Plus de 70 paroissiens ont souligné le premier anniversaire de l'incendie de l'église de St-Isidore.

Se souvenir et regarder en avant

Un peu plus de 70 paroissiens se sont réunis, dimanche, à St-Isidore, dans l'Est ontarien, pour souligner le premier anniversaire de l'incendie de l'église. À cette même date l'an dernier, le 23 juillet, l'édifice inauguré en 1879  était dévoré par les flammes.
Sous un soleil timide, accompagné de quelques gouttes de pluie, les paroissiens se sont rassemblés dans le stationnement devant un terrain recouvert de gazon. Aujourd'hui, une statue du Christ, un monument commémoratif et un écriteau sont les seuls indices laissant deviner qu'une église se dressait à cet endroit.
La cérémonie s'est ouverte sur une chanson de Gaëtan Lalonde relatant la perte de l'édifice sacré. 
« Une grande tragédie, l'église de St-Isidore, le sort qu'elle a subi. Envahi par les flammes, notre clocher est tombé. Si seulement nos larmes avaient pu la sauver », a chanté M. Lalonde.
Le terrain où se dressait jadis l'église est aujourd'hui recouvert de gazon.
Pour le curé de la paroisse, l'abbé Pascal Nizigiyimana, la messe anniversaire doit permettre de se rappeler des souvenirs, mais surtout, de penser à l'avenir de l'église. 
« C'est pour tout cela aujourd'hui que nous sommes réunis, pour vivre le deuil de ce qu'on a perdu, mais pour envisager un avenir meilleur. La reconstruction d'une église, un édifice, et la reconstruction de la communauté qui se renouvelle », a souligné le curé.
Le conseiller du quartier 2 de la municipalité de La Nation, qui comprend St-Isidore, Marcel Legault, était également présent à la célébration.
« Revenir ici, à cette date, ça nous rappelle le tragique événement de l'an passé avec cet espace vide. Aujourd'hui, nous avons aussi beaucoup d'espoir avec la nouvelle construction annoncée », a souligné M. Legault. 
La première pelletée de terre pour une nouvelle église devrait se faire dès le printemps 2018. Si tout se déroule comme prévu,  l'abbé Pascal Nizigiyimana aimerait célébrer Noël entre les murs du nouvel édifice. « Si on pouvait l'avoir pour Noël 2018, moi, je serais heureux, dit-il. Mais je demeure patient. L'important est de savoir que toutes les choses sont en marche. »