La nouvelle étable sera plus grande, mieux éclairée, et pourra accueillir un plus grand nombre de vaches laitières, dans de meilleures conditions.

«Un bond technologique de 25 ans»

La ferme d’éducation et de recherche du campus d’Alfred (FERCA) pourra terminer la construction d’une nouvelle étable grâce à un investissement du fédéral de plus de 120 000 $.

Cet argent, annoncé jeudi, sera investi dans une nouvelle salle de traite, plus moderne et performante, a expliqué le directeur général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), Simond Durand, qui gère les opérations de la FERCA. « Cet investissement nous permet de faire un bond technologique de 25 ans », a-t-il annoncé fièrement.

Dès que la nouvelle étable sera en opération, la FERCA pourra aussi tripler sa production. « On devient vraiment une ferme à la fois moderne et performante, mais avec des infrastructures adaptées à la recherche. Ça nous permet de faire le bond technologique qui nous permet de gagner beaucoup de temps et d’efficacité pour faire la promotion de l’innovation et des meilleures pratiques en agriculture. »

De gauche à droite: John Candie, Yves Laviolette, Francis Drouin, Philippe Etter, René Beaulne, Wendy Curtis et Simon Durand.

C’est l’Agence fédérale de développement économique pour le sud de l’Ontario (FedDev Ontario) qui a rendu cette subvention possible. La directrice générale de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) de Northumberland, Wendy Curtis, s’est dite « très heureuse de promouvoir l’innovation dans l’est de l’Ontario, en particulier au sein du secteur agrotechnologique. »

« Les agriculteurs de la région bénéficieront désormais d’une ressource inestimable et d’un accès aux technologies novatrices, qui stimuleront la concurrence et créeront des opportunités. »

industrie laitière

Au cours de la dernière année, l’industrie laitière a subi plusieurs chocs. M. Durand espère que les pratiques à la fine pointe de la technologie de la FERCA encourageront les consommateurs à faire confiance à leurs produits laitiers. « Le guide alimentaire a changé, on a passé dans le tordeur avec les accords d’échanges internationaux en Europe et avec les Américains, donc la production laitière a servi un peu de bouc émissaire. Mais je pense que les consommateurs ont encore un grand attachement à leur verre de lait. Donc oui, on est une industrie qui doit évoluer, on est confronté à certains enjeux, et de cette façon-là, je suis très à l’aise avec ce qu’on fait. »

M. Durand espère que ces nouvelles installations pourront inspirer la fierté chez les agriculteurs de la région. « Quand un jeune agriculteur vient apprendre dans une ferme désuète, c’est moins intéressant. Mais là, le plateau d’apprentissage en agriculture va être à la fine pointe, et quand les agriculteurs vont venir pour une formation, ils vont constater que la ferme sur laquelle ils apprennent est performante et bien équipée. Ça amène une question de crédibilité, et pour l’agriculteur, une question de fierté. »

La FERCA est le seul centre de recherche en production laitière biologique au Canada.