction publique », indique le cabinet du président du Conseil du Trésor, Jean-Yves Duclos. 

Actualités

Négociation dans la fonction publique fédérale: la commission conclut à l’impasse et évoque Phénix

MONTRÉAL — La commission chargée de se pencher sur la négociation entre le gouvernement fédéral et 85 000 membres de l’AFPC conclut à une impasse dans le dossier du renouvellement de la convention collective. Elle laisse entendre que la solution passe aussi par le versement de dommages-intérêts satisfaisants aux employés lésés par le système de paie Phénix.

Dans son rapport remis au cours des derniers jours, la Commission de l’intérêt public - une sorte d’étape de conciliation entre les parties - parle d’une «incapacité totale» des parties de s’entendre sur le renouvellement de la convention collective pour ces 85 000 employés du groupe appelé PA (programmes et administration).

Elle souligne que pas moins de 90 modifications à la convention collective ont été demandées par le gouvernement fédéral et l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui ont été incapables de «prioriser leurs besoins et de faire des compromis».

Elle décrit une «liste gigantesque» de points à discuter et de maigres gains durant les rencontres, comme celui de changer le terme «kilométrage» par «taux par kilomètre».

Salaires

De même, au plan pécuniaire, la commission rapporte un «écart énorme» entre les deux parties.

Elle rapporte que l’AFPC revendique des augmentations de 3,25 pour cent par an pendant trois ans, le tout devant être applicable après un ajustement effectif de 4 pour cent pour un certain nombre de classifications. D’autres demandes d’augmentations ont aussi été formulées pour les allocations.

Le Conseil du trésor fédéral a déjà conclu une entente avec d’autres syndicats de plus petite taille. «La tendance prend la forme d’une entente de quatre ans avec des augmentations salariales générales totalisant 7 pour cent plus 1 pour cent supplémentaire qui sera utilisé pour des ajustements spéciaux au besoin» ou appliqué à l’augmentation générale, selon le cas, explique la commission.

L’antidote Phénix?

La Commission de l’intérêt public souligne que le litige concernant le système de paie Phénix pèse lourd sur la négociation de la convention collective. «Il se peut qu’une grande partie de l’impulsion relative à la liste de demandes de l’Alliance, qui est relativement longue et ferme, soit générée par les sentiments des membres à l’égard de Phénix», écrit le président de la commission, Morton Mitchnick.

L’AFPC a refusé le dédommagement de cinq jours de congé que les syndicats de plus petite taille ont accepté. Ceux-ci ont toutefois fait inclure une clause remorque dans leur entente, qui fait que si l’AFPC obtient mieux, ils l’obtiendront aussi.

La Commission de l’intérêt public conclut: «il se peut qu’une solution satisfaisante de la question des dommages-intérêts liés à Phénix soit déterminée loin de la table des négociations, mais en tandem avec ces dernières, soit l’antidote ultime à l’impasse qui bloque les parties dans leur confrontation actuelle».

La convention collective de ces 85 000 membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada est arrivée à échéance le 20 juin 2018.

Au Québec, l’AFPC est affiliée à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) - la plus grande centrale syndicale du Québec.

Fonction publique

Des documents concernant une affaire d’espionnage sont disparus

Des fonctionnaires fédéraux ont perdu ou peut-être même détruit des dossiers confidentiels concernant un officier de la marine reconnu coupable d’avoir vendu des secrets à la Russie, révèle une enquête du commissaire à l’information.

Cette enquête, qui impliquait le plus haut fonctionnaire du pays et la conseillère à la sécurité nationale du premier ministre, laisse des questions sans réponse dans cette affaire d’espionnage parce que des dossiers confidentiels n’ont pu être retrouvés.

Cet épisode s’est amorcé il y a sept ans lorsque La Presse canadienne a déposé une demande en vertu de la Loi d’accès à l’information auprès du Bureau du Conseil privé afin de consulter des notes, des courriels et des rapports concernant Jeffrey Delisle.

L’enseigne de vaisseau a été condamné à 20 ans de prison après avoir plaidé coupable d’avoir transmis des renseignements secrets à la Russie en échange d’argent comptant sur une base régulière pendant plus de quatre ans.

Le Bureau du Conseil privé a rejeté la demande en août 2013, affirmant que les dossiers concernant Delisle traitaient de questions comme des enquêtes, les relations internationales et la surveillance d’activités subversives ou hostiles.

La Presse canadienne s’est plainte le mois suivant auprès du commissaire à l’information.

La commissaire à l’information Caroline Maynard a relaté le fil des événements dans une lettre transmise ce mois-ci à l’agence de presse.

Dès 2013, le bureau du commissaire avait demandé des copies non censurées des dossiers à examiner. Le Bureau du Conseil privé a alors indiqué que des dispositions seraient prises afin qu’un enquêteur puisse venir consulter ces documents confidentiels.

Le Bureau du commissaire semble avoir attendu plus de cinq ans avant de faire le suivi.

En juillet 2019, le directeur adjoint de la direction des services corporatifs du Bureau du Conseil privé a déclaré à l’un des enquêteurs de la commissaire que les documents avaient «très probablement» été détruits par inadvertance.

Mme Maynard a ensuite ordonné à Greta Bossenmaier, la conseillère en matière de sécurité nationale et de renseignement du premier ministre à l’époque, de produire les documents, une décision visant à déterminer s’ils avaient bien été détruits.

