Les résidents de la rue Voisine, à Clarence-Rockland, maintiennent leurs efforts pour protéger leurs résidences.

«Le pire est à venir», prévient le maire de Clarence-Rockland

Remplir, transporter, empiler, surveiller, répéter : c’est devenu la routine de centaines de résidents depuis deux semaines. « Ce n’est pas fini, le pire est à venir », prévient le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins.

Quand tout sera terminé, quand la décrue sera annoncée, il faudra tout ramasser.

« On va avoir besoin de l’aide pour ramasser tous ces sacs-là. Donc ne n’est pas fini, le pire est à venir, parce que là les sacs sont rendus très pesants, pleins d’eau, ça va être de la boue pour aller les chercher, c’est deux fois plus d’ouvrage », a déclaré M. Desjardins lors du passage du ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, à Clarence-Rockland, jeudi.

Selon le maire et le député fédéral de la région, Francis Drouin, l’aide des soldats des Forces armées canadiennes a apporté un grand soulagement aux résidents exténués.

M. Desjardins espère aussi pouvoir compter sur le soutien financier du gouvernement de l’Ontario. En 2017, les inondations avaient coûté 720 000 $. La province avait offert un remboursement de 620 000 $, mais la Cité de Clarence-Rockland avait tout de même dû défrayer 100 000 $ de ses coffres.

En 2017, il en avait coûté 325 000 $ pour ramasser les 125 000 sacs qui avaient été installés. Cette année, le double de sacs ont été posés.

Le ministre provincial des Affaires municipales et du Logement, Steve Clarke, aurait assuré à M. Desjardins qu’il allait l’aider à rembourser les frais. « J’espère que c’est vrai, que les fonds de désastre de l’Ontario seront là pour nous aider encore. Sinon, il faut prendre l’argent de nos projets d’infrastructures, parce qu’on n’a pas les fonds pour ça. »

Le pic constamment retardé

Il y a deux ans, l’état d’urgence avait été maintenu pendant 10 jours.

Cette fois-ci, une semaine après avoir déclaré l’état d’urgence, le maire Desjardins affirme être loin d’y mettre fin.

« On ne sait pas si l’eau va monter ou non. C’est beau de dire qu’on va avoir le pic demain, mais il y a deux semaines, on nous avait dit que le niveau était pour monter de trois centimètres, et que c’était le pic. Ça a monté beaucoup plus depuis ce temps-là. Est-ce que c’est vrai ? On ne le sait pas. Mais on est encore prêts. »