Une chaîne connue négocierait avec la municipalité de Russell pour construire et opérer un complexe hôtelier de 60 à 80 chambres au nord du village de Limoges, en bordure de l'autoroute 417. Le projet serait d'une valeur de 7 M$.

Les CUPR veulent faciliter le développement économique

Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) travaillent à mettre sur pied un concept de partenariat pour appuyer le développement industriel et commercial des municipalités.
Le maire de la municipalité de Russell, Pierre Leroux, a fait une présentation au conseil régional, mercredi, en faisant référence au projet PRAP (Prescott-Russell Area Partnership) qui permettrait notamment de financer un projet d'expansion du parc industriel situé près de l'autoroute 417.
Le PRAP, un projet qui est en développement depuis près de trois ans au niveau des CUPR, est un mécanisme d'investissement intermunicipal dont l'objectif est de promouvoir la croissance commerciale et industrielle.
«Le PRAP est en fait une poussée de plus pour faire avancer des projets», a précisé le maire Leroux.
Ce dernier a proposé plusieurs options pour implanter le concept. Celle privilégiée verrait une municipalité investir le plein montant dans un projet industriel ou commercial. Les revenus de taxation générés par le projet demeureraient dans les coffres de la municipalité jusqu'à ce que l'investissement initial soit remboursé.
«Il n'en coûte rien directement au CUPR parce qu'il ne s'agit pas d'un emprunt ni d'une subvention. Ça offre aux municipalités un revenu supplémentaire pour les frais du projet», a expliqué Pierre Leroux.
Un premier projet dans la mire
Le premier projet susceptible de bénéficier du programme serait l'installation des services d'aqueduc et d'égout du parc industriel de la 417.
Le coût du projet est évalué à environ 13,5 millions $. L'investissement de la municipalité et des promoteurs se chiffre a environ 8,5 millions $. Avec le programme PRAP, Russell exigerait donc d'être exempté d'un montant de 5 millions $ en taxe due aux CUPR, ce qui représente le montant additionnel que la municipalité investirait dans le projet. Selon les chiffres présentés par le maire Leroux, la municipalité récupérerait la somme au bout de sept ans et les Comtés unis recevraient ensuite les revenus de taxation.
Le maire d'Alfred-Plantagenet, Fernand Dicaire, estime qu'un tel programme de partenariat serait essentiel pour assurer la compétitivité de la région au chapitre du développement industriel et commercial.
«Si on ne se place pas dans une situation favorisant la croissance, on va rater le bateau. Nous devons démontrer que nous sommes une région progressive», a-t-il fait valoir.
Les maires Guy Desjardins, de Clarence-Rockland, et Jeanne Charlebois, de Hawkesbury, ont demandé un délai afin de permettre à l'administration des CUPR et de leur municipalité respectives d'étudier le projet.