Dominique Patrice rend publique l'histoire de sa mère, par peur de revivre cette expérience.
Dominique Patrice rend publique l'histoire de sa mère, par peur de revivre cette expérience.

Fin de vie pénible pour un dame atteinte d'un cancer

Jessy Laflamme
Jessy Laflamme
Le Droit
« Je souhaite aux gens de mourir écrasés sous un dix roues plutôt que dans le système de santé québécois », affirme Dominique Patrice après avoir accompagné sa mère, Yvonne Tremblay Patrice, à vivre ses derniers jours à l'Hôpital de Papineau du secteur Buckingham.
Souffrant d'un cancer du côlon depuis plus de deux ans, elle a été admise à cet établissement le 28 novembre. Elle est décédée le 19 décembre à l'âge de 63 ans.
Les membres de sa famille retiennent de mauvais souvenirs de son dernier mois d'existence. Inquiets, ils ont rédigé un journal de bord relatant l'hospitalisation de leur mère. À plusieurs reprises, ils ont remarqué des manques de communication et des erreurs professionnelles. « Les médecins changeaient fréquemment la prescription pour la morphine. Comme elle souffrait beaucoup, elle pouvait en obtenir sur demande. Puis, le lendemain, c'était seulement aux quatre heures, c'était un vrai yo-yo. Quand on sait qu'une personne va partir, n'est-ce pas normal de tout faire pour amoindrir sa douleur ? », se questionne M. Patrice.
De plus, on peut lire dans le journal que lors de certains changements de quarts de travail, la patiente ne recevait pas sa médication. « Je n'en veux pas au personnel, je voudrais seulement qu'il développe une méthode de travail pour éradiquer ces erreurs. Quand il reste seulement un mois à vivre, on compte les minutes et même les secondes. Dans ce contexte, une heure trente de souffrance supplémentaire c'est tout simplement inhumain », déplore M. Patrice.
Plus de détails dans LeDroit du 25 février ou sur ledroitsurmonordi.ca