La pandémie complique la tâche des responsables des scouts de l'Est ontarien qui peinent à trouver des locaux.
La pandémie complique la tâche des responsables des scouts de l'Est ontarien qui peinent à trouver des locaux.

La saison des scouts se fait attendre

Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
La saison de scouts tarde à se mettre en branle dû à la pandémie de la COVID-19. Les scouts de la 58e, regroupant des participants de tout l’Est ontarien, sont à la recherche de solutions afin de reprendre leurs activités dans les prochaines semaines.

La saison des scouts s’entame habituellement au début du mois de septembre. « Là, on ne sait pas», s’inquiète la présidente des scouts de la 58e, Johanne Groulx, toujours à la recherche des locaux pour héberger ses troupes. «On nous a dit que les salles communautaires seraient peut-être disponibles à la fin septembre, mais en ce moment rien n’est ouvert au public. On est encore dans le peut-être», souligne-t-elle.

Par contre, nul besoin de s’alarmer. La saison du scoutisme aura bel et bien lieu. La forme qu’elle prendra cependant n’est pas encore complètement définie. «En ce moment, tout est mis en place pour que ça fonctionne. Mais comme tout le monde, on a peur d’une deuxième vague. Si jamais on retourne en isolement, là j’ai peur que malheureusement l’année scoute ne se termine-là. C’est une des grandes incertitudes», ajoute la présidente.

«On ne sait pas comment ça va se dérouler. Malheureusement, on n’a pas de boule de cristal pour pouvoir prédire», précise pour sa part le commissaire du District des Trois Rives de l’Association des scouts du Canada, Jean François LaBrosse. «Tout le monde travaille à trouver des solutions.»


« Les jeunes ont hâte que ça recommence. »
Johanne Groulx

Selon le commissaire, la situation est extrêmement différente selon la région d’activité. «C’est très aléatoire, des groupes m’ont mentionné qu’ils ne vont pas reprendre pour la période de l’automne, mais j’ai déjà reçu des plans de reprises d’activités pour certains autres groupes. Donc c’est un peu un méli-mélo.» 

Pour les troupes qui débuteront ultérieurement cet automne, les activités extérieures seront de mise. «À l’air frais, il y a encore des contraintes, mais on a un peu plus de liberté», ajoute M. LaBrosse. Bien conscient qu’une fois l’hiver arrivée, la situation sera d’autant plus complexe, le commissaire est optimiste que la saison pourra tout de même se dérouler rondement une fois qu’elle sera bel et bien entamée. «Je pense qu’on va voir une recette hybride de rencontres virtuelles pour l’hiver, de présentiels et d’activités moins hebdomadaires, mais plus périodiques et soutenues.»

Même si le recrutement de nouveaux membres n’est pas possible dans son secteur cette année dû aux mesures de distanciation et mesures sanitaires, Mme Groulx souligne que tous ses jeunes scouts de l’an dernier seront de retour cette année, au grand bonheur de ses animateurs.

«Les jeunes ont hâte que ça recommence. Même chose du côté des animateurs. J’ai une excellente équipe d’animation. Je suis gâtée.»