À la fin de novembre, le directeur de l’accès à l’information du Bureau du Conseil privé a répondu au nom de Mme Bossenmaier que le Bureau du Conseil privé ne pouvait pas retracer les documents ou confirmer s’ils avaient été détruits.

Il a fourni quelques indices supplémentaires. En 2013, un analyste d’accès a consulté les documents dans une zone sécurisée du secrétariat de la sécurité et du renseignement du bureau. Ils ont ensuite été placés dans un dossier qui semble avoir été placé dans une autre armoire.

«Si les documents sont retrouvés, le Conseil privé en informera votre bureau», écrit-il.

Étant donné que le Bureau du Conseil privé n’avait toujours pas confirmé l’état des documents, Mme Maynard a demandé en décembre 2019 au greffier du Conseil privé Ian Shugart de fournir tous les documents existants d’ici le 20 janvier.

«J’ai également exhorté le greffier à veiller à ce que le Bureau du Conseil privé prenne les mesures nécessaires pour garantir que tous les documents pertinents à la plainte en cours sont correctement conservés», peut-on lire dans la lettre de Mme Maynard à La Presse canadienne.

Le sous-ministre adjoint du Bureau du Conseil privé a répondu le mois dernier à Mme Maynard que les dossiers étaient introuvables et a qualifié l’affaire «d’incident isolé».

Depuis, le Bureau du Conseil privé «s’est engagé à assurer une approche plus rigoureuse» de ces demandes d’accès à des documents, a indiqué Pierre-Alain Bujold, un porte-parole du Bureau du Conseil privé.

Le Bureau du Conseil privé dit qu’il ordonne désormais aux fonctionnaires de faire des copies des documents confidentiels, de veiller à ce que le numéro de la demande soit affiché bien en vue et de placer le fichier dans un coffre-fort centralisé pour la conservation et les références futures.

Natalie Bartlett, porte-parole de Maynard, a refusé de commenter, affirmant que la loi sur l’accès ne permet pas au bureau de discuter d’une enquête jusqu’à la publication du rapport.

Dans sa lettre à La Presse canadienne, Mme Maynard, qui est devenue commissaire en mars 2018, a présenté ses excuses pour le retard dans l’enquête sur la plainte.

«Votre plainte a mis en évidence à la fois l’importance de l’identification et de la conservation adéquates des dossiers par les institutions, ainsi que l’importance de mener des enquêtes en temps opportun.»

Mme Maynard a dit avoir pris des mesures pour garantir que les plaintes plus anciennes «continuent d’être activement traitées et que les dossiers ne restent pas sans affectation pendant de longues périodes».

Elle a ajouté que dans ce cas particulier, il lui est impossible d’évaluer efficacement si le Bureau du Conseil privé était justifié de refuser l’accès, en tout ou en partie, en vertu de la loi.

Actualités

Ratés du système de paie Phénix: une fonctionnaire à bout

SHAWINIGAN — Le système de paie Phénix porte bien son nom: même quand un problème semble réglé, il renaît de ses cendres. C’est ce que vit Marie-Ève Ricard, une fonctionnaire de Shawinigan visiblement dépassée par les réclamations qui se succèdent depuis l’automne, alors qu’elle croyait avoir clarifié sa situation pour de bon en 2018.

La jeune femme avait expliqué sa situation dans Le Droit d’Ottawa à ce moment. Après avoir quitté Service Canada en août 2016, elle effectue un retour en novembre 2017. Elle travaille alors comme agente de services aux citoyens à Saint-Jérôme.

Affaires

Près de 43 500 employés du secteur public au Québec gagnent plus de 100 000 $

Hydro-Québec, la Ville de Montréal et l’Université McGill figurent parmi les organismes publics de la province qui emploient le plus de personnes ayant un salaire de plus de 100 000 $, indique une étude publiée mardi par la Fédération canadienne des contribuables.

La Fédération canadienne des contribuables a calculé que près de 43 500 employés du secteur public québécois gagnent plus de 100 000 $ par année.

L’organisme, qui milite pour un gouvernement minceur et des impôts plus bas, espère que ses conclusions inciteront le Québec à être plus transparent dans ses dépenses - et à publier chaque année la liste de ses employés à salaires élevés, comme le font l’Ontario, l’Alberta, le Manitoba et la Saskatchewan.

La plus récente liste en Ontario, publiée en mars dernier, révélait que plus de 151 000 fonctionnaires avaient gagné 100 000 $ ou plus dans cette province en 2018.

Hydro-Québec en tête

Avec 6796 employés gagnant plus de 100 000 $ par année, Hydro-Québec arrive en tête de la «liste ensoleillée» de l’organisme au Québec - un terme utilisé de façon informelle à travers le pays pour décrire ce genre de divulgations gouvernementales. La société d’État emploie également le haut responsable le mieux rémunéré, selon les données.

Cet employé est le président et chef de la direction d’Hydro-Québec, Éric Martel, dont le salaire de base annuel - un peu moins de 560 000 $ - était déjà connu publiquement. Ce n’est pas le cas pour les milliers d’autres employés énumérés dans le rapport, dont les noms et les postes étaient absents des informations fournies par les divers organismes financés par le gouvernement.

