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Le dernier bilan fait état de 17 143 doses de vaccin administrées dans la région depuis le début de la pandémie.
Le dernier bilan fait état de 17 143 doses de vaccin administrées dans la région depuis le début de la pandémie.

Vaccination dans l’Est ontarien, un défi de logistique dit le BSEO

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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Mettre en branle une clinique de vaccination de masse est un défi logistique complexe, selon le médecin hygiéniste au Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO), le Dr Paul Roumeliotis.

«Avec des cliniques ordinaires de la H1N1 ou de l’Influenza, on n'avait pas de rendez-vous à fixer et on n'était pas en pandémie [à ce niveau-là]. Avec les précautions qu’on doit prendre, on est limités au niveau des personnes qu’on peut admettre dans une salle», a expliqué le médecin lors d’une visite médiatique de la clinique de vaccination de masse de Clarence-Rockland vendredi, installée à l’aréna Jean-Marc Lalonde. «C’est pour ça qu’on a choisi des arénas ou des grandes salles de conférence, pour qu’on puisse avoir assez de place.»

La Cité de Clarence-Rockland a même dû démolir une partie du trottoir à l’entrée de l'aréna afin de rendre les lieux accessibles aux personnes à mobilité réduite, ajoute le Dr Roumeliotis. 

Les besoins de main-d'œuvre aussi sont grands et peuvent avoir un impact sur la vitesse de l’évolution de la campagne. «Chaque clinique est vraiment intense en ce qui concerne les ressources humaines. Chaque vaccinateur a besoin de l’appui de deux personnes», a-t-il ajouté. À ces employés on additionne les travailleurs attitrés à l’accueil, au dépistage et ceux chargés de remplir les seringues. La clinique de Clarence-Rockland comporte à l’heure actuelle dix stations de vaccination qui peuvent chacune vacciner de huit à dix personnes à l’heure. À plein régime, le BSEO souhaite que cette clinique puisse fonctionner à 20 stations de vaccination. 

Le médecin hygiéniste au Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO), Dr Paul Roumeliotis.

Une fois les cliniques bien installées, le médecin précise néanmoins que les opérations se déroulent rondement jusqu’à présent et qu’aucun ajustement majeur à la logistique initialement prévue n’a été nécessaire. Les personnes admissibles ayant pris rendez-vous pour se faire vacciner doivent prévoir entre 30 à 40 minutes pour effectuer le parcours complet de la clinique, de la première étape de dépistage à la fin de la période de surveillance d’effets secondaires. 

La vaccination s’accélère dans la région 

Le dernier bilan fait état de 17 143 doses de vaccin administrées dans la région depuis le début de la pandémie. Environ 300 personnes de 80 ans et plus ont d’ailleurs pu recevoir une dose de vaccin à la clinique de Clarence-Rockland vendredi. 

«Je suis tanné d’être renfermé. Le vaccin, ça va aider», a lancé Georges Martin, l’ancien maire de la Cité de Clarence-Rockalnd, âgé de 87 ans, rencontré par le Droit tout juste avant de recevoir son vaccin. «Si tout le monde se conforme aux directives, à travers le monde, pas juste au Canada, ça va aider à combattre le fléau. Le vaccin, c’est une lumière au bout du tunnel, mais le tunnel est assez long. Je ne me conte pas de blague.» 

Si tout se déroule comme prévu, le BSEO prévoit avoir administré une première dose de vaccin à tous ceux qui le désirent avant le premier juin.  

Environ 300 personnes de 80 ans et plus ont pu recevoir une dose de vaccin à la clinique de Clarence-Rockland vendredi.

Les personnes âgées de 75 ans et plus pourront d’ailleurs dès lundi s'inscrire à leur tour pour recevoir une dose. 

D’ici la première semaine du mois d’avril, le BSEO affirme que 37 cliniques sont prévues aux quatre coins de l’Est ontarien, et que plusieurs se dérouleront même de façon simultanée. 

L’éclosion de COVID-19 à l’Hôpital général de Hawkesbury s’intensifie 

L’éclosion de COVID-19 qui fait rage depuis mercredi à l’Hôpital général de Hawkesbury (HGH) fait désormais état de 11 cas positifs chez les employés et les patients. 

Huit membres du personnel et trois patients ont jusqu’à présent reçu un résultat de dépistage positif à la COVID-19. 

L’Hôpital général de Hawkesbury

Considérant l’éclosion en cours, l’HGH assure avoir mis en place des mesures supplémentaires, incluant la fermeture de l'unité à toute nouvelle admission, la surveillance et le dépistage du personnel, des médecins et des patients, peu importe leurs symptômes et le dépistage des contacts. Un nettoyage en profondeur de l'unité et un examen continu des lieux de travail à haut risque. 

«Grâce à notre bâtiment et nos infrastructures modernes, l’HGH dispose de zones de services distinctes qui limitent le mouvement d'un secteur à un autre, ainsi améliorant la sécurité et limitant la propagation du virus», assure l’établissement. 

Le BSEO a par ailleurs rapporté 26 nouvelles infections de la COVID-19 sur son territoire vendredi, ce qui porte à 3062 cas le nombre d’infections totales recensées dans la région depuis le début de la pandémie. 

De ces cas, 171 sont actifs, une hausse de 19 cas actifs comparativement à la veille. 

Vingt-deux personnes sont hospitalisées, dont six aux soins intensifs. Le bilan des décès demeure pour sa part toujours inchangé, avec 69 victimes dans la région.