Est ontarien

Une vigile à la mémoire d'Emilie Maheu

Un hommage à Emilie Maheu et aux victimes de violence conjugale a été rendu lors d’une vigile à Alexandria, mercredi soir.

La psychologue clinicienne et résidente d’Alexandria, Dre Suzanne Filion, a organisé cette veillée à la bougie pour permettre à la famille d’Emilie Maheu et à son entourage de trouver une source de réconfort. « Vous savez, c’est comme si  [la communauté] est un filet en-dessous de la famille ; on est une ficelle de ce filet et ensemble, on se tient. Et si la famille a besoin de nous, on est là », a-t-elle témoigné. 

Pour les victimes de violence conjugale

La Dre Filion souhaitait également permettre à la communauté et aux victimes de violence conjugale d’être au courant des services à leur disposition. « Il y a eu quelque chose de violent qui s’est produit ici, une femme s’est fait tuer. Cette vigile est aussi un moyen d’offrir de l’information », a expliqué la Dre Filion. 

Une fois la veillée à la bougie terminée, les participants se sont déplacés de l’autre côté de la rue, où ils ont pu rencontrer une dizaine d’intervenants du milieu, soit experts en traumatismes ou en psychologie pour enfants. « Je reçois des appels tous les jours depuis, liés spécifiquement à cet événement. Cette vigile est pour partager, mais aussi pour savoir comment bien se préparer pour ne pas que ça devienne un traumatisme », a soutenu Mme Filion. 

Emilie Maheu, 26 ans, était mère d’une enfant d’à peine deux ans, et travaillait comme secrétaire et réceptionniste dans un cabinet chiropratique à Alexandria. 

La jeune femme avait été portée disparue, le jeudi 11 octobre. Elle avait été vue pour la dernière fois en quittant le travail. Deux jours plus tard, son corps a été retrouvé dans un champ de maïs à Glengarry-Sud, près du chemin de la Troisième Concession. 

La Police provinciale de l’Ontario a arrêté son ex-conjoint, Brandon Smeltzer, pour meurtre au premier degré.

Est ontarien

Une nouvelle mairesse à Hawkesbury

Paula Assaly a détrôné, contre toute attente, la « dame de fer de l’Est ontarien », Jeanne Charlebois. Avec 2 297 voix contre 1 485 lors des derniers résultats, Mme Assaly a mis fin aux huit années de Mme Charlebois à la mairie de Hawkesbury. L’ancien conseiller municipal Gilbert Cyr était aussi en lice pour obtenir le poste de maire. Il a obtenu 548 voix.

Jeanne Charlebois avait été élue avec près de 60 % des voix en 2014. 

Quinze candidats étaient en lice pour les six postes de conseillers. Les derniers résultats, partiels, donnaient Antonios Tsourounakis, Lawrence Bogue, André Chamaillard, Robert Lefebvre, Yves Paquette et Raymond Campbell gagnants. 

Alfred-Plantagenet

Dans la municipalité d’Alfred-Plantagenet, c’est Stéphane Sarrazin qui a remporté les honneurs, avec 2 074 voix contre 1 653 pour son adversaire, Jean-Pierre Cadieux. Le nouveau maire d’Alfred-Plantagenet s’est fait connaître notamment avec la création d’une page Facebook de la municipalité rassemblant plus de 1 000 membres, intitulée Parlons Politiques Alfred-Plantagenet. 

Fernand Dicaire avait décidé de ne pas briguer un second mandat à la mairie. 

Les conseillers élus du quartier 1 sont René Beaulne, Yves Laviolette et Suzanne Lafrance. Ceux qui ont été élus pour le quartier 2 Antoni Viau Ian Walker et Chantal Galipeau. 

Casselman

L’ancien maire adjoint et conseiller municipal de 2006 à 2010 de Casselman, Daniel Lafleur, a été élu sans opposition. Le conseil municipal sera constitué de Paul Groulx, Mario Laplante, Joanne Sirois et Francyn Leblanc. 

