Le maire de Casselman, Claude Levac, ainsi que les conseillers Mario Laplante et Marcel Cléroux.

Le maire de Casselman veut un commissaire à l'intégrité

Le maire de Casselman, dans l'Est ontarien, souhaite un commissaire à l'intégrité pour les élus de la Ville. Claude Levac veut instaurer une ligne de conduite qui encadrerait les relations entre les conseillers, envers les employés de la Ville et envers les contribuables. Le tout sous l'égide d'un libre arbitre.
«Se rapporter à un commissaire à l'intégrité serait un geste extraordinaire de transparence», note le maire Claude Levac.
C'est la deuxième tentative du maire Levac en ce sens. Cet été, le maire avait tenté de faire adopter un code d'éthique pour les élus, mais le conseil a majoritairement rejeté la proposition.
«Je reviens à la charge. Je crois que c'est un pas de l'avant d'avoir un code d'éthique», dit-il.
Le maire Claude Levac semble ainsi vouloir ramener une certaine discipline au conseil alors que le torchon brûle avec l'un de ses conseillers, Mario Laplante, notamment.
«Je n'hésiterai pas à intervenir auprès des élus qui ne respecteront pas l'organigramme, les politiques et les lignes de conduite du conseil et les lois provinciales et fédérales», peut-on lire dans un discours qui sera prononcé par le maire Levac à la prochaine réunion du Conseil, dont LeDroit a obtenu copie.
Le maire Claude Levac a récemment fait une sortie publique pour dénoncer les agissements - qu'il qualifie de «mauvais traitement» - du conseiller Laplante envers certains employés municipaux.
Pour sa part, Mario Laplante estime qu'il n'a fait qu'accomplir la tâche pour laquelle il a été élu et accuse le maire et le directeur général de le tenir dans le noir.
«L'éthique c'est très bien et ça en prend. Je ne suis pas contre l'idée d'un code. Mais depuis un certain temps, je me sens mis à l'écart par le maire et le directeur général qui contrôlent l'information. Si ce code m'interdit de parler avec les employés de la municipalité et qu'on ne n'informe pas, comment puis-je prendre des décisions éclairées?» a confié plus tôt M. Laplante.
À la suite de cette sortie, le conseiller Laplante a par ailleurs menacé de poursuivre le maire Claude Levac, ainsi que deux journaux de la région qui ont rapporté les propos du maire, pour diffamation.
LeDroit a tenté de joindre le conseiller Laplante, hier, mais sans résultat.
Sbgauthier@ledroit.com