Les poussins ont obtenu la cote des enfants à la mini-ferme de la Fête gourmande de l’Outaouais, dimanche, à Chelsea.

Fête gourmande: mieux connaître son producteur agricole

La mini-ferme d’interprétation de l’agriculture régionale fut un franc succès dimanche à la Fête gourmande de l’Outaouais.

Les poussins ont notamment eu la cote chez les enfants. Une vache laitière, une vache bovine et une chèvre et du maïs étaient aussi sous le chapiteau.

Stéphane Alary, producteur agricole à la ferme Stépido à Luskville, dans le Pontiac, était de l’organisation de la mini-ferme.

« L’importance de ceci est pour donner la chance aux gens de poser des questions, de connaître un peu plus les productions agricoles, a expliqué M. Alary. Ça donne la chance aux gens de se rapprocher des producteurs agricoles. »

M. Alary, comme d’autres producteurs, constate un manque de connaissance de la population envers le milieu agricole.

« Auparavant, tout le monde avait un grand-père ou un oncle qui était producteur agricole », a observé M. Alary, précisant que c’est bien moins le cas aujourd’hui et qu’ainsi le contact avec l’agriculture est plus difficile.

« On aura dans les prochaines années à se rapprocher davantage et montrer ce qui est fait et ce qui est bien fait, surtout avec certains groupes comme le véganisme. On respecte ça quelque part, mais il ne faut pas oublier où l’agriculture nous a amenés en tant qu’humain. Il y a cent ans, je ne pense pas qu’on pouvait manger des légumes douze mois par année comme aujourd’hui. On mangeait de la viande parce que c’est ça qu’il y avait de disponible, et on pouvait garder les animaux l’hiver », a expliqué le producteur agricole.

« Tout le monde est bien inquiet de l’environnement, mais pour aider l’environnement il faut se rapprocher des produits que l’on achète afin d’en faire moins le transport », a-t-il plaidé.

Survie des fermes

Autre argument de M. Alary pour la production agricole, la survie des fermes.

« La grande inquiétude quand on voit les fermes disparaître, c’est de perdre les régions. Quand tu perds les gens des régions, les écoles ferment, tout ferme, et tout se ramasse en ville », a-t-il argué.

L’agriculture au Québec c’est 42 000 producteurs et 8 milliards $ de ventes annuelles.

La Fête gourmande était présentée par la Table agroalimentaire de l’Outaouais. Les producteurs, transformateurs et restaurateurs de la région présents à la ferme Hendrick à Chelsea proposaient aux visiteurs de connaître et de goûter leurs produits.