Le maire Guy Desjardins invite l’Association francophone des municipalités de l’Ontario (AFMO) à offrir des services afin d'améliorer les services en français.

Retrait possible de Clarence-Rockland de l’AFMO: le maire Guy Desjardins s’explique

Critiqué pour sa proposition de retirer Clarence-Rockland de l’Association francophone des municipalités de l’Ontario (AFMO), le maire Guy Desjardins a publié une déclaration sur les réseaux sociaux afin de clarifier ses intentions.

« Je tiens à assurer à nos citoyens que nous ne coupons pas dans la francophonie », a soutenu M. Desjardins sur Facebook. 

« Nos services à la population, ordres du jour, procès-verbaux et communications sont tous offerts simultanément dans les deux langues. Tous nos départements ont un budget de traduction pour les documents que nous ne pouvons traduire à l’interne. »

Lors de la dernière réunion du conseil municipal de Clarence-Rockland, le 24 janvier, le maire Desjardins avait avancé la possibilité d’annuler l’abonnement de la municipalité à l’AFMO, dès l’année 2020. Cette proposition, refusée par le conseil municipal, a fait vivement réagir sur les réseaux sociaux, depuis une semaine.

Le maire avait plaidé que l’AFMO ne présente pas autant de rapports et d’informations que le fait son pendant unilingue anglophone, c’est-à-dire l’Association des municipalités de l’Ontario (AMO). « J’invite donc l’AFMO à nous offrir des services et projets concrets qui nous aideront à améliorer nos services en français dans nos municipalités », a-t-il écrit.

Joint par Le Droit, M. Desjardins affirme qu’il n’a jamais eu l’intention de nuire aux services en français au sein de sa municipalité. « C’est un sujet qui a été apporté brièvement. Après tout, on était en discussion de budget, on doit tout regarder, et on a décidé de ne pas couper l’AFMO. En budget, on regarde tous les dossiers. On a même regardé celui des toilettes portables dans les parcs. »

Le principal intéressé affirme tenir très fermement à sa francophonie. « Mon nom de famille est Desjardins, celui de ma mère est Dufour. Il n’y a pas plus francophone que ça ! De me faire dire que je suis un vendu de la francophonie, c’est totalement faux. »

Le maire Desjardins soutient d’ailleurs que le conseil prend note des commentaires de la population, et que le retrait de l’AFMO ne fait pas partie des intentions des élus. « Avec tous les commentaires de nos résidents, c’est sûr qu’on va écouter et que ça n’arrivera pas. »

M. Desjardins entend rencontrer les membres de l’AFMO, vendredi matin, afin de « mettre les choses au clair » et discuter de ce qui pourrait être amélioré quant aux services rendus aux municipalités.