La première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a pu échanger avec des résidents à la Résidence Prescott-Russell.

Les CUPR obtiennent 78 nouveaux lits

Lorsqu’elle sera construite, la nouvelle Résidence Prescott-Russell comptera 78 lits de plus pour des soins de longue durée.

C’est qu’a annoncé la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne lors lors d’une visite à la résidence, à Hawkesbury, accompagné de la ministre des Affaires francophones et députée d’Ottawa-Orléans, Marie-France Lalonde. Des maires des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) étaient également présents pour l’occasion.

« C’est une question d’alléger le niveau de stress des familles à travers la province. Nous travaillons pour assurer que les gens puissent obtenir des soins de haute qualité, basés sur leur besoin culturel, quand et où ils en ont besoin », a affirmé Kathleen Wynne.

Rappelons que les Comtés unis de Prescott et Russell avaient fait une demande au mois de mars dernier pour obtenir les lits additionnels avec l’appui du Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) de Champlain.

Ainsi le nombre de lits à la résidence passera de 146 à 224. Il semble donc plus que probable que le nouvel édifice, qui sera construit sur la rue Spence, à Hawkesbury, s’élèvera sur trois étages plutôt que deux.

Pour le président des CUPR, François St-Amour, l’annonce de la province tombe à point alors que le projet de la nouvelle résidence en est à ses premières esquisses.

« C’est vraiment le moment le plus opportun. Comme vous savez, nous planifions actuellement une nouvelle résidence et nous avons un échéancier qui devrait nous amener à 2025 pour le nouvel édifice. Ainsi, on pourra construire sans craindre de devoir ajouter de nouveaux lits par la suite », a affirmé M. St-Amour.

Pour sa part, le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins n’a pas hésité à questionner la première ministre sur le financement des 78 nouveaux lits. Il a également rappelé que la résidence enregistre un manque à gagner chaque année.

« Déjà, cet établissement nous coûte des 1 000 000 $ par année. Si on accueille 78 lits additionnels, ça va nous coûter plus. Est-ce qu’on va obtenir plus d’argent du ministère », a questionné le maire.

La première ministre a souligné qu’il y aura toujours un partage des coûts entre les gouvernements municipal et provincial.

Des lits pour francophones
Signe que les libéraux souhaitent courtiser la population francophone en période électorale, la première ministre a pris soin de mentionner que 500 des 5000 lits qui seront créés d’ici 2022 seront attribués à des résidences offrant des services en français.

« Ça fait partie de mon engagement envers la francophonie en Ontario. Il faut être sûre que nous traitons tout le monde équitablement. Pour les communautés en situation minoritaire aussi il est important d’avoir une lentille pour assurer cette équité ».