Les CUPR souhaitent augmenter le nombre de lits de la nouvelle Résidence Prescott-Russell

Les CUPR espèrent obtenir 78 nouveaux lits

La nouvelle Résidence Prescott-Russell pourrait accueillir de nouveaux lits d’ici 2022. Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) ont déposé leur candidature dans l’espoir d’obtenir 78 des 5000 nouveaux lits en résidence de soins de longue durée que la province créera.

Il s’agit d’une stratégie du ministère de la Santé et des Soins de longue durée pour pallier le vieillissement de la population.

« On sait tous qu’il y a une vague qui s’en vient, ça s’appelle les baby-boomers. Je pense qu’on devrait avoir toute la capacité qu’on peut obtenir », a souligné la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois.

Actuellement, les CUPR offrent 146 lits. La nouvelle résidence comprendra des sections de 32 lits. Au départ, l’idée était de faire une demande pour 14 lits pour amener le total à 160. Le directeur général des CUPR, Stéphane Parisien, a toutefois révisé à la hausse cette demande après avoir obtenu le point de vue du Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) de Champlain.

« Le RLISS nous a dit qu’il y avait définitivement un manque de lits dans l’est des Comtés unis et qu’on devrait plutôt demander 78 lits. Avec cette information-là, ça ne faisait pas de sens de limiter notre demande à 14 lits », a précisé M. Parisien. Il a rappelé qu’en ce moment la liste d’attente pour des lits de soins de longue durée est de 80 personnes et qu’elle augmente chaque année.

De son côté, déplorant un manque à gagner grandissant d’année en année à la Résidence Prescott-Russell, le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, continue de s’opposer à l’ajout de lits.

« On parle déjà d’un déficit d’environ 5,5 millions $. On n’est pas pour ajouter d’autres lits et augmenter les coûts », a déclaré M. Desjardins.

Rappelons que le gouvernement régional embauchera prochainement un consultant pour passer en revue la gestion de la Résidence Prescott-Russell. Une étude sur les coûts de l’ajout éventuel de 78 lits pourra être faite au même moment.

« C’est certain que si on construit pour 160 lits puis qu’on nous demande d’en rajouter 52, il y aura un impact parce qu’on ne parle plus d’une bâtisse à deux étages, mais possiblement trois étages », a affirmé le directeur général. Celui-ci a toutefois tenu à préciser que les CUPR doivent franchir plusieurs étapes et que les 78 nouveaux lits ne sont pas garantis.