Le crime recule dans l'Est ontarien

Une baisse de la violence a été remarquée dans l'Est ontarien l'an dernier. La Police provinciale de l'Ontario (PPO) a dévoilé son bilan de l'année 2013 pour le secteur de Prescott, qui regroupe Hawkesbury et les environs, et a enregistré une réduction des crimes violents de plus de 27%. Il s'agit du taux le plus bas de l'histoire du détachement policier.
En 2013, il s'est commis 409 crimes avec violence dans la région, alors que la moyenne pour les cinq dernières années se chiffre à 564.
Le commandant du détachement de la PPO de Hawkesbury, Bryan McKillop, attribue ces résultats à l'approche plus communautaire adoptée par les agents. «Nous nous sommes rapprochés de la communauté pour qu'elle développe ses propres initiatives pour renforcer la sécurité, dit-il. Nous aidons les gens à s'aider eux-mêmes et ça marche. Et ce qui fait toute la différence, c'est que nos agents sont des gens d'ici qui sont proches de leur communauté.»
Par ailleurs, la PPO a vu le nombre de crimes contre la propriété chuter de manière significative dans la région. L'an dernier, 920 de ces crimes ont été rapportés aux autorités pour les secteurs de Hawkesbury, Hawkesbury-Est, d'Alfred-Plantagenet et de Champlain, alors que la moyenne pour les cinq dernières années est de 1240 crimes. Ça représente une diminution d'environ 25%.
L'an dernier, le taux de résolution des crimes violents et contre la propriété du détachement de Hawkesbury était de plus de 52%, l'une des meilleures performances de l'est de l'Ontario, indique le rapport fourni par le détachement.
Un bémol: la drogue
Le portrait s'assombrit par contre en ce qui a trait aux délits entourant la drogue, particulièrement pour la ville de Hawkesbury. Une augmentation de plus de 41% des arrestations concernant les crimes mineurs liés à la drogue a été enregistrée l'an dernier. En 2013, 145 crimes relatifs aux substances illicites ont été répertoriés à Hawkesbury contre 103 en moyenne lors des 5 dernières années.
La PPO dit avoir les conducteurs avec les facultés affaiblies dans sa mire et a resserré la surveillance à ce niveau, ce qui s'est traduit par une diminution générale des arrestations, comme quoi le message commence à passer, note le commandant.
«On cherche toujours plus les conducteurs avec les facultés affaiblies, mais on les trouve moins», constate Bryan McKillop.