Sur la photo, on retrouve Grant Crack, député provincial de Glengarry-Prescott-Russell; Anne Laflamme, directrice de l'école secondaire publique Le Sommet de Hawkesbury; Marie-Pierre Héroux; Félix Saint-Denis et Chantal Nadeau, de L'écho d'un peuple, Marie-Claude Dicaire; Yvon Huppé président et fondateur du Centre d'aide Rockland et Alain Dagenais, fondateur de L'écho d'un peuple.

Prescott et Russell: des Franco-Ontariens à l'honneur

Le nombre de membres de l’Ordre de la francophonie de Prescott et Russell est passé de 108 à 112, samedi soir, lors du 20e Banquet de la francophonie. Du même coup, le prix Prix jeunesse Thomas-Godefroy a été remis à deux récipiendaires portant le nombre total à 42 lauréats depuis 2001.

Environ 300 personnes se sont rassemblées, à Embrun, pour prendre part à la grande soirée de reconnaissance organisée par l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO), de Prescott et Russell. 

Cette année, le thème choisi était : 20 ans, continuons la fête. 

« J’espère qu’on aura encore de nombreuses années à tenir cet événement rassembleur et ça doit continuer. On doit se fêter chaque année », a affirmé Jacques Héroux, président de l’ACFO de Prescott et Russell. 

Lors de la soirée, l’Ordre de la francophonie de Prescott et Russell a été remis à Anne Laflamme, Yvon Huppé, le député Grant Crack ainsi que l’organisme L’Écho d’un peuple. Pour leur part, Marie-Pierre Héroux et Marie-Claude Dicaire ont accepté le Prix jeunesse Thomas-Godefroy.

La directrice de l’école secondaire publique Le Sommet de Hawkesbury a pour sa part souligné l’importance de transmettre la passion de la francophonie aux élèves afin d’assurer sa vitalité. 

« L’école de nos jours se réinvente. Nous faisons face à une nouvelle mosaïque autant sur le plan démographique que culturel. Être Franco-Ontarien ne se limite pas à vivre et parler en français en Ontario. Il est notable que nous avons dépassé les frontières. Il est donc impératif de mettre en place des projets innovateurs, diversifiés et adaptés aux différentes cultures afin de nous assurer que notre relève pourra rayonner en français.

De son côté, la récipiendaire du Prix jeunesse Thomas-Godefroy, Marie-Pierre Héroux, a insisté sur l’inclusion de la jeunesse dans les décisions qui affecteront leur avenir.

«L’avenir de la francophonie dépend vraiment de la jeunesse. Les jeunes, on n’est pas les leaders de demain, mais les leaders d’aujourd’hui. C’est super important d’inclure la jeunesse dans tout mouvement et décision parce que c’est notre monde. C’est nous qui allons y vivre, donc, on doit être inclus», a souligné Marie-Pierre.  

L’immigration à l’ordre du jour

Chaque année, le Banquet de la francophonie se veut également une occasion de faire le point sur la situation de la francophonie en Ontario. Alors que plusieurs avancées ont certes été réalisées dans les dernières années, le président de l’ACFO local estime maintenant que des progrès devraient être faits au chapitre de l’immigration francophone. 

«Dans la région, on va se pencher sur l’immigration pour s’assurer que les nouveaux arrivants francophones s’arrêtent à Prescott et Russell au lieu de survoler notre région et aller à Ottawa», a précisé M. Héroux.

Les élections, un incontournable

Bien que le Banquet tende à éviter les sujets d’ordres politiques, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, n’a pu passer sous silence la tenue prochaine des élections provinciales. «Nous (AFO) allons envoyer un questionnaire des enjeux francophones à chacun des partis et nous allons publiciser les réponses des partis. Nous allons vous inviter à exercer votre droit de vote, nous avons un pouvoir politique et nous devons l’utiliser», a déclaré M. Jolin.