Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La Santé publique a tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises au cours des derniers mois concernant une hausse de surdoses dans la région.
La Santé publique a tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises au cours des derniers mois concernant une hausse de surdoses dans la région.

Surdoses à Cornwall: Un nouvel appel à la vigilance

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Les autorités policières de Cornwall et la Santé publique de l’Est ontarien lancent de nouveau un appel vigilance à la suite d’une nouvelle augmentation des signalements de surdoses dans l’Est ontarien.

«Heureusement on n’a pas eu de décès, mais on a eu une augmentation du débit de gens qui se présentent à l’urgence», a précisé à cet effet le médecin hygiéniste au Bureau de santé de l’est de l’Ontario, le Dr Paul Roumeliotis.

Rappelons que la Santé publique a tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises au cours des derniers mois concernant une hausse de surdoses dans la région, particulièrement dans les environs de la ville de Cornwall. La fermeture des frontières avec les États-Unis à cause de la COVID-19 a également accentué ce fléau, puisque l’approvisionnement en opioïdes se faisait plus difficilement.

Alors que l’héroïne mauve, une drogue mélangée à du fentanyl, des benzodiazépines et d’autres substances, faisaient partie intégrante de ces alertes à la vigilance, le BSEO met également en garde la population contre la présence accrue de fentanyl jaune ou orange. Ces types de fentanyl peuvent être mélangés à du carfentanil, une substance mortelle qui est habituellement administrée pour endormir les gros animaux, comme les éléphants.

«C’est une tendance inquiétante parce que ces opioïdes sont plus puissants et causent plus de surdoses chez les usagers», ajoute le médecin. La naloxone, qui sert à contrecarrer les effets du fentanyl, n’est d’ailleurs pas efficace sur les benzodiazépines. Une surdose d’opioïdes peut être mortelle, parce que la respiration s’arrête. Les signes principaux d’une surdose sont la somnolence, la respiration anormale, les lèvres ou les ongles bleus ou gris, la peau froide et le corps mou, entre autres.

«Les opioïdes menacent la vie des membres vulnérables de notre communauté et il faut que tout le monde prenne ce message au sérieux », a souligné pour sa part l’inspecteur des opérations sur le terrain de la Police de Cornwall, Chad Maxwell. «On demande au public de bien vouloir nous aider à passer le mot à leurs amis et aux membres de leur famille touchés par la toxicomanie et les troubles liés à l’usage d’opioïdes pour les convaincre qu’il y a de l’aide pour eux.»

Le BSEO rappelle au public que l’option la plus sûre est d’éviter entièrement les drogues illicites ou les médicaments contrefaits. «On travaille avec des associations ciblées qui travaillent avec cette [population à risque]», précise cependant la Santé publique.

S’il devait y avoir consommation de substance, le Bureau réitère de ne pas consommer seul, de ne pas mélanger les drogues, de prendre une dose d’essai de la drogue et attendre ses effets avant d’en reprendre et de se procurer une trousse de naloxone gratuite. Si quelqu’un est témoin d’une surdose, il est essentiel de contacter le 9-1-1 «car une trousse de naloxone à elle seule peut ne pas suffire à annuler les effets mortels des opioïdes». La Loi sur les bons samaritains secourant les victimes de surdose peut fournir une certaine aide juridique aux personnes qui contactent les autorités en cas de surdose.