Les chats errants sont en surnombre dans plusieurs municipalités de l’Est ontarien.
Les chats errants sont en surnombre dans plusieurs municipalités de l’Est ontarien.

Moins de chats errants à Cornwall?

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Les chats errants sont en surnombre dans plusieurs municipalités de l’Est ontarien. À Cornwall, où le problème persiste depuis plusieurs années, le nombre de félins de gouttière qui sillonnent les rues semble en déclin. C’est du moins ce qu’a observé la SPCA de l’Ontario au cours des derniers mois.

«Statistiquement, nous avons vu une diminution dans nos arrivées [à la SPCA] de chats errants qui proviennent de Cornwall», note le Chef des programmes et de la sensibilisation communautaire de la SPCA de l’Ontario, Daryl Vaillancourt.

«On est sûrs que notre travail et celui de la municipalité, de la communauté et des refuges, une fois qu’on s’est tous mis ensemble, ça a fait une différence. Nos chiffres le démontrent.»Bien que la situation semble assez répandue à travers la province, Cornwall semble être la zone chaude des communautés de chats errants. Sans oublier que ces matous abandonnés, qui se reproduisent à la vitesse de l’éclair, sont souvent porteurs de maladies. 

Pour y remédier, la SPCA de l’Ontario effectue depuis plus d’un an déjà la castration et la stérilisation d’animaux domestiques et de chats errants dans sa clinique mobile de services de bien-être animal dans les régions moins désservies. «Nous cherchons à établir un service de castration plus abordable et stable dans cette région. On croit que ça aidera les chats.» Cet automne seulement, la clinique s’est arrêtée à quatre reprises dans la ville de Cornwall pour y effectuer des opérations, soit deux jours au mois d’octobre et deux jours au mois de novembre. Toutes les places disponibles avaient été réservées. 


« Nous voyons [...] une hausse des adoptions et ça c’est merveilleux. »
Daryl Vaillancourt

La SPCA estime que depuis la mise en place de ce service mobile, 500 castrations et stérilisations ont été effectuées, ce qui aurait permis d’éviter environ 16 000 chatons et chiots non désirés. 

Mais bien évidemment, la ville de Cornwall est loin d’être complètement tirée d’affaires, ajoute M. Vaillancourt.  «Il pourrait y avoir plusieurs raisons qui expliquent la situation des chats errants à Cornwall. Ça pourrait être une raison géographique, alors que certaines régions ont plus de difficultés parce que les gens laissent les chats dans la communauté. Une fois que ça commence à se produire, c’est très très difficile de prendre le dessus.»

Heureusement, alors que la COVID-19 a fait naître en plusieurs personnes le désir d’adopter de façon parfois précipitée un animal domestique, M.Vaillancourt se dit soulagé de ne pas avoir perçu d’augmentation significative des abandons durant cette dure période difficile. 

«Il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser quelqu’un à abandonner son animal, que ce soit économique ou quoi que ce soit. Si les gens arrivent à un point de leur vie où ils ont des défis et pour quelconque raison ne peuvent plus prendre soin de l’animal, nous sommes toujours plus qu’heureux de leur trouver une nouvelle maison», explique-t-il. «Mais nous voyons plutôt une hausse des adoptions et ça c’est merveilleux.»