Doug Ford, premier ministre ontarien
Doug Ford, premier ministre ontarien

Les cultivateurs franco-ontariens d'accord avec Ford

Les cultivateurs franco-ontariens sont en faveur du projet de loi du gouvernement Ford qui vise à empêcher l’entrée sans autorisation des propriétés agricoles et à assurer la salubrité des aliments.

Le ministre ontarien de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales, Ernie Hardeman, a présenté en début de semaine un projet de loi qui, si adopté, protégera mieux les agriculteurs, leurs animaux, les transporteurs de bétail et l’approvisionnement alimentaire de la province. Il exigera aussi la possession d’une autorisation « préalable explicite » pour accéder à une zone de protection des animaux dans une ferme ou dans une installation de transformation des aliments.

« Interférer avec les activités des fermes, des entreprises de transformation des aliments et des transporteurs de bétail ne représente pas un risque uniquement pour la santé et la sécurité de nos travailleurs du secteur agroalimentaire et des animaux d’élevage, mais compromet également la salubrité des aliments », a expliqué le ministre Hardeman.

Dans un communiqué, l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) s’est jointe à la Fédération de l’agriculture de l’Ontario (FAO) « pour rappeler l’importance de protéger la biosécurité des élevages, l’intégrité du système agroalimentaire et la quiétude des agriculteurs et travailleurs agricoles ».

Actuellement, les pratiques réglementées d’élevage prévoient des zones restreintes d’accès aux animaux et imposent des codes de conduite pour les visiteurs afin de réduire la transmission de maladies et l’exposition des animaux au stress. Le projet de loi ontarien serait plus rigoureux envers ces dispositions, notamment en élargissant les zones de protection des animaux.

Selon la loi actuelle, une personne qui entre sans autorisation sur un terrain agricole désigné peut recevoir une amende maximale de 10 000 $. Si le projet de loi est adopté, le coût lié à l’entrée sans autorisation peut grimper jusqu’à 15 000 $ pour une première infraction, et jusqu’à 25 000 $ pour toute infraction subséquente.

« L’UCFO se réjouit que le projet de loi prévoie des mesures dissuasives plus sévères pour prévenir les intrusions dans les zones de protection des animaux et sur les propriétés agricoles. Le projet de loi prévoit également une protection accrue des agriculteurs et des travailleurs agricoles en facilitant le recours à des poursuites en cas d’entrée sans autorisation et de méfaits sur les propriétés agricoles. »