Marcos Bonimcontro à côté d’une image de sa montgolfière Tribirds composée d’un cardinal, d’un toucan et d’un ara bleu.

Fabricant de montgolfières à formes spéciales

« J’aime mon travail. Je prie le Bon Dieu tous les jours parce que je ne veux pas prendre ma retraite. Je veux continuer à faire cela pour le reste de ma vie ».

Pilote, concepteur et fabricant de montgolfières à formes spéciales, Marcos Antonio Bonimcontro est un régulier au Festival de montgolfières de Gatineau (FMG).

« J’aime cet endroit », a résumé le Brésilien vendredi après-midi, quelques heures avant la première envolée de montgolfières du FMG cette année alors que les ballons ont quitté le site du parc la Baie en direction d’Ottawa.

M. Bonimcontro compte à son actif la conception et la construction de quelque 65 montgolfières à formes spéciales depuis 1999, dont cinq sont présentes à l’édition de cette année du FMG, soit deux à l’image des personnages de dessins animés Ben et Jerry, un raton laveur qu’il pilote, un chevreuil et Owlbert Eyestein. Il est aussi à l’origine du design de la mascotte du festival, Super FMG.

Le Sud-Américain a eu la piqûre des montgolfières tout jeune alors qu’étaient lancés dans les airs des ballons en papier, quelque chose qui est aujourd’hui illégal au Brésil en raison des craintes pour les feux de forêt.

L’aérostier a travaillé dans le monde de la physique et dans le secteur financier avant de lancer sa compagnie, RVB Balloons, après qu’un ami lui eut demandé de faire la conception d’une montgolfière.

Son premier ballon fut de type régulier. Sa première montgolfière à forme spéciale fut à l’image d’un clown.

M. Bonimcontro commence un projet crayon à la main et procède à une esquisse pour ensuite continuer son travail avec un dessin en trois dimensions. Un travail plus poussé lui permettra, notamment, de calculer tous les aspects de la structure, dont les points de tension.

L’aérostier en a construit sous toutes les formes, dont une navette spatiale américaine, un colibri, un papillon et un tracteur. Ceux-ci sont parmi les projets les plus compliqués sur lesquels il a travaillé, a-t-il souligné.

La partie la plus difficile à concevoir est la structure à l’intérieur du ballon afin qu’elle puisse permettre à la montgolfière de voler, a précisé M. Bonimcontro, qui a effectué son premier vol au FMG en 2001.

« Une montgolfière à forme spéciale vole comme une montgolfière régulière, mais elle est plus lourde parce qu’elle a plus de matériel », a-t-il spécifié.

Ses ballons se retrouvent entre les mains de plusieurs propriétaires dans des pays comme la Chine, la France, le Canada et les États-Unis.

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LE FMG EN CHIFFRES

  • 4 scènes 
  • Plus de 300 artistes au programme 
  • 1500 bénévoles, dont 100 pour l’équipe verte 
  • 7 envolées possibles
  • 58,5 heures d’ouverture du site 
  • 900 caravaniers 
  • 30 manèges dans le parc d’attractions 
  • 8,5 tonnes de recyclage détourné du dépotoir 
  • 70 000 ustensiles compostables en bambou
  • 9 montgolfières aux formes spéciales dont 8 pour la première fois à Gatineau
  • Budget de 6 M$
  • 15 M$ en retombées économiques anticipées
  • 160 000 à 175 000 personnes en achalandage moyen depuis trois ans