Michel Pommainville célèbre des messes dans une église vide mais elles sont diffusées sur le site Facebook de la paroisse Saint-Jacques.
Michel Pommainville célèbre des messes dans une église vide mais elles sont diffusées sur le site Facebook de la paroisse Saint-Jacques.

Les fidèles impatients de retourner dans leur église

Plusieurs citoyens de l’Est ontarien sont impatients de pouvoir remettre les pieds dans leur lieu de culte préféré, témoigne un curé d’Embrun.

«Je prends des marches presque tous les soirs. C’est arrivé à plusieurs reprises que les gens soient sur leurs balcons ou dans leurs cours et me disent à quel point ils ont hâte que l’église rouvre. Ils ont hâte de revenir à la messe», souligne l’abbé de la paroisse Saint-Jacques, Michel Pommainville.

En temps normal, les trois messes présentées à la paroisse Saint-Jacques chaque week-end rassemblent en moyenne entre 400 et 450 personnes. Cela dit, les paroissiens ne sont pas en reste pendant que leur église demeure inaccessible jusqu’à nouvel ordre, rappelle le curé. Comme dans plusieurs autres lieux de culte dans l’Est ontarien, la paroisse Saint-Jacques offre les messes en format virtuel sur sa page Facebook. «Notre cote d’écoute varie. Il y a ceux qui regardent les messes en direct, mais en ajoutant ceux qui ont écouté en rediffusion ou partagé la vidéo, on a atteint plus de 1700 personnes dimanche dernier. J’ai même des amis qui écoutaient la messe en direct de Floride.»

Même si l’engouement des cérémonies en ligne est indéniable, l’abbé Pommainville doute que le service puisse être toujours offert une fois la pandémie terminée, par manque de ressource. «Présentement, c’est un bénévole qui s’occupe de la diffusion en ligne. Il s’est offert pendant que l’église est fermée. Ça reste à voir s’il y a une possibilité de continuer.»

Mais pour l’instant, c’est le statu quo en ce qui a trait aux cérémonies religieuses en personne et dans les lieux de cultes. «On attend des recommandations du diocèse qui lui attend des directives de la Santé publique. Ça s’enchaîne. On a eu des consignes il y a quelques semaines, mais ça va sûrement changer. Pour le moment, on ne peut que faire les étapes de base.» L’abbé souligne que des bénévoles et lui-même s’affairent déjà à installer des distributeurs de désinfectant pour les mains à l’entrée de l’église pour être fin prêts lorsque la province donnera son signal. «On essaie de prévoir les choses. On est choyés parce que l’église est quand même très grande. On va pouvoir accueillir peut-être un peu plus de personnes que les plus petites paroisses.»