Le maire Guibord est d'avis qu'un réseau plus accessible de transport en commun à l'intérieur de la municipalité favoriserait l'économie locale.

Les cols bleus de Clarence-Rockland se préparent à la grève

Un scénario de grève devient imminent chez les employés municipaux de Clarence-Rockland. Les négociations qui se sont tenues cette semaine entre la partie syndicale et patronale se sont terminées en queue de poisson. C'est l'impasse et les cols bleus pourraient déclencher une grève générale au cours des prochaines semaines, a appris LeDroit.
«Il y a une intransigeance complète de la part de la municipalité. Nous avons proposé une solution qui pourrait faire bénéficier la municipalité d'importantes économies tout en étant dans l'intérêt des employés de la Ville, mais la Cité de Clarence-Rockland ne veut rien entendre. Il n'y a aucune volonté de la part de la municipalité de négocier», a confié Jean-Marc Bézaire, du Syndicat canadien de la fonction publique.
Les cols bleus de Clarence-Rockland sont sans contrat de travail depuis le début de l'année.
Aussitôt la convention collective échue, les employés municipaux ont donné un mandat de grève à leur syndicat. Un mandat fort et clair, à 87%.
Les syndiqués de la Ville réclament une amélioration au niveau des avantages sociaux. Les salaires ne sont pas le noeud du problème dans ces négociations.
Le maire de Clarence-Rockland estime pour sa part que les négociations se déroulent normalement et dit ne pas vouloir transporter le débat sur la place publique.
«Les négociations vont bon train et on espère en arriver à un consensus qui sera profitable aux deux parties. Ceci dit, la Cité de Clarence-Rockland n'entend pas utiliser les médias pour négocier. Ce n'est pas un moyen honorable (de régler les choses)», a commenté pour sa part le maire Marcel Guibord.
Rencontre avec un médiateur
Une rencontre est prévue le 30 janvier entre les deux parties et un médiateur pour dénouer l'impasse.
Si les cols bleus et la municipalité n'arrivent pas à s'entendre, la grève pourrait bien être la prochaine carte dans le jeu du syndicat, prévient Jean-Marc Bézaire. «La grève devient toujours une possibilité dans l'état actuel.»
M. Bézair persiste à croire qu'il y a ingérence de la part de certains membres du conseil dans les négociations avec la direction de la municipalité. «Les gens avec qui on négocie ont les mains liées. Ils doivent se rapporter au conseil», affirme-t-il.
Le comité de négociation qui représente la partie patronale est cimposé du directeur général de la municipalité Michel Bellemare et l'ex-dg de la Ville, Pierre Tessier, qui agit à titre de consultant.