Par exemple, tout ce qui était disponible auprès de la Ville de Montréal est que 5700 de ses employés gagnent un salaire de plus de 100 000 $. Le salaire le plus élevé est d’environ 321 000 $, et le coût total pour les contribuables de la ville pour ces hauts salariés serait de plus de 686 millions $.

L’Université McGill emploie 1992 personnes qui ont gagné plus de 100 000 $, selon les données du rapport. Le coût total serait d’un peu moins de 300 millions $. Les employés de cinq universités québécoises se sont classés parmi les 10 plus hauts salariés, selon les chiffres de l’organisme.

Le porte-parole de la Fédération, Renaud Brossard, a qualifié le nombre de 43 469 employés du secteur public québécois gagnant plus de 100 000 $ par année d’«énorme», mais a déclaré que les organismes publics du Québec n’ont pas fourni suffisamment d’informations pour mettre les données en contexte. «Mais cela ne signifie pas que parmi les 43 469, il n’y a pas de ces responsables qui ne méritent pas des salaires comme ça», a-t-il fait valoir. Ces salaires coûteraient aux contribuables environ 5,3 milliards $, selon l’organisme.

Il est également difficile d’obtenir un pourcentage précis des employés gagnant un salaire de plus de 100 000 $ au sein de l’effectif total du secteur public. Le gouvernement provincial comptait à lui seul l’équivalent d’environ 510 095 employés à temps plein répertoriés dans les documents budgétaires de 2019.

M. Brossard a indiqué mardi que l’organisme avait utilisé la loi québécoise sur l’accès à l’information pour demander des informations à plus de 2000 organismes publics provinciaux et municipaux.

Selon M. Brossard, 450 organismes publics ont refusé de répondre pleinement aux demandes d’accès, mais 1688 autres se sont conformés à la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.

Mardi, le premier ministre François Legault n’avait pas grand-chose à dire sur la liste «ensoleillée» de la Fédération. «Cela reflète le marché», a-t-il déclaré à propos des salaires. Lorsqu’on lui a demandé si le gouvernement était prêt à publier sa propre liste détaillée, le bureau de M. Legault a dirigé un journaliste vers un site web du gouvernement contenant des statistiques générales sur la fonction publique et les échelles de rémunération.

Affaires

Ratés du système de paie Phénix: «Loin d’être réglé» quatre ans plus tard

MONTRÉAL — Quatre ans après son implantation dans la fonction publique fédérale, en février 2016, le système de paie Phénix a encore fait plus de 100 000 victimes dans la dernière année à cause de ses ratés.

Les problèmes sont «très loin d’être réglés», a déploré en entrevue avec La Presse canadienne Magali Picard, vice-présidente exécutive nationale à l’Alliance de la fonction publique du Canada — le plus grand syndicat de fonctionnaires fédéraux.

Selon le dernier questionnaire transmis par le Conseil du trésor fédéral pour l’année 2019, auquel 182 000 employés ont répondu, 74 % d’entre eux ont rapporté avoir éprouvé des problèmes de paie avec le système Phénix, à un moment ou à un autre. C’est donc dire qu’environ 134 500 d’entre eux ont été touchés.

De ce nombre, 59 % ont rapporté avoir eu de nouveaux problèmes avec Phénix au cours des 12 derniers mois. Cela signifie qu’environ 107 000 travailleurs ont encore été touchés dans la dernière année.

«De toute évidence, les chiffres nous disent que ça ne s’est pas amélioré. Les problèmes sont différents, mais la quantité de problèmes, elle, ne baisse pas», a résumé Mme Picard.

Les problèmes relatés sont une absence de paie; de l’argent en moins sur la paie; de l’argent en trop sur la paie; l’absence ou une erreur dans la rémunération d’heures supplémentaires; l’absence ou une erreur dans une paie reliée à un congé de maternité, de paternité ou d’invalidité, par exemple.

En 2019 toutefois, ce sont 44 % des employés qui ont répondu que leurs problèmes de paie avaient été réglés, comparativement à 35 % en 2018.

Il s’agit là des données du Conseil du trésor, Mme Picard rapporte que les statistiques de l’AFPC sont encore plus déprimantes.

Les ratés du système Phénix ont effrayé ou rendu méfiants tellement de fonctionnaires que nombreux sont ceux qui se sont abstenus de solliciter une promotion ou un changement de poste, de crainte que cela n’occasionne des changements à leur paie, donc d’autres ennuis.

Ils sont ainsi 51 % à répondre que les ratés de Phénix avaient affecté leur décision de chercher ou d’accepter une promotion, une mutation ou une affectation temporaire (réponses «dans une faible mesure», «modérément», «dans une grande mesure» et «dans une très grande mesure» additionnées).

Dédommagement?

Le printemps dernier, le gouvernement avait offert à titre de dédommagement l’équivalent de cinq jours de congé aux travailleurs touchés par les ratés du système de paie Phénix.

L’offre avait été acceptée par certains syndicats, mais pas par l’AFPC qui est le plus grand. L’AFPC compte 209 000 membres, dont 140 000 fonctionnaires fédéraux. Au Québec, elle est affiliée à la FTQ.

D’ailleurs, les syndicats qui avaient accepté l’offre avaient pris soin d’ajouter à leur entente une clause remorque spécifiant que si l’AFPC obtenait mieux pour ses membres, ils devraient en bénéficier aussi.

