Le Fonds de la relève agricole franco-ontarienne peine à cumuler assez de candidatures afin de remettre toutes ses bourses d’études et ses bourses de projet d’entreprise pour l’année 2020.
Le Fonds de la relève agricole franco-ontarienne peine à cumuler assez de candidatures afin de remettre toutes ses bourses d’études et ses bourses de projet d’entreprise pour l’année 2020.

Peu de candidatures reçues pour les bourses du Fonds de la relève agricole franco-ontarienne

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Le Fonds de la relève agricole franco-ontarienne peine à cumuler assez de candidatures afin de remettre toutes ses bourses d’études et ses bourses de projet d’entreprise pour l’année 2020. 

Le Fonds de la relève agricole franco-ontarienne met à la disposition des récipiendaires quatre bourses d’études de 500$ chacune pour des étudiants en agriculture ou en agroalimentaire et deux bourses de 6 000$ chacune pour des projets d’entreprise de relève agricole. «Ça donne un bon coup de main pour démarrer une petite entreprise», soulève Roger Pommainville, membre du comité du Fonds. Le Fonds de la relève agricole franco-ontarienne collabore d’ailleurs avec l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) pour mener à bien sa campagne annuelle de remise de bourses. Il souligne ainsi que les bourses servent avant tout à soutenir la prochaine génération d’agriculteurs, que ce soit par un soutien financier pour un projet concret ou par l’éducation des agriculteurs de demain. 


« Les fermetures d’écoles c’est depuis le mois de mars. La COVID-19 nous a fauché ces opportunités-là de recrutement. »
Roger Pommainville

L’année 2020 a cependant été difficile pour rejoindre les candidats potentiels, souligne M. Pommainville. «C’est malheureux, parce que l’argent est disponible!», ajoute-t-il. Il indique qu’habituellement, les orienteurs des écoles, à titre d’exemple, peuvent cibler certains candidats récipiendaires éventuels, ce qui n’a pas été possible cette année à cause de la COVID-19. «Les fermetures d’écoles c’est depuis le mois de mars. La COVID-19 nous a fauché ces opportunités-là de recrutement», déplore-t-il. 

M. Pommainville espère avant tout que toutes les bourses trouveront preneur cette année, alors qu’il s’agit d’un bon moyen, par exemple, de démarrer un petit projet qui pourrait «devenir assez gros pour en vivre». 

Dans l’Est ontarien, il nomme d’ailleurs quelques histoires à succès qui ont pu bénéficier de l’aide du Fonds de la relève agricole franco-ontarienne par le passé, comme la ferme Oh Miel d’Alfred et la ferme L’Artisan de Fournier. 

La relève agricole a jusqu’au 15 août pour soumettre une candidature à l’une ou l’autre des bourses disponibles.