Pour Mme Simard, qui a été surnommée «l’héroïne franco-ontarienne» durant la crise linguistique à la suite des décisions du gouvernement Ford de couper dans les services en français, il s’agit aussi d’avoir le droit de s’informer dans la langue de Molière.

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Pour la députée provinciale indépendante de Glengarry-Prescott-Russell, Amanda Simard, la fin du journal Le Droit serait «catastrophique» pour les Franco-ontariens de la région et de partout au pays.

«Le Droit a été instrumental durant la crise linguistique. Non seulement pour la francophonie ontarienne, mais je dirais canadienne, parce que ça a permis de partager la nouvelle, les événements. C’est une institution qui fait partie de notre histoire.»

Pour Mme Simard, qui a été surnommée «l’héroïne franco-ontarienne» durant la crise linguistique à la suite des décisions du gouvernement Ford de couper dans les services en français, il s’agit aussi d’avoir le droit de s’informer dans la langue de Molière. 

«Les médias francophones, ce n’est pas juste de parler de francophonie, c’est aussi de recevoir notre contenu de nouvelles en français.»

La députée de Glengarry-Prescott-Russell affirme que seul le temps dira si des actions concrètes du gouvernement Ford seront prises pour soutenir le quotidien. 

« J’ai bien hâte de voir s’ils sont sincères. Je pense qu’il faut accélérer le processus, parce qu’on parle d’une situation où plus on va, plus ça empire. La conversation avec le fédéral est nécessaire aussi.»

Mme Simard affirme qu’elle a l’intention de s’informer pour connaître les options auprès du gouvernement, pour «savoir ce qu’il est possible de faire, ce qui est réaliste, et comment tout ça fonctionne».

«Je vais voir ce que je peux faire à Queen’s Park. Le Droit est vraiment un chien de garde, et il ne faut pas le tuer.»