Depuis plus de deux ans, les CUPR tentent de dénouer une impasse dans le dossier des ambulances qui sont régulièrement appelées à intervenir sur territoire de la ville d’Ottawa.

Les CUPR prennent les moyens pour protéger leurs résidents

Éreintés par l’inaction de la province dans le dossier des ambulances, les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) prennent les grands moyens pour protéger les résidents.

Les CUPR ont mandaté, mercredi dernier, le département des Services d’urgence de modifier ses opérations d’ambulances pour les appels provenant de l’extérieur de son territoire.

À la suite des conseils juridiques reçus, et dans le but de maintenir des ressources appropriées d’ambulances terrestres dans Prescott et Russell, les Services d’urgence demanderont désormais aux ambulanciers paramédicaux de signaler la non-disponibilité de leurs véhicules une fois qu’ils ont transféré leur patient à un hôpital hors du territoire. Cela rendra le véhicule indisponible jusqu’à ce que les ambulanciers paramédicaux retournent dans Prescott et Russell.

Une fois de retour dans la zone de service des Comtés unis, l’ambulance et l’équipe seront mis à la disposition du service de répartition.

Rappelons que depuis plus de deux ans, le gouvernement régional tente de dénouer une impasse dans le dossier des ambulances qui sont régulièrement appelées à intervenir sur territoire de la capitale nationale, et ce, au détriment de la population locale.

«Comme nous l’avons souligné à maintes reprises au cours des deux dernières années, nos services d’urgence continuent de faire face à d’importantes difficultés lorsque d’autres municipalités, notamment la ville d’Ottawa, ne parviennent pas à répondre à leurs propres besoins», a déclaré François St-Amour, président des CUPR. Celui-ci ajoute que c’est une question de sécurité puisque la région se retrouve à plusieurs occasions à court d’effectifs ambulanciers. À cela s’ajoute la question financière puisque la ville d’Ottawa n’est pas tenue de rembourser la municipalité régionale pour les services rendus.

«Nos voisins à Ottawa maintiennent leur refus de conclure un accord de récupération des coûts, comme c’est le cas dans plusieurs autres régions de la province, ce qui est permis par la loi provinciale», explique Michel Chrétien, directeurs des Services d’urgence. «Le ministère continue d’ordonner au centre de répartition d’utiliser nos ambulances pour répondre aux appels à l’extérieur de notre collectivité, sans tenir compte des répercussions sur nos résidents.»

Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée sera informé que ce changement entrera en vigueur dans les 60 prochains jours.