Les négociations entre le gouvernement fédéral et l’AFPC concernant l’indemnisation des victimes de Phénix ont maintenant été intégrées aux négociations plus globales concernant le renouvellement des conventions collectives.

Politique

Négos du secteur public: Québec a allumé des feux, dit la CSQ

Après avoir reçu des offres gouvernementales qui ont «allumé des feux» plutôt que de les éteindre, dans le secteur public, la CSQ commencera bientôt à mobiliser ses membres en vue de la négociation des conventions collectives qui s’amorce pour le demi-million d’employés de l’État.

En fait, la plupart des plans de mobilisation des différentes fédérations de la Centrale des syndicats du Québec sont déjà prêts, a indiqué lundi Sonia Éthier, présidente de la centrale syndicale, au cours de sa conférence de presse de rentrée après les Fêtes.

«Chaque fédération a son plan de mobilisation. Le thème, c’est : “Il faut que ça change maintenant”. C’est fait, c’est prêt. Les moyens de pression? Pas immédiatement, parce que je pense qu’il faut d’abord laisser la chance aux tables sectorielles et à la table centrale de négocier de bonne foi» et expliquer les demandes de la CSQ au gouvernement, a-t-elle expliqué.

La CSQ attend notamment de voir comment se concrétisera l’engagement du gouvernement Legault d’en faire plus pour les enseignants du primaire et du secondaire, comme pour les préposés aux bénéficiaires.

Les offres globales aux employés de l’État sont de 7 % d’augmentation sur cinq ans.

Difficultés de recrutement

Statistique Canada a confirmé, à la fin de l’année, que les enseignants québécois étaient encore les moins bien payés au pays. Qui plus est, beaucoup de jeunes enseignants quittent la profession dans les cinq premières années et bien des commissions scolaires éprouvent des difficultés de recrutement.

«Le président du Conseil du trésor, il doit réaliser qu’une de ses responsabilités à l’endroit des employés de l’État, c’est d’éteindre des feux, et non pas de les allumer, donc d’être proactif en matière d’attraction et de rétention du personnel. En plus, on est dans un contexte de surplus budgétaire et de pénurie de main-d’œuvre. Alors, on s’attendait à un rattrapage salarial. Mais là, ce que le gouvernement Legault nous offre, c’est de l’appauvrissement», a tonné Mme Éthier.

Elle reproche au gouvernement d’avoir «mis le feu aux poudres» dans les écoles, les collèges et les établissements de santé avec ses offres, qu’elle qualifie de «méprisantes».

La CSQ rencontrera les négociateurs gouvernementaux vendredi prochain.

Garde familiale

Par ailleurs, les responsables de service éducatif en milieu familial rattachées à la CSQ seront consultées jusqu’au 15 janvier sur un moyen de pression, dans le but d’accroître la pression dans le cadre de la négociation de leur convention collective.

Le plan proposé est d’ouvrir les portes 15 minutes plus tard le matin, et seulement le vendredi, pour la première semaine. Pour la deuxième semaine, le service ouvrirait 30 minutes plus tard.

Les 10 000 membres de la CSQ dans ces services en milieu familial sont présentement consultées au sujet de ce plan.

La CSQ représente 200 000 membres, dont 125 000 dans le milieu de l’éducation. En plus des enseignants, elle représente également les professionnels de l’éducation — orthophonistes, psychologues et autres — et le personnel de soutien scolaire.

Fonction publique

L’AFPC partage ses souhaits pour Noël

Et si Justin Trudeau était le père Noël, en plus d’être premier ministre?

C’est le scénario élaboré par l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) dans le cadre d’une manifestation vendredi matin pour réclamer une nouvelle convention collective qui «prévoit de bonnes augmentations salariales et des conditions de travail favorables à la conciliation travail-famille».

Cette nouvelle entente collective fait partie des mesures demandées par l’AFPC pour dédommager les fonctionnaires touchés par les ratés du système de paye Phénix. 

Le syndicat souhaite également une compensation financière plus importante que les «maigres journées de congé» offertes actuellement par Ottawa. 

Rappelons que l’AFPC est le seul syndicat de la fonction publique fédérale à ne pas avoir accepté l’offre de dédommagement d’Ottawa après l’échec de Phénix.  

Fonction publique

Terrasses de la Chaudière: «Ce n’est plus vivable» [VIDÉO]

Devant l’ampleur des problèmes de qualité d’air et de salubrité dans les immeubles des Terrasses de la Chaudière, à Gatineau, l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) hausse d’un cran la pression sur le gouvernement en affirmant carrément que « ce n’est plus vivable pour ses membres » à l’intérieur des murs du complexe érigé en 1978.

Réclamant des actions concrètes et davantage de transparence de la part de Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC), le syndicat a invité les fonctionnaires mardi midi à se mobiliser pour que les choses changent. L’activité était intitulée « T’amènes ta chauve-souris au travail ? », en référence à la présence de ce mammifère volant dans les édifices. Une vidéo partagée par l’AFPC permet entre autres d’en apercevoir une en mouvement au quatrième étage du 15, rue Eddy. Pour ajouter à cela, la présence de punaises de lit a également été signalée lundi, indique-t-on. Une information que réfute toutefois SPAC, qui a dit mercredi que la présence de ces insectes n'a pas été détectée à cet endroit. 

