Le conseil des Comtés unis de Prescott et Russell

Le système de vote inquiète aux CUPR

D’ici dix ans, la municipalité de Russell et la Cité de Clarence-Rockland pourraient obtenir le pouvoir absolu au niveau des voix à la table du conseil des Comtés unis de Prescott et Russell.

C’est une éventualité qu’a évoquée le maire de Russell, Pierre Leroux, alors que les CUPR passaient en revue certains articles du règlement de procédures, mercredi. 

« C’est une section du règlement qui m’inquiète pour être honnête parce qu’essentiellement, avec la croissance concentrée dans l’ouest, l’ouest pourrait contrôler tout dans quelques années », a fait valoir M. Leroux. 

La valeur du vote de chaque membre du conseil des CUPR est déterminée en fonction du nombre d’électeurs inscrits qu’il représente pour un total de 26 votes à la table. Les municipalités obtiennent une voix pour chaque 3000 électeurs inscrits. La Cité de Clarence-Rockland bénéficie de sept voix et la municipalité de Russell possède cinq voix. Ainsi, une majorité de 14 votes est nécessaire pour adopter une résolution. 

« Pour donner un exemple, à ce stade-ci, n’importe quelle option qui implique M. Desjardins (maire de Clarence-Rockland), M. Leroux ou M. St. Amour (maire de la Nation), seul le vote d’un troisième membre du conseil est nécessaire dans un vote enregistrer pour gagner le vote », a précisé le directeur général.

Le maire de Russell a proposé de modifier le règlement de procédures qui mettrait un plafond au nombre de voix accordé aux maires. 

« Je ne crois pas que ce soit la bonne pratique à long terme. Je pense même que c’est une situation dangereuse ou deux municipalités se retrouveraient dans une position de contrôle », a souligné M. Leroux. 

Pour le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins toutefois, le système de vote pondéré est justifié. 

« Qui paye la facture, les municipalités qui ont la population. Gardons ça en tête. Clarence-Rockland paye 28 % du budget des CUPR. Donc, si on paye la plus grande partie de la facture, on devrait avoir un plus grand mot à dire », a-t-il souligné. 

De son côté, le président des CUPR, Gary Barton estime qu’il faut regarder la région dans son ensemble.

« Je comprends que c’est une question de poids et d’argent, mais il faut aussi garder en tête que trois municipalités sur huit pourraient contrôler tous les CUPR, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée », a déclaré M. Barton. 

Alors que les élections municipales s’amènent l’an prochain, le conseil actuel choisira de léguer la question du vote pondéré aux prochains élus. En principe, le nombre de voix devrait d’ailleurs demeurer inchangé du moins pour la prochaine année.