Selon la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, les municipalités feront les frais de la légalisation du cannabis.

Les maires des CUPR inquiets

Les maires des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) déplorent un manque de clarté en ce qui concerne la légalisation imminente de la marijuana. Le sujet a été soulevé lors de la réunion régulière, mercredi.

C’est que dans un peu plus de six mois, selon l’échéancier du fédéral fixé au 1er juillet, la marijuana pourra être cultivée et consommée à des fins récréatives. Le projet de loi C-45 sur la légalisation du cannabis a été adopté en deuxième lecture et est présentement devant le Comité permanent de la justice et des droits de la personne.

« Ça s’en vient très vite et je crois que tout le monde est inquiet. Présentement, il y a beaucoup d’inquiétudes et très peu d’information », a souligné le président des CUPR, François St-Amour.

Le principal point soulevé est la répartition des coûts générés par la taxation des produits. En décembre, le gouvernement fédéral a annoncé qu’il accorderait environ 75 % des revenus de la taxe sur la vente du cannabis aux provinces. Toutefois, l’annonce du financement qui sera accordé aux municipalités tarde à être annoncée.

« Les municipalités méritent leur part parce que c’est nous qui allons payer pour les impacts que ça va avoir dans nos villes et villages. Il faudra adopter des règlements et ça demande encore de l’ouvrage de notre administration et de nos officiers de règlement », a souligné la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois.

De son côté, le maire du canton de Russell, Pierre Leroux, a tenu à rappeler qu’aucune municipalité des CUPR ne figure dans les endroits où seront établis les premiers magasins pourvoyeur de cannabis. Actuellement, la province compte ouvrir 40 magasins en 2018. Un total de 150 magasins seront établis d’ici 2020.

« Je peux vous dire que ça s’en vient à Hawkesbury, a souligné Mme Charbebois. On a qu’à regarder le déménagement et l’agrandissement du LCBO (Régie des alcools de l’Ontario) chez nous pour comprendre ».

Le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins est également d’avis que les municipalités doivent obtenir le financement nécessaire notamment pour les services policiers.

« La police sera très occupée avec la légalisation et on sait tous que nous (municipalités) payons la facture qui va sûrement augmenter. J’espère qu’il va y avoir de l’argent qui vient de la province pour payer pour ça ».