Fonction publique

Encore des punaises de lit dans un édifice fédéral

Un autre édifice fédéral pourrait être aux prises avec des punaises de lit.

Cette fois-ci, il s’agit de l’édifice Jeanne-Mance, au pré Tunney à Ottawa.

Selon ce que rapporte Radio-Canada, une punaise a été découverte au 12e étage de l’édifice.

Il s’agit d’un deuxième cas semblable dans la même semaine alors que des punaises de lit avaient été retrouvées dans les tours Jean-Edmonds, au 300 rue Slater mardi dernier.

À LIRE AUSSI: Des punaises de lit retrouvées dans un autre édifice fédéral

Fonction publique: la fin des punaises de lit au 70, Crémazie

>> Des punaises de lit au travail

Depuis l’été, c’est un quatrième cas de punaises de lit qu’on retrouve dans des édifices fédéraux. Le 30 septembre dernier, Le Droit apprenait notamment que l’édifice du 300 rue King Edward avait été infesté pendant une bonne partie de l’été et que plus de 200 employés ont dû travailler en compagnie des punaises de lit pendant plus d’un mois.

Puis, un peu plus récemment, au début octobre, des punaises de lit avaient frappé l’édifice du 70 rue Crémazie. La situation a été déclarée sous contrôle une semaine plus tard. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que cet édifice se voyait infesté. En février 2018, un cas semblable était survenu.

Fonction publique

Des punaises de lit retrouvées dans un autre édifice fédéral

Des punaises de lit ont été découvertes dans d’autres édifices fédéraux.

Cette fois, les tours Jean-Edmonds, sur la rue Slater, au centre-ville, sont touchées. Il semble toutefois que la situation n’est pas aussi grave que celles ayant été cet été et au début de l’automne au 350, avenue King Edward, à Ottawa, et au 70, rue Crémazie, dans le secteur Hull.

À LIRE AUSSI: Des punaises de lit au travail

Fonction publique: la fin des punaises de lit au 70, Crémazie

Actualités

Fonction publique: la fin des punaises de lit au 70, Crémazie

Les punaises de lit semblent avoir été éradiquées de l’édifice fédéral du 70, rue Crémazie, à Gatineau.

Les fonctionnaires étaient de retour dans leurs bureaux du secteur Hull, mardi matin.

Le problème a été signalé la semaine dernière, alors que l’employeur a incité tous ses employés à faire du télétravail ou à se rendre dans un autre édifice pour effectuer leurs tâches.

La majorité des fonctionnaires ont pu retourner au 70, Crémazie, entre 8h et midi.

Plus de 500 personnes travaillent dans cet édifice.

Fonction publique

Système de paie Phénix: «une patate chaude», dit l’AFPC

Le fiasco du système de paie Phénix n’est rien d’autre « qu’une patate chaude pour les deux partis qui sont nez à nez dans les sondages », estime la vice-présidente exécutive nationale de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Magali Picard.

Faisant allusion aux libéraux et aux conservateurs, le syndicat dénonce le fait qu’après 28 jours de campagne électorale, les partis politiques n’ont pas ou très peu abordé le sujet. Lors des débats télévisés, aucune question n’a également été posée sur cet enjeu.

Fonction publique

Des punaises de lit dans un immeuble fédéral à Gatineau

Des punaises de lit ont été trouvées dans l’édifice fédéral du 70, rue Crémazie, à Gatineau. Selon un syndicat de la fonction publique, la découverte des derniers jours n’est pas la première à cette adresse depuis 2018.

Un courriel acheminé mardi matin aux fonctionnaires concernés indique que des punaises de lit ont d’abord été découvertes sur un étage, ce qui a mené à « une inspection canine » pendant la fin de semaine dernière.

« Nous avons été informés que l’inspection a révélé la présence de punaises de lit sur tous les étages de l’édifice, est-il mentionné. À titre de mesure préventive, nous encourageons tous les employés fédéraux travaillant à cet édifice à faire du télétravail ou à discuter avec leurs gestionnaires pour opter pour un mode de travail de rechange. »

Un « plan d’action » est en cours d’élaboration afin qu’un traitement contre les punaises de lit puisse commencer « au cours des prochains jours ».

L’immeuble de 11 étages du 70 Crémazie, dans le secteur Hull, appartient à l’entreprise Multivesco. 

« Occupé essentiellement par le gouvernement fédéral, cet immeuble de classe A est constitué d’espaces de bureaux qui satisfont les normes de la fonction publique canadienne et qui offrent une polyvalence sans pareil », indique l’entreprise sur son site Internet.

Le Droit rapportait récemment que plus de 200 employés d'un sous-traitant de Services partagés Canada ont dû travailler parmi des punaises de lits pendant plus d’un mois, cet été, au 350, avenue King Edward, à Ottawa.

Pas la première fois

Cet épisode n’est pas le premier au 70, Crémazie. 

Selon le président national du Syndicat de l’Emploi et de l’Immigration du Canada (SEIC), Eddy Bourque, de tels insectes nuisibles ont été observés en février 2018. 