La Nation 

C’est une chaude lutte que les trois candidats de La Nation ont menée. C’est finalement le maire sortant François St-Amour qui a remporté cette étroite victoire contre ses deux adversaires, avec 1 855 voix. L’ancien maire de la municipalité, Denis Pommainville, est sorti de cette élection avec 1 456 voix, et l’ancienne conseillère municipale Danika Bourgeois-Desnoyers l’a terminée avec 1 468 voix. Lors des élections municipales de 2014, M. Pommainville avait mené un dur combat contre M. St-Amour, mais ce dernier avait fini par conserver son collier. 

Les conseillers municipaux des quatre quartiers sont : Marie-Noëlle Lanthier, Alain Mainville, Danik Forgues et Francis Brière. 

Champlain

Le nouveau maire de Champlain sera Normand Riopel, remportant le vote avec 1 676 voix. Son adversaire le plus près, le conseiller municipal sortant de Vankleek Hill, Paul Émile Duval, a pour sa part obtenu 1 574 des voix. Helen MacLeod le suit de loin avec 748 voix, et Urbano Fumagalli, avec 602 voix. 

Les conseillers municipaux de Vankleek Hill seront Peter Barton et Troy Carkner, élus par acclamation. Dans le quartier de L’Orignal, ce sera André Roy et Jacques Lacelle. Pour ce qui est du quartier de Longueuil, Violaine Tittley et Michel Paquette en seront les nouveaux conseillers municipaux. Finalement, Hawkesbury Ouest sera représentée par Sarah Bigelow et Gerard Miner. 

Russell

Dans la municipalité de Russell, le maire sortant Pierre Leroux a réussi à obtenir suffisamment de voix (3 204) pour conserver son poste. Ses adversaires, MM. Shawn McNally et Charles Armstrong ont récolté respectivement 2 053 et 765 voix.  

Au conseil municipal, un seul nouveau sur quatre : Mike Tarnowski est élu pour la première fois, et il représentera la population de Russell aux côtés des vétérans Jamie Laurin, André Brisson et Cindy Saucier. 

Hawkesbury-Est

À Hawkesbury Est, le poste de Robert Kirby ainsi que l’entièreté de son conseil municipal ont été comblés par acclamation. 

Clarence-Rockland

Guy Desjardins l’a emporté haut la main contre son concurrent Donald Veilleux. M. Desjardins, qui se présentait pour son second mandat à la mairie de la Cité de Clarence-Rockland, s’en est sorti avec 6 071 voix, soit 4 564 voix de plus que pour M. Veilleux, qui a mordu la poussière avec seulement 1 507 voix. 

Quatre conseillers municipaux de Clarence-Rockland sur huit avaient été élus par acclamation, soit dans les quartiers 2, 3, 5 et 6. Dans le quartier 1, ce sera Samuel Cardarelli qui mènera le bateau. Quant au quartier 4, le nouveau conseiller municipal sera Don Bouchard. Dans le quartier 7, Michel Levert est réélu. Dans le 8, même scénario : Diane Choinière assumera à nouveau le titre de conseillère municipale. 

Cornwall 

Victoire écrasante : Bernadette Clément est devenue la première femme francophone à être élue à la mairie de la municipalité. Le maire sortant, Leslie O’Shaughnessy, ne reviendra pas pour un nouveau mandat, avec ses 2 450 voix, contre 6 688 pour Mme Clément. 

Le troisième prétendant au poste, David Murphy, termine avec 3 042 voix, alors que la quatrième adversaire Nicole Spahich tombe loin derrière, avec seulement 238 voix. 

Les conseillers municipaux seront : Justin Towndale, Elaine MacDonald, Carilyne Hébert, Maurice Dupelle, Claude McIntosh, Eric Bergeron, Glen Garry Grant, Todd Bennett, Syd Gardiner et Dean Hollingsworth.

