Le règlement municipal précise que la garde ou l’élevage de bétail est interdit dans toute zone résidentielle ou dans tout bâtiment ou structure dans toute zone du village de Casselman

Poulailler en milieux scolaires: une modification au règlement est nécessaire

Avant qu’un poulailler ne voit le jour à l’École élémentaire et secondaire publique Académie de la Seigneurie, le village de Casselman devra amender son règlement de zonage.

Le conseil municipal se penchera mardi prochain sur une modification à son règlement pour permettre l’élevage d’un maximum de dix poules pondeuses sur une partie du terrain de l’école. 

« Pour permettre la garde ou l’élevage de toute volaille, le conseil doit accepter d’amender l’article 4.25 du règlement de zonage du Village de Casselman, 1996-635 », précise le rapport de l’urbaniste Sylvain Boudreault.

Rappelons que lors de sa réunion du 12 décembre, le conseil municipal avait approuvé en principe le projet pilote présenté par deux enseignants de l’Académie de la Seigneurie, Dominic Desmarais et Nathalie Denis. Le souhait serait de construire le poulailler dès le printemps. 

Le règlement municipal précise toutefois que la garde ou l’élevage de bétail tel que des poules pondeuses, entre autres, est interdit dans toute zone résidentielle ou dans tout bâtiment ou structure dans toute zone du village de Casselman 

La modification proposée permettrait la mise sur pied du projet pilote pour une période de 24 mois. À la fin des deux années, s’il y a une demande et si le conseil municipal le souhaite, le projet pilote pourrait être prolongé. 

« Advenant que le conseil prévoie autoriser l’élevage des poules à l’intérieur des limites du Village, il serait important de s’assurer une bonne gestion et du bon suivi des plaintes susceptibles d’être engendrées par cette nouvelle activité », indique Sylvain Boudreault, dans son rapport. 

Ce dernier ajoute que les plaintes potentielles liées à ce projet pourraient notamment concerner les odeurs, les prédateurs, le bruit et les mouches. 

« Il est donc recommandé qu’une personne qualifiée soit désignée pour l’émission du permis et pour assurer le bon contrôle », avise M. Boudreault. 

Pour le directeur général, Daniel Gatien, le poulailler de l’Académie de la Seigneurie pourrait servir de projet pilote pour l’ensemble de la municipalité. 

« Après la période de deux ans, le conseil municipal du temps pourra décider s’ils veulent permettre cet usage à travers la municipalité en modifiant le règlement de zonage », souligne M. Gatien. 

Actuellement dans les Comtés unis de Prescott et Russell, le canton d’Alfred et Plantagenet est la seule municipalité ayant un règlement permettant l’élevage de poules pondeuses à l’intérieur de ses limites urbaines.

LA VILLE D'OTTAWA GÈRE LES APPELS POUR LES ANIMAUX BLESSÉS

Depuis vendredi, c’est uniquement la Ville d’Ottawa et non la Société protectrice des animaux (SPA) qui gère les appels téléphoniques concernant la présence d’animaux blessés ou malades sur son territoire, en plus d’assurer le transport de ceux-ci. 

S’ils aperçoivent un chien, un chat ou encore un petit animal sauvage blessé (ex : raton laveur, lapin, écureuil, etc), les citoyens sont invités à composer le 311. 

Les interventions seront évaluées au cas par cas et un agent des règlements municipaux pourra, si nécessaire, emmener la bête à la SPA ou à un hôpital vétérinaire. 

Actuellement, 54 agents sont formés pour prendre soin des animaux. Pour gérer la hausse des appels, un agent de gestion de la faune, qui dirigera une équipe spécialisée comptant huit employés, sera bientôt embauché. Les autorités s’attendent à recevoir environ 1300 appels par an. Des organismes tels qu’Ottawa Valley Wild Bird Care Centre et Rideau Valley Wildlife Sanctuary continueront à bien prendre soin des animaux malades, blessés et orphelins. 

Les cas de négligence ou de mauvais traitements infligés à un animal doivent continuer d’être signalés à la Société protectrice des animaux de l’Ontario (310-SPCA).