Le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, accuse les responsables du centre de prévention des surdoses de politiser les services d'injection supervisée en refusant de remiser leurs tentes malgré l'ouverture mardi du centre d'injection temporaire de Santé publique Ottawa.

Fleury réclame à nouveau la fin du centre de prévention des surdoses

Le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, accuse les responsables du centre de prévention des surdoses de politiser les services d'injection supervisée en refusant de remiser leurs tentes malgré l'ouverture mardi du centre d'injection temporaire de Santé publique Ottawa.
« Ils avaient un objectif primaire très clair voulant qu'il y ait à Ottawa un site d'injection supervisée sanctionné. Un a ouvert mardi. On souhaiterait qu'il y ait une collaboration et un transfert vers le site autorisé », a lancé M. Fleury.
Le centre de prévention des surdoses, qui n'a pas été autorisé par Santé Canada et qui enfreint des règlements municipaux, a indiqué que l'ouverture du centre temporaire d'injection sur la rue Clarence est « un pas plus que nécessaire dans la bonne direction ». 
Les responsables du controversé centre d'injection pour toxicomanes au parc Raphael-Brunet ont toutefois signifié que leur travail n'est pas terminé. Ils ont exprimé des craintes relativement au nouveau centre temporaire, signalant entre autres qu'un environnement interdisant l'option d'inhaler des drogues est « problématique » et que le manque d'implication de personnes utilisant des drogues dans la livraison des services « est alarmant ».
M. Fleury reconnaît qu'il existe un besoin au chapitre de la toxicomanie, notamment avec la crise des opioïdes.
« Santé publique Ottawa a suivi les protocoles. Ça a été un record d'obtenir en 21 jours l'approbation de Santé Canada pour un site officiel. On l'ouvre, et ils élèvent d'un cran leurs revendications. Ça semble très politique leur affaire plutôt que de collaborer et de travailler avec les soins de santé », a expliqué l'élu municipal.
« Je comprends qu'ils essaient de sauver des vies, mais d'un autre côté il y a aussi un élément de respect envers le public », a ajouté M. Fleury, faisant référence à la colère des citoyens du quartier qui se sont notamment plaints de transactions de drogue à proximité du site situé à l'intersection des rues Cumberland et St-Patrick.
Les responsables du centre de prévention des surdoses ont indiqué mardi soir sur Twitter que si les autorités d'Ottawa veulent fermer leur centre, ils devront démontrer sans l'ombre d'un doute que le site d'injection temporaire répond aux besoins de la communauté et prodigue les mêmes niveaux de services.
«Jusqu'à ce que ces besoins soient atteints, fermer un service de première ligne qui a démontré qu'il sauvait des vies serait une violation des droits constitutionnels», ont-ils plaidé.