Est ontarien

Les femmes victimes de violence perdent leur voix

Le gouvernement Ford a annoncé cette semaine qu’il abandonne un comité d’experts voué à contrer la violence faite aux femmes en Ontario, le Roundtable on Violence Against Women.

Instauré en 2015 sous le gouvernement libéral, ce panel composé d’experts issus d’une vingtaine d’organisations travaillait à fournir à la province des conseils stratégiques concernant les enjeux liés à la violence envers les femmes. 

La ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires Lisa MacLeod, aussi responsable du dossier de la Condition féminine, en a fait l’annonce vendredi. 

«Bien que nous reconnaissons les précieux conseils de vos membres, nous ne convoquerons pas à nouveau cette table ronde créée par le gouvernement précédent», a écrit Mme MacLeod au comité. 

La table ronde avait, entre autres, suggéré de supprimer les nouveaux frais de justice familiale que souhaitait introduire le gouvernement en 2015 dans les cas de garde, de droit de visite ou de pension alimentaire. Le panel avait souligné que ces frais pouvaient freiner les femmes fuyant la violence domestique. Le gouvernement libéral avait alors retenu leur conseil. 

La coprésidente du Roundtable on Violence Against Women, Farrah Khan, s’explique mal cette décision du gouvernement Ford. 

«Dans le courriel qu’ils nous ont envoyé, ils nous ont dit que c’était parce que ça avait été instauré par le gouvernement précédent. Mais le comité se disait non partisan, il nous arrivait même d’être en désaccord avec le gouvernement libéral. De plus, nous offrons des conseils stratégiques gratuits, donc on ne comprend pas pourquoi ils ont décidé d’abandonner les femmes ainsi », s’est indignée Mme Khan.

La lettre que Mme MacLeod a envoyée au comité se conclut comme suit: « J’ai hâte de travailler avec des représentants de divers secteurs afin de faire progresser l’autonomisation des femmes dans la province et à lutter contre la violence contre les femmes et la traite des êtres humains. » 

Il sera impossible de faire progresser l’autonomisation des femmes sans ce comité d’experts, réplique la vice-présidente d’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF), Anne Jutras. « C’est comme si on nous enlevait notre voix. Ça démontre qu’encore une fois comme gouvernement, tu ne reconnais pas que les femmes sont égales. Mme MacLeod n’est pas une experte. Ceux qui étaient autour de la table ronde, c’étaient tous des experts, et de toutes les communautés, soit francophones, immigrantes et autochtones.»

Celle qui est aussi directrice générale du Centre Novas-CALACS francophone de Prescott-Russell est d’avis que cette annonce sera surtout néfaste pour les femmes victimes de violence dans les territoires ruraux. «Nous sommes un petit organisme dans une petite communauté, on n’a pas beaucoup de poids. À travers notre regroupement, on savait que nos besoins et nos commentaires allaient être rapportés.»

«Beaucoup de barrières font en sorte que les femmes issues des milieux ruraux sont plus vulnérables à de la violence familiale et à caractère sexuel. Puisque ce sont des communautés plus traditionnelles, les messages prennent parfois plus de temps à passer. Les femmes commencent tout juste à dénoncer», soutient-elle, en ajoutant que si le gouvernement n’entend pas ces enjeux spécifiques, ce sont les femmes qui en subiront les conséquences. 

Au moment d’écrire ces lignes, la ministre MacLeod n’était pas disponible pour une entrevue. 

Est ontarien

Les enjeux de l’est de l’Ontario

À l’aube des élections municipales en Ontario, de nombreux endroits de l’Est ontarien sont à surveiller.

Hawkesbury est notamment une municipalité où le vote devra être surveillé de près. La mairesse sortante, Jeanne Charlebois, surnommée « la dame de fer de l’Est ontarien », brigue un troisième mandat. Ses adversaires, la présidente du Centre culturel Le Chenail Paula Assaly et l’ancien conseiller municipal Gilbert Cyr, font campagne sur l’élément de changement. Mme Charlebois mise davantage sur son bilan précédent.