Fermeture temporaire de Papiers Fraser à Thurso : les travailleurs ne s'en tirent pas trop mal

Yves Soucy
Yves Soucy
Le Droit
L'arrêt de production du 15 décembre au 5 janvier, à l'usine Papiers Fraser, à Thurso, n'aura finalement pas trop de conséquences financières néfastes pour les 300 travailleurs.
La compagnie et le syndicat se sont entendus sur certaines mesures pour minimiser le plus possible l'impact de la fermeture temporaire.
« La compagnie aurait pu refuser car c'est une fermeture d'usine, mais on s'est entendu pour que les travailleurs puissent utiliser leur banque de congés accumulés ou de congés mobiles. Donc, il ne devrait pas y avoir de travailleurs qui soient obligés d'avoir recours à l'assurance-emploi durant les 21 jours de fermeture », a indiqué Christian Pilon, président du syndicat représentant les travailleurs de l'usine.
En plus des services essentiels qui seront maintenus avec une vingtaine d'employés, on procédera à certains travaux de maintenance durant les trois premiers jours de la fermeture, ce qui permettra à plusieurs travailleurs de toucher une rémunération sans devoir piger dans leur banque de congés.
D'autre part, le syndicat a rencontré la direction de l'usine, jeudi, et le mot d'ordre est maintenu. Le retour au travail se fera comme prévu le 5 janvier prochain. Comme la vente de pâte kraft va se poursuivre malgré l'arrêt de production, Papiers Fraser compte profiter de ces 21 jours pour réduire son inventaire de 14 000 tonnes métriques et lui permettre d'opérer à des niveaux acceptables au retour de la période des Fêtes.