Les probabilités que Gatineau ou Ottawa soient de nouveau frappées par une tornade d’une intensité telle qu’en septembre 2018 sont « extrêmement faibles », estime un météorologue.

Faible risque d'une autre tornade: une «loterie» météo

Les probabilités que Gatineau ou Ottawa soient de nouveau frappées par une tornade d’une intensité telle qu’en septembre 2018 sont « extrêmement faibles », estime un météorologue, qui fait le parallèle avec le fait de remporter un gros lot à la loterie... deux fois.

Selon Simon Legault, d’Environnement Canada, non seulement il fallait que soient réunies des conditions très particulières pour générer une tornade de force EF3 dans la région, mais la vaste étendue du territoire rend minimes les chances que la même ville soit frappée.

« Ce n’est pas impossible, sauf que Gatineau, par exemple, est un petit point dans l’étendue du Québec, même s’il s’agit d’une grande ville. Les probabilités que notre propre ville soit touchée sont très faibles. Mais c’est comme la loto, il y a des gens qui gagnent 20 millions $. C’est un peu le même genre de chance, ou de malchance. Qu’un événement d’une telle envergure ait frappé, c’est un coup de dé. Chaque année, on compte en moyenne sept tornades, si on parle du Québec, et elles sont de force moindre que ça. »

Les vents soufflaient entre 225 et 265 km/h, il y a un an. Malgré ces faibles probabilités, M. Legault rappelle que les régions les plus au sud comme l’Outaouais et Montréal sont en général plus susceptibles d’être frappées par des « orages assez forts, bien organisés, qui ont tous les éléments pour générer des tornades ».

Le météorologue, qui se souvient que la situation était « à trancher au couteau » sur les images radar, a lui-même fait partie des spécialistes ayant mené l’enquête sur le terrain au lendemain de la catastrophe. Il s’est promené dans le quartier Mont-Bleu.

« C’était vraiment étonnant de voir autant de dommages aussi rapprochés, de voir que le chaos s’est installé en si peu de temps. Au chapitre de la destruction, c’était assez impressionnant. [...] D’anciens collègues m’ont dit qu’ils n’avaient jamais vécu quelque chose comme ça. Pour nous, comme météorologue, c’est un cas très intéressant, entre guillemets, compte tenu de l’impact que ç’a eu sur les gens », poursuit M. Legault.

À vol d’oiseau, la tornade qui a ravagé les secteurs Dunrobin à Ottawa et Mont-Bleu à Gatineau a parcouru une distance d’environ 70 kilomètres.