L'établissement d'enseignement de technologies agricoles et alimentaires veut obtenir la protection de la LSF.

Services en français: le campus d'Alfred veut être désigné

Le campus d'Alfred de l'Université de Guelph tente d'obtenir sa désignation sur les services en français de l'Ontario, a appris LeDroit. L'établissement d'enseignement de technologies agricoles et alimentaires s'organise pour se placer sous la protection de la Loi sur les services en français (LSF) de l'Ontario, à l'instar de La Cité.
«Il y a une volonté de notre part de se désigner comme un établissement reconnu comme étant francophone par la province de l'Ontario. En obtenant cette désignation, on assure la prospérité du campus d'Alfred de l'Université de Guelph. C'est une mesure pour préserver nos programmes offerts en français. C'est une question de sécurité. Une désignation nous donnerait un poids politique et un poids symbolique aussi», note la Dre Renée Bergeron, directrice du campus d'Alfred. L'institution a été le premier collège de langue française à être reconnu en Ontario. L'établissement soufflait ses 30 bougies en 2011.
L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) salue l'initiative du campus d'Alfred, qui tente d'assurer une relève dans le secteur de l'agriculture, un domaine très représenté par les francophones dans l'Est ontarien.
«C'est une très bonne nouvelle. L'idée de demander la désignation sur les services en français pour un établissement d'enseignement qui fait l'éducation des technologies agricoles, dans l'Est ontarien, c'est un engagement pour l'avenir. L'agriculture, c'est une partie de notre société, d'hier à aujourd'hui. On a qu'à penser à la fromagerie St-Albert, une coopérative prospère où les francophones sont très actifs», a déclaré le président de l'AFO, Denis Vaillancourt.
Ce n'est toutefois pas chose faite. Bien que le collège d'Alfred soit complètement francophone, il s'agit toutefois d'un établissement satellite d'une université majoritairement anglophone.
Le Collège Boréal a été le premier collège en Ontario à être désigné en vertu de la LSF. En début d'année, La Cité a aussi obtenu la protection de la cette loi quasi constitutionnelle. L'Université de Hearst a également demandé la désignation, ce qu'elle a obtenu en juillet dernier.
L'Université d'Ottawa a également fait une demande pour être protégée par la LSF, mais celle-ci a été rejetée. L'institution souhaitait pouvoir modifier les termes de l'entente après quatre ans et avait posé certaines conditions. L'établissement ottavien tente toujours d'obtenir une désignation.