« Malheureusement, a réagi M. Bourque, malgré certains efforts de la part de l’employeur, nous en sommes à plus d’un an plus tard et la situation persiste de nouveau. Puisque l’ensemble des étages de l’édifice sont affectés, on peut imaginer que le problème est de taille et aurait pu être mieux contrôlé, et ce, plus rapidement qu’il ne l’a été fait. »

On ignorait, mardi, si des travailleurs avaient eu des problèmes de santé liés à cette infestation. Le SEIC affirme qu’entre 500 et 600 de ses membres y travaillent.

Le syndicat se dit toutefois « heureux » que l’employeur ait pris les mesures pour permettre à certains membres de faire du télétravail. 

« Cependant, plusieurs employés ne peuvent faire du télétravail en raison de la nature de leurs fonctions. Ceux-ci ont été relocalisés dans un autre édifice jusqu’à mardi prochain. »

Réponse de l’employeur

Services publics et Approvisionnements Canada (SPAC) ajoute que la présence de punaises « était un enjeu localisé ».

« Les tentatives précédentes pour remédier à la situation se sont révélées infructueuses, a précisé SPAC, mardi. Par conséquent, en tant qu’employeur responsable, nous procédons à un traitement de l’immeuble complet ainsi que des maisons des employés, au besoin. Ces derniers ont été renvoyés à la maison jusqu’à ce que la situation soit résolue. »

Fonction publique

Des punaises de lit au travail

Plus de 200 employés d’un sous-traitant de Services partagés Canada (SPC) à Ottawa ont dû travailler parmi des punaises de lits pendant plus d’un mois.

L’édifice du 350, rue King Edward, a été infesté pendant une bonne partie de l’été, a appris Le Droit.

Politique

Erreur sur la paye: Québec doit 8,4 M$ à ses employés

Depuis le 1er avril, il manque 16 ¢ l’heure sur les chèques de paye des employés de l’État québécois. Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) dénonce un «manque de respect» pour ses membres, alors que le Conseil du Trésor évoque un problème de programmation du système de paye.

Le gouvernement devra environ 8,4 millions $ à ses employés syndiqués le 24 octobre, date où la situation devrait être réglée. Ce montant exclut les intérêts et le montant qui doit aussi être versé aux employés-cadres, victimes du même problème.

Actualités

Phénix: fin des incitatifs pour les employés des centres de paie fédéraux

OTTAWA — L’arrivée à échéance d’un accord prévoyant des primes de maintien en poste pour les employés des centres de paye fédéraux pourrait bloquer, voire inverser, les progrès accomplis dans la réduction d’un énorme arriéré de problèmes de rémunération générés par le système Phénix, préviennent des employés.

«Les gens sont fatigués, ils sont frustrés, ils sont épuisés», a déclaré Donna Whalen, conseillère en rémunération du principal centre de paye du gouvernement à Miramichi, au Nouveau-Brunswick.

«Ils sont en train d’éliminer cet incitatif, qui nous donne une raison d’y aller et d’en faire un peu plus tous les jours.»

Depuis août 2017, le gouvernement fédéral offre des incitatifs aux travailleurs qui tentent de résoudre une montagne de problèmes créés par Phénix, notamment des paiements insuffisants, des paiements excédentaires et parfois même une absence totale de rémunération pour des milliers de fonctionnaires.

Mais un avis prévoyant les incitatifs, qui comprenaient des fonds pour recruter et retenir des spécialistes de la rémunération, ainsi que des primes majorées pour les heures supplémentaires, a expiré en juin, sans que rien n’indique qu’il y aura un renouvellement.

Cela soulève des questions sur les engagements pris par le gouvernement Trudeau en vue d’éliminer un important arriéré de dossiers de paye erronée.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui représente la grande majorité des employés du gouvernement fédéral, a déclaré avoir demandé à plusieurs reprises une prolongation de l’entente, mais qu’aucune mesure n’avait été prise.

«Il est scandaleux que le gouvernement ait laissé cet accord expirer quelques semaines à peine après que le directeur parlementaire du budget eut déclaré que les employés de la fonction publique resteraient pris avec Phénix jusqu’en 2023, au moins», a affirmé le président national de l’AFPC, Chris Aylward.

Le gouvernement conservateur précédent avait mis à pied des centaines de conseillers en rémunération afin de faire économiser de l’argent aux contribuables, une fois le système de paye Phénix mis en place.

Cependant, des failles dans le système ont rapidement créé des problèmes de rémunération pour des dizaines de milliers de travailleurs surpayés, sous-payés ou non payés, obligeant le gouvernement Trudeau à se démener pour réembaucher des spécialistes en rémunération capables de traiter un nombre croissant de plaintes.

Ces employés des centres de rémunération ont progressivement réduit l’arriéré de problèmes de paye depuis le début de l’année. Toutefois, s’il n’y a plus d’incitatifs pour les garder au travail, l’AFPC s’inquiète de voir l’arriéré reprendre de l’ampleur.

Les incitatifs incluaient un paiement de 4000 $ aux conseillers en rémunération - les employés des centres de paye chargés de stabiliser Phénix - ainsi qu’une rémunération à temps double pour les heures supplémentaires.

«Souvent, un certain nombre de personnes resteront une heure ou une demi-heure supplémentaire», a indiqué Mme Whalen. «La personne moyenne (au centre de paye) fait du temps supplémentaire, presque chaque jour, pour compléter ce cas ou cette transaction.»

