Le projet de transport intermunicipal PR Transpo a été suspendu en mars dernier à cause de la pandémie de COVID-19.
Le projet de transport intermunicipal PR Transpo a été suspendu en mars dernier à cause de la pandémie de COVID-19.

Une deuxième chance pour PR Transpo?

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Des organismes régionaux demandent aux Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) de donner une deuxième chance au projet de transport intermunicipal PR Transpo.

Des organismes régionaux demandent aux Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) de donner une deuxième chance au projet de transport intermunicipal PR Transpo.

Des représentants de Centraide de l’est de l’Ontario, du comité Bien Vieillir et du Centre Novas-CALACS francophone de Prescott-Russell se sont adressé au conseil municipal des CUPR mercredi. Ils souhaitent réitérer l’importance de ramener le projet pilote, suspendu depuis mars dernier à cause de la pandémie de COVID-19. «On sait que ce genre de service est essentiel pour les personnes âgées, les personnes avec un handicap ou les familles à faible revenu. Sans transport collectif, il est possible que ces gens ne puissent pas se trouver de service comme les gens dans les grandes villes», a souligné Anne Jutras, présidente du conseil du comité consultatif Bien Vieillir et directrice du Centre Novas — CALACS francophone de Prescott et Russell. 

Rappelons que le projet pilote de PR Transpo résulte d’un investissement provincial de 2 millions $. Le projet disposait initialement d’un an pour faire ses preuves. En juin, le conseil des CUPR se questionnait sur la viabilité à long terme du projet et envisageait de ne pas reprendre la période d’essai.


« On a un but, mais on n’a pas d’objectif en ce moment. On tire dans le vide. »
Denis Vaillancourt

Le président du comité consultatif pour Centraide de l’est de l’Ontario pour la région de Prescott-Russell, Denis Vaillancourt, se dit conscient des défis que représente l’organisation d’un transport collectif en milieu rural. Mais il soutient que compléter le projet pilote dans son entièreté aurait permis à PR Transpo de s’ajuster selon les besoins des utilisateurs. Le président des CUPR, Pierre Leroux, affirme être ouvert à la reprise de la période d’essai, mais affirme que sans support de la communauté, le projet pilote ne sera pas viable à long terme. «Je ne suis pas contre le projet, je veux que ça se réussisse. On a un but, mais on n’a pas d’objectif en ce moment. On tire dans le vide. Il faut qu’on soit capables de regarder toutes les étapes et voir si on se rapproche du but», affirme M. Leroux. 

«On vous assure que les agences présentes sont toutes prêtes à collaborer avec vos dirigeants et vos fonctionnaires, bonifier les services, améliorer les arrêts, peaufiner les itinéraires pour que les gens puissent profiter du service et en bénéficier à long terme», indique M. Vaillancourt.  

Pour leur part, les maires des municipalités aimeraient aussi donner la chance au coureur. «Il ne faut pas oublier qu’on a reçu 2 millions du gouvernement provincial», note le maire d’Alfred et Plantagenet, Stéphane Sarrazin. «On a été choisi parmi beaucoup de communautés. Seulement 39 ont été acceptées et seulement deux ont reçu des gros montants comme nous. Il faut s’assurer que notre projet est plus solide et au moins donner une pleine année [pour faire ses preuves].»

M. Leroux a réitéré que le but de la discussion, à ce point-ci, n’est pas pour l’instant de décider si le destin du projet est scellé. «C’est de donner des possibilités à l’administration de poser des questions», a-t-il souligné. «S’il y a possibilité de transférer les fonds de PR Transpo [vers un autre projet], il y aura des discussions ultérieures au conseil.»