Le Marché Lacroix faisait partie des entreprises offrant la livraison gratuite ou à moindres coûts aux personnes vulnérables afin de les aider à passer à travers la crise de la COVID-19.
Le Marché Lacroix faisait partie des entreprises offrant la livraison gratuite ou à moindres coûts aux personnes vulnérables afin de les aider à passer à travers la crise de la COVID-19.

L’incendie du Marché Lacroix est un coup dur pour la communauté de Hawkesbury

Le propriétaire du Marché Lacroix, Stéphane Jeaurond, a encore peine à y croire, deux jours après l’incendie dévastateur qui a ravagé son épicerie de Hawkesbury samedi après-midi.

«C’est de pire en pire. Je m’attendais à ce que ça soit plus facile avec les jours. Mais avec la routine du lundi matin, les émotions sont dans le plafond» se désole M. Jeaurond.

Pour l’homme de 49 ans, c’est un coup dur. Propriétaire de l’épicerie depuis 20 ans, Stéphane Jeaurond était conscient de la proximité que l’entreprise avait bâtie avec la clientèle depuis son ouverture en 1935.

«Tout le monde nous connaissait, on connaissait tout le monde. C’est là que je réalise qu’on était pas mal plus aimés qu’on pense».

Le Marché Lacroix, comme de nombreuses autres épiceries de l’Est ontarien, faisait d’ailleurs partie des entreprises offrant la livraison gratuite ou à moindres coûts aux personnes vulnérables afin de les aider à passer à travers la crise de la COVID-19 qui sévit présentement.


« Tout le monde nous connaissait, on connaissait tout le monde. C’est là que je réalise qu’on était pas mal plus aimés qu’on pense. »
Stéphane Jeaurond

«J’étais beaucoup impliqué avec la situation dans laquelle on est. Je travaillais 80 à 100 heures chaque semaine».

M. Jeaurond se dit d’ailleurs à son tour extrêmement reconnaissant de la dose d’amour et de support qui émane de toutes parts et des messages reçus sur les réseaux sociaux depuis le sinistre.

Selon lui, c’est la preuve que la communauté est tissée serrée. «On était sur les lieux [de l’incendie] ce matin. Une dame est passée, elle nous a apporté du café; juste comme ça».

Rappelons que le Marché Lacroix a été la proie des flammes le week-end dernier, alors qu’un brasier s’est déclaré vers 15h30 samedi.

Le commerce, situé aux angles des rues James et Regent, n’a pu être sauvé et est considéré comme une perte totale. Stéphane Jeaurond souligne que l’hypothèse d’un incendie électrique est mise de l’avant pour l’instant.

«C’est une vieille bâtisse. La cause est encore indéterminée, mais on pense que ça serait parti du sous-sol, dans les murs, au plafond. Il y a beaucoup de témoins, on est rassurés que ça ne soit pas criminel ou un accident de travail».

Questionné à savoir si la reconstruction de l’entreprise familiale est dans les plans, M. Jeaurond se montre optimiste, mais ne se donne pas d’échéancier pour l’instant.

«C’est une possibilité, c’est sûr. C’est dans mes plans à travers tout ça, mais une chose à la fois».