L’église St-Bernard de Fournier

L’avenir de l’église de Fournier toujours incertain

Un peu plus d’un an après l’annonce de sa fermeture éventuelle, l’avenir de l’église St-Bernard de Fournier demeure toujours incertain.

Rappelons que l’an dernier, dans le cadre des célébrations du 150e de la paroisse, des paroissiens avaient entrepris des démarches afin que l’église soit désignée bien patrimonial. De fait, une résolution concernant l’église était à l’ordre du jour de la réunion, mais celle-ci a été remise à une date ultérieure.

Bien que le processus de désignation suive toujours son cours, le maire de La Nation, François St. Amour émet des réserves quant à une réponse positive du ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport.

« Il est possible qu’on ait à revoir la procédure utilisée pour la déclarer bien du patrimoine, a indiqué M. St. Amour. D’après des renseignements que j’ai pu obtenir, nous n’avons peut-être pas suivi exactement les procédures aux détails près. C’est à réétudier encore », a indiqué le maire, interrogé après la réunion ordinaire du conseil, lundi soir.

La désignation de bien patrimonial est un règlement produit par le conseil municipal qui sert à protéger les attributs patrimoniaux des biens ayant une valeur ou un caractère sur le plan du patrimoine culturel. La désignation est obtenue à la suite d’un processus d’identification, d’évaluation et de définition des biens selon les critères établis par la Loi sur le patrimoine de l’Ontario.

Une annonce malhabile
Le maire de La Nation déplore toujours la manière dont les choses ont évolué dans ce dossier à commencer par le moment choisi par le diocèse pour annoncer la fermeture prochaine de l’église.

« Je n’aime pas comment ça a été fait. On a annoncé la fermeture alors que l’église célébrait son 150e anniversaire. Tout d’un coup, on ferme l’église, sans avis, sans consultation du public. Ils auraient pu faire mieux en consultant leurs paroissiens », d’ajouter le maire.

Un sursis
Peu importe si l’église obtient une désignation, le maire précise que la balle est dans le camp du diocèse.

« Patrimoine ou non, il faudra prendre une décision tôt ou tard. On attend l’information du diocèse. Peut-être ils vont offrir un certain nombre d’années de garantie que la paroisse demeurera ouverte », d’ajouter M. St. Amour.

Par le passé, Mgr Daniel Berniquez, vicaire épiscopal, avait laissé entendre que la fermeture serait repoussée de deux à trois ans.