Le maire de Casselman, Claude Levac.

Une école continue de diviser à Casselman

L'impasse perdure entre le village de Casselman et le Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien (CSDCEO) concernant la vente d'une école qui devait devenir le futur hôtel de ville de la municipalité.
Après avoir conclu l'entente pour la vente de l'ancienne école élémentaire catholique Ste-Euphémie, au coût de 200 000 $ en janvier 2013, le CSDCEO est revenu sur sa décision et refuse maintenant de céder son établissement à la municipalité.
Depuis, le village de Casselman tente de faire honorer l'acte de vente, puisqu'il s'agit d'une véritable « aubaine », soutient le maire, Claude Levac.
« Actuellement, les deux partis campent dans leur position. Il n'y a toujours pas eu de décision », a commenté le directeur général de Casselman, Marc Chénier.
La municipalité devait prendre possession des lieux en mars 2013. Depuis, le village de Casselman est contraint de tenir ses réunions ou autres rencontres publiques au centre communautaire, puisque l'hôtel de ville actuel ne répond plus aux nouvelles exigences en matière d'accessibilité.
La municipalité a intenté une poursuite contre le CSDCEO pour rupture d'engagement, mais cela n'a pas fait reculer le conseil. « Les procédures légales sont en place », note M. Chénier.
Selon le directeur général de la municipalité, le CSDCEO refuserait d'honorer son entente, alléguant que la municipalité aurait conclu une entente locative dans le futur hôtel de ville avec un conseil scolaire concurrent.
« La municipalité a seulement été sollicitée - par un conseil scolaire - pour la location de locaux, c'est tout », explique M. Chénier.
Personne au conseil n'était disponible pour commenter, lundi.
Le CSDCEO a auparavant parlé d'une décision administrative. « Nous avons révisé nos besoins et à la lumière de nos réflexions, nous avons décidé de conserver l'édifice », avait-on indiqué.
Le litige concernant le futur hôtel de ville fera l'objet de discussions à huis clos ce soir entre les élus municipaux.