Les écoles francophones de Prescott et Russell pourront compter sur les services du Centre de services à l’emploi pour entre autres prévenir le décrochage scolaire et l’exode rural.

Le Centre de services à l’emploi dans les écoles francophones de Prescott et Russell

Les élèves francophones des écoles catholiques et publiques de Prescott et Russell pourront maintenant profiter des services du Centre de services à l’emploi (CSEPR). Une initiative de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et un financement fédéral permettront l’ouverture de bureaux satellites du Centre dans les écoles.

Cette nouvelle offre aidera notamment à prévenir l’exode rural des jeunes de la région, croit la directrice générale du CSEPR, Caroline Arcand. 

Bien qu’il soit trop tôt pour déterminer quel sera l’impact de la présence accrue du CSEPR dans les écoles, un des objectifs sera de « faire la prévention du décrochage, la prévention de l’exode et de toutes sortes de problèmes socio-économiques auxquels un bon nombre de jeunes font face dans la région de Prescott-Russell ». 

L’exode rural des jeunes contribue à la pénurie de main-d’œuvre à laquelle fait face la région de l’Est ontarien actuellement. « Souvent, on remarque que les jeunes ne sont pas conscients du marché du travail dans leur région. »

Même si les employés du CSEPR n’ont pas la compétence au niveau de l’éducation, ils pourront pour le moins prêter main-forte au personnel scolaire. 

« On connaît les tendances sur le marché du travail, la réalité, les opportunités d’avenir, les emplois à la mode et les besoins des employeurs dans notre région. On est capable de renseigner les jeunes et de leur donner des perspectives nouvelles par rapport aux opportunités qui s’offrent à eux. »

Par ailleurs, aux dires de certains intervenants du milieu académique, il peut parfois être intimidant de se présenter dans un « bureau plus corporatif, ouvert de 8 h 30 à 16 h 30 ». 

« Nous, en ayant un pied dans chacune des écoles, on est accessible. C’est dans leur environnement, c’est moins impressionnant, et on s’adapte plus à leurs besoins. (...) Le fait d’avoir un bureau aménagé plutôt que de les rencontrer sur un coin de table dans la cafétéria, par exemple, ça donne un point repère aux étudiants », souligne Mme Arcand.  

Les bureaux satellites permettront aussi aux jeunes de vivre des expériences via le Labo de Carrières virtuelles. 

Éventuellement, le CSEPR souhaite pouvoir développer et piloter ce type de projet dans les écoles anglophones de la région. 

La subvention de 20 000 $ pour la réalisation de ce projet a été remise dans le cadre du programme Effet multiplicateur de l’AFO par l’entremise, entre autres, d’un financement fédéral. Des ressources humaines seront mobilisées dans les écoles, aux bureaux satellites, selon des horaires spécifiques. 

Le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et le Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) sont tous deux partenaires du projet.