D’autres employés des centres de paye qui ont parlé à La Presse canadienne, mais qui ne veulent pas être identifiés à cause de préoccupations liées à leur emploi, ont déclaré s’attendre à ce que certains conseillers en rémunération commencent à travailler le dimanche, ce qui, en vertu de leurs contrats, paiera toujours à temps double, mais cesseront de faire du temps supplémentaire pendant la semaine.

Dans une déclaration, le Secrétariat du Conseil du Trésor, qui supervise les efforts visant à remplacer Phénix par un autre système de paye, a affirmé que le recrutement et le maintien en poste de conseillers en rémunération expérimentés étaient «critiques» pour réduire l’arriéré de problèmes de paye.

Il a de plus indiqué que l’expiration des incitatifs pour les employés était liée aux négociations contractuelles en cours avec l’AFPC, mais n’a pas voulu en dire davantage.

«Par respect pour la confidentialité des négociations en vue du renouvellement des conventions collectives, nous ne commenterons pas davantage», a écrit le porte-parole Martin Potvin par courriel.

Actualités

Ottawa maintiendra Phénix le temps de tester de nouveaux systèmes de paye

Le gouvernement fédéral a choisi trois fournisseurs pour mener des tests dans les mois à venir afin de remplacer le système de paye Phénix défaillant.

La présidente du Conseil du Trésor, Joyce Murray, a annoncé mercredi que Ceridian, SAP et Workday concevraient et mettraient à l’essai des projets pilotes pour un système de ressources humaines et de rémunération. Selon des responsables, il est possible que plusieurs fournisseurs soient finalement choisis pour mettre au point des systèmes destinés à remplacer Phénix.

Il n’y avait pas eu de projet pilote dans le cas de Phénix, a souligné Mme Murray, qui annonçait mercredi les prochaines étapes pour résoudre les graves problèmes de rémunération des employés
de l’État.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement collabore avec des fournisseurs de systèmes de paye afin de trouver lequel pourrait remplacer Phénix, qui a commis des erreurs pour plus de la moitié des quelque 300 000 employés fédéraux en déposant trop d’argent dans leur compte bancaire, en diminuant leurs versements et, dans certains cas, en ne les rémunérant pas du tout pendant de longues périodes.

Bien que le gouvernement ait progressivement réduit le nombre d’erreurs commises, le centre de paye gouvernemental accusait toujours un retard de 239 000 dossiers à la fin du mois dernier.

L’ancien gouvernement conservateur avait prévu que Phénix permettrait aux contribuables d’économiser 70 millions $ par an, mais on estime maintenant que le coût de sa stabilisation – et de la recherche d’un système de remplacement – a dépassé
1,1 milliard $.

Solliciter plusieurs fournisseurs potentiels pour tester leurs produits dans certains ministères est une meilleure approche, plutôt que d’engager un seul fournisseur pour toute la fonction publique, avait soutenu Mme Murray, mardi, à sa sortie d’une réunion du cabinet.

« De mon point de vue, c’est la bonne voie à suivre, car nous allons identifier les défis avant de mettre en service un nouveau système, a-t-elle expliqué. Et nous devrons peut-être mettre l’ancien système en parallèle avec les nouveaux tests. »

Le gouvernement évitera probablement d’annoncer une échéance ferme ou une projection complète des coûts pour son nouveau système de rémunération.

« Nous allons nous concentrer sur le projet en tant que priorité, a-t-elle indiqué. Mais les budgets et les échéanciers ne seront pas des éléments déterminants. »

Environnement

Des fonctionnaires veulent faire la grève pour la planète et voir leurs salaires versés à un projet écologique

MONTRÉAL - Des fonctionnaires à l’emploi du gouvernement du Québec aimeraient pouvoir manifester sans être pénalisés, lors de la grève mondiale pour la planète, le 27 septembre. Ils sont prêts à ne pas être payés pour toute la journée et demandent au gouvernement Legault de verser plutôt l’équivalent de leur salaire à un projet écologique.

C’est le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), qui compte 40 000 membres, qui est le premier syndicat au Québec à formuler cette demande au gouvernement Legault. Il a adopté une proposition à cet effet lors de son conseil syndical, samedi dernier.

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, mardi, le président général du SFPQ, Christian Daigle, a expliqué que c’est en fait un congé sans solde d’une journée que ses membres aimeraient pouvoir prendre, cette journée-là, afin de participer à la grève mondiale pour la planète. Pour ce faire, il demande donc au gouvernement Legault de s’engager à ne pas imposer de sanction, ni au syndicat ni à ses membres qui voudraient y participer sur une base volontaire.

«On ne peut pas faire la grève comme on veut; on a une convention collective présentement», explique M. Daigle. Il s’agirait donc d’une journée de congé sans solde prise par des centaines, voire des milliers de fonctionnaires en même temps. «Sur une base volontaire, nous pourrions participer à cette journée du 27 septembre, en étant libérés de notre travail pour aller là, pas payés, sans solde», explique M. Daigle.

«Et les sommes que le gouvernement économiserait avec nos salaires, il pourrait les verser à l’environnement. Nous serions de concert, partenaires avec le gouvernement du Québec pour mettre de l’argent là-dedans, en faisant un arrêt de travail volontaire, qui n’est pas une grève. Et le gouvernement, lui, ça lui donnerait le lift, la poussée qui est nécessaire pour partir quelque chose en environnement, parce que présentement, il n’y a pas assez de choses qui se font au Québec pour protéger l’environnement», a opiné M. Daigle.

