Bien qu’il s’agissait d’une occasion en or pour l’ex-député conservateur Pierre Lemieux de revenir sur son mandat de dix ans au sein du gouvernement Harper, il est demeuré plus silencieux que certains de ses adversaires lors du débat entre les principaux candidats de Glengarry-Prescott-Russell, jeudi soir.

Premier débat dans GPR: Lemieux reste plus silencieux

Bien qu’il s’agissait d’une occasion en or pour l’ex-député conservateur Pierre Lemieux de revenir sur son mandat de dix ans au sein du gouvernement Harper, il est demeuré plus silencieux que certains de ses adversaires lors du débat entre les principaux candidats de Glengarry-Prescott-Russell, jeudi soir.

C’est plutôt le candidat du Parti populaire du Canada (PPC), Jean-Jacques Desgranges, qui a occupé davantage de temps de parole en faisant pleuvoir les critiques sur le gouvernement Trudeau et son député sortant, Francis Drouin.

M. Lemieux a toutefois mis l’accent sur sa défense des langues officielles, un dossier pour lequel il a souvent dû se défendre dans le passé. Il a rappelé son mandat comme secrétaire parlementaire du ministre des Langues officielles, durant lequel avaient été annoncés « 1,1 milliard $ en fonds fédéraux pour l’épanouissement des communautés de langues officielles ».

Le candidat conservateur a réitéré son soutien pour l’Université de l’Ontario français et a promis que son parti a l’intention de moderniser la Loi sur les Langues officielles (LLO).

Le néo-démocrate Konstantine Malakos a affirmé que l’un des projets de son parti est d’ajouter à la LLO une clause obligeant la sélection de juges bilingues à la Cour suprême du Canada.

MM. Malakos et Lemieux ont tous les deux déploré que certains députés libéraux, incluant le ministre de la Justice David Lametti, se sont interrogés quant à la pertinence d’une telle exigence.

Le libéral Francis Drouin a quant à lui rappelé que M. Lemieux s’était opposé à ce principe au cours de son mandat. « Quand c’est le temps de se lever pour les juges bilingues, moi je le fais, et vous ne le faites pas. »

Le candidat du PPC Jean-Jacques Desgranges a dit préconiser la compétence plutôt que la langue.

Environnement

À plusieurs reprises, M. Drouin a affirmé qu’il était d’accord avec les affirmations des candidats du Parti vert et du NPD, notamment sur la question de l’environnement. Le député sortant a défendu la taxe sur le carbone de son gouvernement, contestée par son adversaire conservateur, Pierre Lemieux.

Or, M. Malakos a rappelé pour sa part que « les gouvernements qui croient aux changements climatiques n’achètent pas de pipelines ».

Une grande partie du thème de l’environnement a été monopolisée par la remise en question du candidat du PPC Desgranges de la pertinence des recherches scientifiques sur les changements climatiques. «

Le PPC est d’accord que ça existe, et d’ailleurs, il peut vous dire que ça existe depuis des millénaires, les changements climatiques. Le gros problème, c’est qu’on en fait une folie, on en perd la tête. »

La candidate du Parti vert, Marthe Lépine, aurait préféré passer plus de temps à débattre sur les solutions. « On a perdu beaucoup de temps, à mon avis, à discuter de quel scientifique est le bon. On a l’impression que la minorité est plus importante que des majorités de 90 % et plus, c’est une opinion qu’on peut bien entretenir, mais ça n’arrange rien. La liberté d’expression, souvent, est utilisée pour essayer d’arrêter les discussions sur les changements climatiques. »

Les thèmes de l’économie, de la société et de l’immigration ont aussi été débattus.

Environ 90 personnes se sont déplacées pour assister au débat organisé par l’ACFO de Prescott-Russell.