De jeunes chercheurs de partout à travers le pays auront la chance d’expérimenter avec la gravité grâce aux outils fournis par le Conseil national de recherches du Canada.

Expérimenter la microgravité avec le CNRC

Des étudiants de partout à travers le pays vivent une expérience unique avec des outils du Conseil national de recherches du Canada (CNRC).

Quatre équipes d’étudiants de niveau postsecondaire pourront tester leurs théories en situation de microgravité, à bord de l’avion de recherche Falcon-20 du CNRC.

Grâce à une collaboration entre le CNRC et l’Agence spatiale canadienne (ASC), l’organisation « Étudiants pour l’exploration et le développement spatial » (ÉEDS) est en mesure d’offrir ce concours pour une deuxième année consécutive à Ottawa. Selon la présidente d’ÉEDS, Roxy Fournier, les participants de ce concours scientifique ont accès à des outils de recherche qui ne pourraient être accessibles autrement.

Ces jeunes obtiennent également une expérience unique qui pourrait leur ouvrir les portes d’organisations comme le CNRC et l’ASC.

« Quand ils cherchent des stagiaires, le CNRC et l’ASC mentionnent que la capacité de développer un projet du début jusqu’à la fin comme ça, c’est super important. La gestion de projet aussi », deux qualités que les jeunes développent dans le cadre du concours, souligne Mme Fournier.

Les jeunes chercheurs ne sont pas laissés à eux-mêmes. Ils apprennent d’experts comme Duff Gowanlock — ingénieur des vols d’essai au CNRC — qui les accompagne dans la planification de leur expérience, mais également durant le vol pour veiller à leur sécurité.

« Pendant le vol, il y a des périodes où on expérimente l’hypergravité, soit deux fois la force de gravité. On commence avec une accélération où on sent l’hypergravité, la période de 20 secondes de microgravité, et une autre période d’hypergravité. »

Comme les étudiants n’auront que des périodes de 20 secondes en état de microgravité, l’expérience de professionnels permet d’assurer le bon fonctionnement des tests.

M. Gowanlock se dit toutefois impressionner par le travail de ces jeunes.

« Pour la plupart, ils sont en troisième année de leur baccalauréat. Tous leurs projets sont très avancés pour leur niveau de scolarité. C’est exceptionnel. »

Des projets variés
Si plusieurs étudiants intéressés par ce concours aspirent à une carrière dans le domaine spatial, on recherche également des participants dans des domaines de recherche diversifiés.

Parmi les quatre équipes retenues, un groupe de l’Université Queen’s veut observer si la microgravité vient miner le processus de réplication de l’ADN. Une autre veut voir si les déchets, placés en situation de microgravité, peuvent être transformés en bioplastique.

Le Droit a pu rencontrer un étudiant de l’Université de Toronto, Twesh Upadhyaya. Ses comparses et lui veulent vérifier s’il est possible de créer un champ magnétique et ses effets en l’absence de gravité. « Sur la Terre, on observe une connexion ordinaire. Les fluides chauds se soulèvent et les fluides froids s’écrasent. En microgravité, on n’a pas de connexion ordinaire parce qu’il n’y a pas de force gravitationnelle », explique Twesh Upadhyaya.

La découverte de ce groupe de jeunes chercheurs pourrait notamment améliorer le contrôle téléguidé d’appareils de recherche envoyés dans l’espace.