Chaque année, une partie de la cagnotte des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) est envoyée à Tourisme Prescott-Russell (TPRT) pour soutenir ses activités dans la région. En 2020, ce sera la dernière fois qu’un tel montant sera octroyé à l’agence.

Tourisme Prescott-Russell perd une source de financement

Chaque année, une partie de la cagnotte des Comtés unis de Prescott-Russell (CUPR) est envoyée à Tourisme Prescott-Russell (TPRT) pour soutenir ses activités dans la région. En 2020, ce sera la dernière fois qu’un tel montant sera octroyé à l’agence.

Le montant final, d’une valeur de 182 000 $, a été approuvé lors de la dernière réunion budgétaire des CUPR.

Même si les responsables de l’agence se disent déçus de cette perte de soutien, ils sont tout de même confiants qu’elle ne cessera pas d’exister pour autant. « C’est dans nos projets de continuer comme d’habitude, avance la directrice générale par intérim, Geneviève Duval. Le plan, c’est d’aller chercher différentes subventions pour pouvoir continuer d’exister. »

Mme Duval compare son organisme à de la pâte à modeler. « On va modeler notre organisation selon nos nouveaux objectifs et notre nouveau financement. »

Tourisme Prescott-Russell vivait déjà une situation d’instabilité financière au cours des dernières années. Depuis un peu plus de cinq ans, l’organisme voit son budget provenant des CUPR être réduit de façon graduelle, chaque année. En 2013-2014, le financement du gouvernement régional était de 300 000 $.

Il faut dire que le financement, qui se situe généralement autour de 400 000 $, ne provient pas uniquement que des CUPR.

L’organisme recevait aussi des fonds des gouvernements fédéral et provincial, entre autres. Toutefois, ceux-ci ont également réduit leurs contributions.

En avril 2019, le gouvernement Ford a d’ailleurs réduit le 17,5 millions $ le financement du tourisme dans la province, notamment en éliminant l’argent dont bénéficiaient les agences touristiques d’Ottawa et de Prescott-Russell.

Dans la région, de nombreux projets, tels que la route agrotouristique, sont déjà en voie d’être mis sur pied.

L’impact engendré par ces pertes de subventions pourrait surtout être constaté dans le déploiement publicitaire et le rayonnement à l’extérieur de la région et de la province, selon Mme Duval.

Les dirigeants de l’organisme tenteront, au cours des prochaines semaines, de trouver des opportunités de subventions pour pouvoir assurer sa survie. « Mais l’organisme n’est pas en danger. Je pense qu’il va y avoir beaucoup d’ajustements, de transformation, donc en 2020 on va travailler beaucoup à faire la même chose qu’on fait depuis notre existence, tout en travaillant sur un plan stratégique pour 2021. »

Est-ce que les services offerts par l’organisme pourraient être affectés si TPRT ne réussit pas à débloquer suffisamment de fonds ? « C’est une possibilité, admet Mme Duval. Mais notre prochaine rencontre avec le conseil d’administration est en janvier, et on commence en janvier à travailler pour trouver nos options pour la prochaine année. »

Le travail effectué par TPRT engendre des retombées économiques de plusieurs millions de dollars, soutient la directrice générale par intérim.