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Les Comtés unis de Prescott et Russell pourraient investir un demi-million de dollars annuellement sur 30 ans pour la construction du nouveau Centre d’accueil Roger-Séguin, à Clarence-Rockland.
Les Comtés unis de Prescott et Russell pourraient investir un demi-million de dollars annuellement sur 30 ans pour la construction du nouveau Centre d’accueil Roger-Séguin, à Clarence-Rockland.

Le nouveau Centre Roger-Séguin recherche du financement

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
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Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) pourraient investir un demi-million de dollars annuellement sur 30 ans pour la construction du nouveau Centre d’accueil Roger-Séguin, à Clarence-Rockland. C’est du moins ce qu’ont demandé les dirigeants du centre actuel aux élus, mercredi matin.

«Votre appui est crucial pour la réalisation de notre projet», a lancé la présidente du conseil d’administration du Centre d’accueil Roger-Séguin (CARS), devant les maires des CUPR réunis en comité plénier. «Sans votre appui, la survie du CARS serait en péril. La survie du centre est essentiellement entre vos mains.»

Le ministère de la Santé et des soins de longue durée de l’Ontario exige que toutes les résidence de soins de longue durée de la province qui ne répondent pas aux normes actuelles aient rénové leurs installations ou aient reconstruit leurs bâtiments d’ici 2025. 

Le CARS, qui compte 113 lits, est à la recherche d’investissements pour financer sa reconstruction afin d’atteindre les niveaux recherchés du Ministère. Le projet du nouvel établissement, qui doit accueillir 128 lits, est estimé à près de 50 millions de dollars. En tenant compte de l‘argent déjà amassé, de l’estimation du prêt accessible et des subventions obtenues, l’administration de l’établissement demande un appui financier de 500 000$ par année aux CUPR et ce, sur pour une période de 30 ans. Cet investissement viendrait combler les 11,7 millions qui manquent pour financer le centre.  

Des maires donnent leur appui 

Alors que les Comtés unis allouent déjà 250 000$ annuellement à l’établissement, ils devraient doubler la mise actuelle. Offrant un service bilingue aux résidents et assurant plusieurs dizaines d’emplois dans la région de Prescott et Russell, certains maires se sont montrés plutôt favorables à accorder le financement demandé. 


« Il ne faut pas seulement regarder ça comme un investissement, mais comme un projet de développement économique. »
Le maire de la Cité de Clarence-Rockland, Guy Desjardins

M. Desjardins indique que le centre est essentiel pour la pérennité des services en français pour la communauté. «On a la chance de sauver une place francophone et qui est reconnue comme tel. Je crois que ça serait une vraie honte de ne pas le supporter.» 

La demande pour des places en centres de soins est d’ailleurs à la hausse dans la région. Pas moins de 80 personnes sont actuellement sur la liste d’attente du CARS. «Je viens de passer à travers ce processus avec mon frère», a raconté le maire de Casselman, Daniel Lafleur. «Malheureusement, la liste d’attente était trop élevée, alors il a fallu qu’on l’installe à Ottawa au lieu de le garder dans nos Comtés. Je suis un fervent défenseur des Comtés unis, gardons nos commerces, gardons nos usines, gardons nos résidences dans notre région.» 

L’administration met les freins 

Pour le directeur général des CUPR, Stéphane Parisien, la demande du CARS est tout à fait légitime, mais de plus amples discussions devraient être menées avant de prendre une décision. «Il y a du mérite dans la demande du CARS. Ce n’est pas une entité qui a la capacité de prélever des taxes comme la Résidence Prescott et Russell. C’est la seule autre résidence charitable des CUPR qui peuvent donner des soins de longue durée. Mais je pense que ce serait trop rapide de prendre une décision dans deux semaines sans impliquer l’administration dans ce dossier, parce que ça ne peut pas être une décision prise seulement au niveau politique.» 

Il indique également qu’une décision précipitée reviendrait à imposer un engagement de financement sur 30 ans aux futurs conseils. «Le CARS, ce n’est pas une institution de la corporation des Comtés unis, ce ne fait pas partie de nos infrastructures. On a des engagements à respecter, on a des projets à réaliser, on a souvent de la difficulté à les faire, on doit souvent faire des coupures au niveau du budget. Je crois qu’à l’interne, on doit avoir une discussion sur nos autres engagements, parce qu’on ne peut pas continuer à ce rythme-là.»  

Les pourparlers sur l’octroi possible du financement devraient se poursuivre le 28 avril prochain, lors de la réunion du conseil. Les membres de l’administration seront alors en mesure de mettre cartes sur table.  

La construction du centre devrait être terminée à la fin de 2023.