Seulement quatre véhicules civils peuvent être stationnés à l'extérieur de la caserne.

Vers une nouvelle caserne à Casselman

Vieille de plus de 100 ans, la caserne de pompiers de Casselman doit être reconstruite. Travaillant dans un établissement aussi peu spacieux que sécuritaire, les pompiers du petit village devraient avoir leur nouveau bâtiment de Service des incendies d’ici 2020.

Dimanche dernier, la députée provinciale Amanda Simard et le député fédéral Francis Drouin sont venus visiter la caserne pour constater l’état des lieux.

Pas d’espace devant ni derrière les camions, nulle part pour faire sécher et ranger l’équipement, les pompiers volontaires de Casselman doivent faire preuve de débrouillardise pour réussir à effectuer leur travail.

Il y a très peu d'espace entre le devant des camions de pompiers stationnés à l'intérieur de la caserne et la porte de celle-ci.

Pour circuler à l’intérieur du bâtiment, ils doivent littéralement passer au travers des camions. Pour les nettoyer, ils doivent les sortir à l’extérieur de la caserne, « même en hiver ». Ils accrochent les boyaux à la bordure d’une fenêtre pour les faire sécher.

Pour le chef des pompiers Alain Ménard, les 25 pompiers volontaires de Casselman méritent mieux. « Le plus gros problème, c’est qu’on n’a pas de place, c’est dangereux. Les gars travaillent dans un espace très restreint, et ça ne devrait pas être le cas », déplore-t-il.

M. Ménard indique également que des douches et des machines pour nettoyer l’équipement seraient aussi les bienvenues.

Les pompiers doivent accrocher leurs boyaux d’arrosage en bordure de la fenêtre pour les faire sécher.

Engagements et coûts

Le conseiller municipal Marcel Cléroux, pour qui le dossier du Service des incendies est sous la responsabilité, espère que les travaux soient terminés d’ici 2020. Pour ce faire, la municipalité devra dénicher un montant de 1,5 à 2 millions $. « Ça fait une quinzaine d’années que c’est dû, avoue-t-il. C’est à nous en étant conseillers du village de faire notre travail pour aller solliciter nos députés et nos ministres pour avoir l’argent. »

Le député de Prescott-Russell Francis Drouin confirme que le vent doit effectivement tourner pour la caserne du petit village. « Casselman est en pleine croissance depuis quelques années, avec de nouveaux projets de construction. On m’a expliqué que les pompiers ont de la misère à entrer dans leurs camions. Je pense que c’est un problème. Il s’agit maintenant de savoir si on peut trouver des façons créatives de construire une nouvelle caserne. »

M. Cléroux affirme que les ministres Simard et Drouin ont démontré l’intention de s’engager, mais souligne du même souffle qu’ils n’ont pas précisé à quel point. Or, ceux-ci ont indiqué au conseiller et au Chef pompier toutes les mesures nécessaires pour se préparer à la présentation du dossier aux ministres.

La municipalité a récemment fait l’acquisition d’un tout nouveau terrain pour la construction de la future caserne, situé sur le site de l’ancienne école Brébeuf.