M. Daigle espère que les autres organisations syndicales emboîteront le pas. «On espère que les autres syndicats qui vont voir notre idée vont la trouver intéressante et la partager avec leurs instances aussi pour qu’on soit le plus de syndicats possible là-dedans.»

Le SFPQ a des membres dans tous les ministères: Transports, Environnement, Revenu, sans compter Recyc-Québec et la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).

Fonction publique

Fonction publique: cinq ententes de principe conclues

À l’issue de plusieurs mois de négociation, le gouvernement fédéral vient de conclure cinq ententes de principe avec des groupes représentés par trois syndicats distincts au sein de la fonction publique. Quelque 30 000 employés font un pas de plus vers la signature d'une nouvelle convention collective.

Les ententes ont été conclues avec des unités de négociation représentées par l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), l’Association canadienne des agents financiers (ACAF) et la Fraternité internationale des ouvriers en électricité. Dans le cas de l’IFPC, il s’agit des groupes de Sciences appliquées et examen des brevets (SP); Vérification, commerce et achat (AV); et Vérification, finances et sciences (VFS) de l’Agence du revenu du Canada (employeur distinct).

Si elles sont ratifiées par les membres, ces ententes prévoient par exemple une hausse salariale de 7 % étalée sur une période de quatre ans, soit 2% pour chacune des deux premières années ainsi que 1,5% pour les deux années restantes du contrat de travail.

L’accord prévoit également, entre autres, dix jours de congé payés pour les membres survivants de violence familiale, un gain qualifié d’historique par l’IPFPC. Selon l’entente avec le Conseil du Trésor, il est aussi prévu qu’au chapitre du congé parental, l’indemnité complémentaire puisse s’appliquer désormais à cinq semaines de plus, alors que les sommes versées seraient équitables pour les parents adoptifs.

L’IPFPC affirme qu’il collaborera avec le gouvernement dans le processus de remplacement du système de paye Phénix, ajoutant que «des pénalités financières en cas de mise en œuvre tardive de l’entente ainsi que de la rémunération rétroactive» sont prévues.

«Je me réjouis qu’une entente de principe ait été négociée de bonne foi visant les conventions collectives de plus de 30 000 fonctionnaires. Cela illustre une fois de plus le respect qu’a toujours témoigné notre gouvernement à l’égard des fonctionnaires du Canada. Nous demeurons fidèles à notre approche visant à mener des négociations collectives de bonne foi et nous espérons continuer à conclure des ententes qui sont bonnes pour les fonctionnaires et justes pour les contribuables canadiens», a déclaré la présidente du Conseil du Trésor, Joyce Murray, par voie de communiqué.

De son côté, l’IPFPC n’a pas tardé à indiquer qu’il s’agissait d’une entente de principe satisfaisante.

«Non seulement avons-nous fait des progrès au chapitre du congé parental, mais nous avons aussi obtenu des augmentations salariales qui cadrent avec l’augmentation du coût de la vie. Je n’ai aucun doute que cette entente améliorera la vie de nos membres», de dire la présidente du syndicat, Debi Daviau.

Fonction publique

L'AFPC quitte la table de négociations, une grève évoquée

Les fonctionnaires fédéraux pourraient être en grève plus tard cette année et ce sera au parti qui formera le gouvernement après les élections d’octobre de régler le problème.

L’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) — le plus grand syndicat de fonctionnaires — a quitté la table de négociations visant à arriver à un nouveau contrat de travail, qui concerne plus de 100 000 travailleurs.

Par conséquent, un comité de trois personnes sera appelé à réexaminer ce qui s’est déroulé dans les pourparlers jusqu’à maintenant et à écrire un rapport, qui pourrait prendre plus de six mois à compléter.

Et si rien ne change entre maintenant et une semaine après la présentation du rapport, l’AFPC pourra tenir un vote de grève.

À LIRE AUSSI: Phénix: des syndicats approuvent l’entente d’indemnisation

>>> L’AFPC rejette l’offre de dédommagement pour le système Phénix

Le syndicat affirme que le gouvernement a proposé à ses membres d’augmenter leurs salaires de 1,5% par an, mais le président de l’Alliance, Chris Aylward, a déclaré que ses membres réclamaient des hausses de salaire supérieures à 3%.

L’AFPC s’est retrouvée isolée la semaine dernière lorsque plus d’une dizaine d’autres syndicats ont signé un accord d’indemnisation des fonctionnaires lésés par le système de paye défaillant Phénix.

Dans le cadre de cet accord, de nombreux employés du gouvernement bénéficieront de cinq jours supplémentaires de congés payés sur quatre ans et instaureront un nouveau processus permettant aux travailleurs directement concernés par le système de déposer des demandes d’indemnisation pécuniaire.

Fonction publique

Phénix: des syndicats approuvent l’entente d’indemnisation

Plus d’une dizaine de syndicats fédéraux ont signé une entente d’indemnisation pour les dommages causés par le système de paie Phénix.

Au total, 13 syndicats ont jugé bon de signer cette entente de principe, qui a nécessité deux ans de négociations entre l’employeur et des représentants des syndicats de la fonction publique fédérale.