Le bâtiment de la Mosqué de Hawkesbury est vacant depuis quelques années.

Propriétés abandonnées: Hawkesbury souhaite agir

La Ville de Hawkesbury souhaite s'attaquer au problème des bâtiments abandonnés sur son territoire.
Plusieurs bâtiments sont vacants depuis plusieurs années, bien qu'ils fournissent malgré tout des revenus de taxes municipales. 
« Le problème, c'est qu'on se retrouve avec une maison sans résident. Elle est placardée et bien qu'on récolte les taxes, c'est un bâtiment où des jeunes pourraient entrer et aussi de la vermine et il n'y a rien qu'on peut faire », souligne la conseillère Johanne Portelance, citant en exemple le bâtiment de la Mosqué de Hawkesbury, situé sur la rue Principale, qui est vacant depuis quelques années. 
La Ville cherche à savoir si elle serait en droit d'exiger la démolition de ces bâtiments. C'est une tâche qui pourrait s'avérer difficile selon l'officier en chef des bâtiments, Jean-Claude Miner. 
« Ce serait difficile, parce qu'il faut vraiment que l'édifice soit considéré comme dangereux pour le public. Si un bâtiment devient dangereux, il faudrait d'abord le rendre plus sécuritaire, mais détruire le bâtiment, c'est autre chose », a précisé M. Miner. 
Le chef du service d'incendie, Roger Champagne, abonde dans le même sens.
« Si le bâtiment représente un danger immédiat à la vie, on peut faire quelque chose, mais seulement pour la rendre sécuritaire. On a qu'à penser à un cas du hoarding (accumulation compulsive). Nous avons le pouvoir de tout nettoyer, mais c'est tout. Pour le reste, nos mains sont liées », a précisé M. Champagne.
Si la municipalité allait de l'avant avec la démolition d'un bâtiment abandonné, la facture serait vraisemblablement refilée aux contribuables.
« On serait aussi responsable du nettoyage du terrain et de tout autre coût pour dégager les débris, explique M. Miner. Il faut savoir si ça en vaut la peine. »
La Ville de Hawkesbury mettre le sujet à l'ordre du jour de la prochaine conférence de l'Association des municipalités de l'Ontario. 
« On reçoit des plaintes, on visite les différents lieux et on avise les propriétaires, mais ils ne font rien parce qu'on ne force pas la note. Il nous faut une certaine marge de manoeuvre », a affirmé la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois.